la guérison n’est pas de son fait. Le Qâḍî distingue en effet, pour suspicion de collusion, le cas du divorce : il suppose que les deux époux se sont concertés. Or, ce motif n’existe pas lorsque le mariage se trouve dissous indépendamment de son action, ni lorsqu’il prononce un triple divorce, ni lorsque le mari qui répudie est un safîh (dépensier incapable). Il en résulte, pour ces deux questions, trois avis différents. Fin de sa citation. ⦗An-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar, 2/374⦘
1561 – Lorsqu’un homme, dans sa maladie mortelle, reconnaît une dette à la fois envers un héritier et un tiers :
– Ibn Mufliḥ dit : (Son propos (1) : « S’il reconnaît une dette due à un héritier et à un non-héritier, il n’est tenu que pour la part du non-héritier. »)
C’est l’opinion retenue dans l’école, comme si l’aveu avait été formulé en deux expressions distinctes.
Le Qâḍî commente : « Cette position repose sur notre principe de la “ventilation du contrat” dans la vente lorsque l’ambiguïté est absente ; à plus forte raison convient-il de ventiler dans l’aveu, où une part d’incertitude subsiste. »
Abû al-Khaṭṭâb et nombre de maîtres rapportent néanmoins un avis selon lequel l’engagement n’est ni obligatoire ni valide, en se fondant sur ce même principe de ventilation du contrat ; et le Qâḍî rapproche la validité de l’aveu de celle du legs testamentaire.
Shaykh Taqî ad-Dîn ajoute : « La dissociation des deux parts fait donc l’objet d’un consensus. Ainsi, si l’on reconnaît une dette envers un tiers et envers son propre esclave, l’aveu est valable pour la part du tiers ; cela aussi est rapporté comme unanime.
De même, s’il reconnaît la propriété d’une outre de vin et d’une outre de vinaigre, l’une lui appartenant, l’autre appartenant à autrui, la validité pour la part d’autrui est également donnée pour consensuelle. »
Dans al-Mughnî, l’invalidité a été comparée au témoignage rendu en faveur de son fils conjointement à un tiers ; mais on objecte que l’aveu est plus fort, raison pour laquelle la probité n’est pas exigée ici.
Et si l’on reconnaît quelque chose dont on tirerait un profit, tel que l’affirmation de la parenté d’un homme aisé, l’aveu est accepté ; cette distinction, à
(1) C'est-à-dire : l'auteur d'al-Muharrar.
البرء ليس من فعله، وقد فرق القاضي بالتهمة في الطلاق بأن يكونا قد تواطآ على ذلك، وهذه العلة منتفية فيما إذا انفسخ النكاح بغير فعله، وفيما إذا طلقها ثلاثا، وفيما إذا كان الزوج المطلق سفيها، فيخرج في المسألتين ثلاثة أوجه. انتهى كلامه) [النكت على المحرر: ٢/ ٣٧٤].
١٥٦١ - إذا أقر في مرض موته بدين لوارث وأجنبي:
- قال ابن مفلح: (قوله (١): «وإذا أقر بدين لوارث وأجنبي لزمه في حصة الأجنبي».
هذا هو المنصور في المذهب، كما لو كان الإقرار بلفظين.
قال القاضي: وهذا بناء على أصلنا في تفريق الصفقة في البيع مع انتفاء الجهالة فيه، فأولى أن يفرق في الإقرار مع دخول الجهالة فيه.
وذكر أبو الخطاب والأصحاب قولا بعدم اللزوم والصحة، أخذا من تفريق الصفقة، وقاس القاضي الصحة على الوصية.
قال الشيخ تقي الدين: فكان التفريق بينهما محل وفاق، ولو أقر لأجنبي ولعبده بدين فإنه يصح في حصة الأجنبي، ذكره محل وفاق.
ولو أقر بزق خمر، وبزق خل، وبملكه وبملك غيره، ذكره محل وفاق.
وقاس في «المغني» عدم الصحة على شهادته لابنه وأجنبي، وفرَّق بأن الإقرار أقوى، ولذلك لا تعتبر فيه العدالة.
ولو أقر بشيء له فيه نفع كالإقرار بنسب موسر قبل، وهذا الفرق على
(١) أي: صاحب «المحرر».