1560 – Si, durant sa maladie mortelle, un homme reconnaît devoir une somme à son épouse, la répudie ensuite par un divorce définitif, puis l’épouse de nouveau : – Ibn Mufliḥ dit : (Son propos (1) : « S’il reconnaît une dette à sa femme, la répudie, puis l’épouse de nouveau, son aveu n’est pas valable. ») Shaykh Taqî ad-Dîn commente : « La différence entre ce cas et celui où l’on fait une donation gratuite pendant la maladie mortelle est manifeste ; c’est semblable à quelqu’un qui reconnaît une dette, recouvre la santé, puis retombe malade. Il en va de même de celui qui fait un don à son frère, puis se trouve écarté de l’héritage par la naissance d’un fils, lequel meurt ensuite. » Fin de citation. Le fond de la question est qu’il a reconnu une dette en faveur d’un héritier alors qu’il était à l’agonie ; c’est comme s’il ne l’avait pas répudiée. Le Qâḍî a dit : « Imâm Aḥmad – selon la version rapportée par Ibn Manṣûr – a fait allusion au cas d’un homme qui, malade, reconnaît une dette à une femme, l’épouse ensuite, puis meurt tandis qu’elle est héritière : l’aveu est recevable, car il l’a formulé alors qu’elle n’était pas son épouse, à moins qu’il ne s’agisse d’une taljiʿa (subterfuge frauduleux). » Ainsi, il a validé l’aveu (2) ; il en découle que, si elle avait déjà été héritière, l’aveu n’aurait pas été valable. Tel est également l’avis d’Abû Ḥanîfa. Muḥammad ibn al-Ḥasan, pour sa part, considère l’aveu recevable ; et s’il guérit de cette maladie, l’épouse ensuite puis meurt, l’aveu est, d’après l’accord rapporté par le Qâḍî, considéré comme valable. Shaykh Taqî ad-Dîn ajoute : « On a tiré l’avis de l’Imâm Aḥmad par inversion de son argumentation, alors qu’il se peut que, pour lui, la décision repose ici sur un autre motif. En outre, son énoncé – “Il a reconnu en sa faveur alors qu’elle n’était pas son épouse” – peut vouloir dire qu’elle ne l’était pas pendant une partie du temps de l’aveu. Suivre son raisonnement impliquerait donc que, s’il guérit puis l’épouse, l’aveu serait également nul, même si…»
(1) C’est-à-dire : l’auteur d’al-Muharrar. (2) Dans la marge d’al-Nuqat : (dans un exemplaire portant la marge originelle, il avance comme motif qu’elle n’était pas héritière au moment de la reconnaissance).
١٥٦٠ - إذا أقر لامرأته بدين في مرض موته ثم أبانها، ثم تزوجها: - قال ابن مفلح: (قوله (١): «ولو أقر لها بدين ثم أبانها، ثم تزوجها لم يصح إقراره». قال الشيخ تقي الدين: الفرق بين هذه وبين أن يتبرع في مرضه ظاهر، بمنزلة أن يقر ثم يصح ثم يمرض، ونظيرها أن يتبرع لأخيه، ثم ينحجب بولد يولد له، ثم يموت الولد. انتهى كلامه. ووجه المسألة أنه أقر لوارث في مرض الموت، أشبه ما لو لم يبنها. قال القاضي: أومأ إليه أحمد ــ في رواية ابن منصور ــ فيمن أقر في مرضه لامرأة بدين، ثم تزوجها، ثم مات وهي وارثة: يجوز، هذا أقر لها وليست له بامرأة، إلا أن يكون تلجئة. فقد أجاز الإقرار (٢)، فاقتضى أنها لو كانت وارثة لم يصح، وبهذا قال أبو حنيفة، وقال محمد بن الحسن: إقراره جائز، فإن برأ من ذلك المرض ثم تزوجها ثم مات صح الإقرار وفاقا، على ما ذكره القاضي. قال الشيخ تقي الدين: أخذ مذهب الإمام أحمد من عكس علته، وقد يكون الحكم ثابتا في هذه الصورة لعلة أخرى عنده، ثم قوله: «أقر لها وليست له بامرأة» قد يراد به ليست امرأة في بعض زمان الإقرار، ثم الأخذ بتعليله يقتضي أنه إذا صح ثم تزوجها يكون الإقرار أيضا باطلا، وإن كان
(١) أي: صاحب «المحرر». (٢) في هامش النكت: (في نسخة بهامش الأصل: وجعل العلة فيه أنها لم تكن وارثة حين الإقرار).