De même, si quelqu’un achète une maison et que celle-ci se révèle grevée d’un droit antérieur, il peut se retourner contre le vendeur au titre de la garantie d’éviction (*darak*). Mais s’il a d’abord reconnu que la maison appartenait au vendeur, puis l’a achetée, en a pris possession et qu’elle fait ensuite l’objet d’une revendication, il ne peut plus rien exiger du vendeur.
Le Qâḍî rapporte ces propos dans al-Taʿlîq, ainsi que dans al-Mustawʿib et ailleurs.
Shaykh Muwaffaq ad-Dîn dit : « On peut rattacher cette question au cas où l’on reconnaît un droit en faveur d’une personne qui n’est pas héritière puis qui le devient ; celui qui valide l’aveu dans ce premier cas le validera également ici, et celui qui l’y invalide l’invalidera de même ici. »
Et son analyse est juste.
Shaykh Taqî ad-Dîn ajoute : « Les paroles du Qâḍî, qu’il a tirées des propos de l’Imâm Aḥmad, n’impliquent le refus d’admettre l’aveu que lorsqu’il existe déjà un héritier. Quant à celui qui n’a pas d’héritier et qui reconnaît l’existence d’un héritier, l’Imâm Aḥmad, selon les deux versions, a clairement indiqué que sa parole est recevable. Et pour celui qui assimile cet aveu à un legs (1), l’affaire peut alors être rapportée à deux versions. » Fin de sa citation. ⦗an-Nukat ʿalā al-Muḥarrar : 2/380-381⦘
1564 – Lorsque l’esclave reconnaît encourir le *qawad* (la peine de rétribution) pour homicide :
– Ibn Mufliḥ dit : « Dans ses propos (2) : “Et Ibn ʿAqîl et Abû al-Khaṭṭâb ont dit : on tient compte de cet aveu…” »
(1) Dans la marge des Nukat, dans la note d’Ibn Shaykh al-Salamiyya citant le cheikh Taqi al-Din : « Et l’une des raisons avancées est qu’il est comparable à une wasiyya (testament) ». (2) Autrement dit, l’auteur du al-Muḥarrar. Voici le passage complet : « Et si l’esclave reconnaît un ḥadd, un qud (condition), un ṭalāq ou un engagement analogue, cela est valable et doit être mis en œuvre immédiatement, sauf pour le qud al-nafs (condition portant sur sa propre personne), qui s’applique après l’affranchissement. Il l’affirme expressément, et Ibn Aqil comme Abû al-Khaṭṭāb ont également émis cet avis… ».
وكذلك لو اشترى إنسان داراً فاستحقت كان له الرجوع على البائع بالدرك، ولو أقر بأن الدار للبائع ثم اشتراها وقبضها منه ثم استحقت لم يرجع عليه بشيء.
ذكر هذا الكلام القاضي في «التعليق»، وذكره أيضا في «المستوعب» وغيره.
قال الشيخ موفق الدين: ويمكن بناء هذه المسألة على ما إذا أقر لغير وارث ثم صار وارثا، فمن صحَّح الإقرار ثَمَّ صحَّحه ههنا، ومن أبطله أبطله.
وما قاله صحيح.
وقال الشيخ تقي الدين: كلام القاضي الذي أخذه من كلام الإمام أحمد إنما يقتضي المنع إذا كان له وارث، فأما من لا وارث له إذا أقر بوارث فقد نصَّ الإمام أحمد في الروايتين على قبول قوله، ومن قال بأنه كالوصية (١) فقد يخرج هذا على روايتين. انتهى كلامه) [النكت على المحرر: ٢/ ٣٨٠ - ٣٨١].
١٥٦٤ - إذا أقر العبد بقود النفس:
- قال ابن مفلح: (قوله (٢): «وقال ابن عقيل وأبو الخطاب: يؤخذ به
(١) في هامش «النكت»: (في نكت ابن شيخ السلامية عن الشيخ تقي الدين: «ومن علل بأنه كالوصية»).
(٢) أي: صاحب «المحرر»، وتمام كلامه: (وإذا أقر العبد بحد أو قود أو طلاق ونحوه صح، وأخذ به في الحال إلا قود النفس، فإنه يتبع به بعد العتق، نص عليه، وقال ابن عقيل وأبو الخطاب ... ).