au commerce — tels qu’un prêt, le versement de l’*arsh* (indemnité pour blessure), un homicide involontaire ou une usurpation — son cas est alors traité comme celui d’un esclave frappé d’incapacité.
Abû al-Khaṭṭâb et d’autres estiment qu’aucune reconnaissance n’est valable avant l’autorisation du maître.
Le Qâḍî ajoute : « Lorsqu’il reconnaît une dette née de son activité commerciale, cette dette ne lui est pas imputée, car il y est autorisé. » Les auteurs ont ensuite exposé la divergence avec Abû Ḥanîfa, lequel considère qu’elle « reste suspendue à sa *raqaba* (sa personne) ».
Le Qâḍî poursuit : l’affaire relève du même régime que pour l’esclave mis sous tutelle, et l’on rapporte à ce sujet deux versions :
1. Elle s’attache à sa *ḏimma* (patrimoine juridique) et l’on pourra le poursuivre après son affranchissement ;
2. Elle s’attache à sa *raqaba* (sa personne). Dans aucune version, toutefois, la dette ne pèse sur le maître.
Le Qâḍî justifie cela en disant : « Il a reconnu un droit lié à une destruction de biens qui grève sa propre responsabilité, tout comme s’il admettait avoir défloré une vierge avec son doigt. »
Shaykh Taqî ad-Dîn commente : « Ces propos appellent deux réserves :
1. Le Qâḍî a rangé le prêt parmi les dettes étrangères au commerce, ce qui contredit tant le présent ouvrage que d’autres.
2. Il a assimilé la dette contractée sans autorisation à la situation de l’esclave sous incapacité et, pour ce dernier, il a cité deux versions, dont l’une fait dépendre la dette de sa *raqaba*. Or ces deux versions concernent les dettes issues d’opérations attestées du mineur protégé. Quant à ce qu’il reconnaît lui-même sans que le maître ne l’appuie ni qu’une preuve ne l’établisse, cela ne grève pas sa personne. En revanche, toute atteinte qu’il cause aux vies ou aux biens s’attache bien à sa *raqaba* ; l’autre version à ce sujet est singulière.
En réalité, le Qâḍî ne visait que les dettes nées d’opérations commerciales — ainsi qu’il ressort du présent ouvrage et d’autres — à moins qu’il n’entende par « prêt » une somme étrangère au commerce ou excédant la limite d’autorisation. Fin de citation.
التجارة ــ كالقرض وأرش الجناية وقتل الخطأ والغصب ــ فحكمه حكم العبد المحجور عليه.
وقال أبو الخطاب وغيره: لم يصح قبل الإذن.
قال: ولا يلزم إذا أقر بدين من جهة التجارة، لأنه مأذون فيه، ونصبوا الخلاف مع أبي حنيفة في قوله: معلق برقبته.
وقال القاضي: فحكمه حكم العبد المحجور عليه، وفيه روايتان:
إحداهما: يتعلق بذمته ويتبع به بعد العتق.
والثانية: برقبته، ولا يتعلق ذلك بذمة السيد رواية واحدة، واستدل القاضي بأنه أقر بحق يتعلق بإتلاف يثبت في ذمته، كما لو أقر أنه أفضى امرأة بكرا بإصبعه.
قال الشيخ تقي الدين: هذا الذي قاله فيه نظر من وجهين:
أحدهما: جعله القرض من ديون غير التجارة، وهو خلاف ما في هذا الكتاب وغيره.
الثاني: أنه جعله فيما لم يؤذن له كالمحجور، وجعل في المحجور روايتين، إحداهما: يتعلق برقبته، والروايتان فيما ثبت من معاملة المحجور عليه، فأمَّا ما أقر به هو ولم يصدقه السيد ولا قامت به بينة فإنه لا يثبت في رقبته، وجنايته على النفوس والأموال تتعلق برقبته، والرواية الأخرى فيها غريبة، وما قصد القاضي إلا ديون المعاملة، كما في هذا الكتاب وغيره، إلا أن يريد القاضي بالقرض مالا تعلق له بالتجارة، وما زاد على قدر الإذن. انتهى كلامه.