immédiatement également, et le bénéficiaire de l’aveu n’est pas habilité à faire grâce quant à la *raqaba* (la personne) de l’esclave. On agit ainsi afin d’éviter qu’une somme d’argent ne soit imposée à la charge d’autrui. D’après le sens apparent des propos d’al-Khiraqî, l’aveu est, là aussi, exécuté sans délai.
Shaykh Taqî ad-Dîn rapporte — après avoir cité l’opinion d’Ibn ʿAqîl et d’Abû al-Khaṭṭâb — que le Qâḍî a tenu les mêmes propos à propos de l’aveu d’une femme en matière de mariage, et qu’ils s’en sont prévalus. C’est également la position des trois imâms, car, en réalité, il s’agit d’un bien : c’est la contre-partie financière de l’un des deux types de *qiṣâṣ* (la loi du talion). L’aveu en est donc valable, tout comme pour ce qui est en-deçà de l’homicide.
Il ajoute : « Ainsi, le premier argument se trouve réfuté ; de plus, l’aveu du maître pour son esclave n’étant pas valide, si l’on n’acceptait pas l’aveu de l’esclave lui-même, l’affaire resterait sans issue. Quant à la remise de la peine de *qawad* sur la personne de l’esclave ou sa conversion en argent par le bénéficiaire de l’aveu, certains auteurs de l’école l’ont mentionnée, d’autres non. Shaykh Muwaffaq ad-Dîn a étudié la question et a déclaré : “Il conviendrait…”. Les partisans de la première opinion l’ont motivée par le soupçon que l’esclave pourrait avouer en faveur de quelqu’un qui le gracierait moyennant une somme d’argent, de sorte que sa personne deviendrait un bien et qu’il s’affranchirait ainsi de son maître. » ⦗an-Nukat ʿalā al-Muḥarrar : 2/382⦘
1565 – Lorsque l’esclave reconnaît une atteinte aux biens :
– Ibn Mufliḥ dit : (dans sa remarque (1) : « On lui coupe la main pour vol sur-le-champ »).
L’imâm Aḥmad l’a explicitement affirmé dans la version rapportée par Muhannâ, comme on l’a vu plus haut. Dans al-Mughnî, on lit : « Il se peut toutefois que l’amputation ne soit pas requise, en raison d’un doute ; tel est l’avis d’Abû Ḥanîfa, car, pour cet objet, le statut juridique de “chose volée” n’a pas été établi, et la peine ne saurait donc être appliquée. »
Et le Qâḍî a déclaré : « Lorsque l’esclave autorisé à commercer reconnaît une dette qui lui incombe et qui n’est pas liée à… »
(1) C’est-à-dire : l’auteur du Muḥarrar.
في الحال أيضا، وليس للمقر له العفو على رقبة العبد».
لئلا يفضي إلى إيجاب مال في حق غيره، وظاهر كلام الخرقي أنه يؤخذ به في الحال أيضا.
وذكر الشيخ تقي الدين ــ بعد حكاية قول ابن عقيل وأبي الخطاب ــ: أن القاضي قاله في ضمن مسألة إقرار المرأة بالنكاح، واحتجَّا به، وهو مذهب الأئمة الثلاثة، ولأنه مال في المعنى لأنه مال لأحد نوعي القصاص فصح إقراره به كما دون النفس.
قال: وبهذا ينتقض الدليل الأول، ولأن إقرار مولاه عليه به لا يصح، فلو لم يقبل إقراره لتعطل، وعفو المقر له بالقود على رقبة العبد أو على مال ليس له= من الأصحاب من ذكره، ومنهم من لم يذكره، والشيخ موفق الدين تفقه فيه فقال: وينبغي، وقد علَّلوا القول الأول بأنه متهم في أن يقر لمن يعفو على مال فيستحق رقبته ليخلص من سيده) [النكت على المحرر: ٢/ ٣٨٢].
١٥٦٥ - إقرار العبد بالجناية على الأموال:
- قال ابن مفلح: (قوله (١): «ويقطع للسرقة في الحال».
نصَّ عليه في رواية مهنا لما تقدم، قال في «المغني»: ويحتمل أن لا يجب القطع؛ لأن ذلك شبهة، وهو قول أبي حنيفة؛ لأن هذه العين لم يثبت حكم السرقة فيها فلم يثبت القطع.
وقال القاضي: إذا أقر العبد المأذون له بحق لزمه مما لا يتعلق بأمر
(١) أي: صاحب «المحرر».