car il s’agit de l’aveu d’un droit dont la cause est déjà accomplie et dont on ne sait pas qu’il ait été acquitté ; cela ressemble au cas de celui qui achète un esclave à son héritier et reconnaît ensuite au vendeur un prix équivalent.
Il a toutefois été dit que cet aveu n’est pas valable ; c’est l’avis rapporté dans ar-Riʿâya, puis cité à titre d’opinion dans al-Muḥarrar : le motif d’invalidité serait que l’aveu profite à un héritier. Tel est l’avis d’al-Shaʿbī et de l’auteur d’al-Muḥarrar, qui suit ici le Qâḍî ; c’est aussi le sens de ses propos dans al-Mustawʿab.
Le Qâḍî a ajouté : « Si l’homme reconnaît à son épouse la dot (*ṣadâq*), Abû Ṭâlib rapporte ce qui suit de lui : lorsqu’en phase terminale il déclare devoir à sa femme un *ṣadâq* d’un millier de dirhams, et qu’elle produit des témoins établissant effectivement ce millier, son aveu en sa faveur n’est pas recevable, car il se peut que sa dot soit moindre. À défaut de témoins, on retiendra la dot usuelle des femmes de son rang si elle est connue ; sinon, la somme sera prélevée sur le tiers de l’héritage. »
Ainsi, il affirme expressément que l’aveu relatif au *ṣadâq* n’est pas admis de façon absolue ; n’est accepté que ce qui coïncide avec le *mahr al-mithl* (dot usuelle), ce droit résultant du contrat de mariage et non de l’aveu. Si le *mahr al-mithl* ne peut être établi, on imputera la somme au tiers de la succession. Les transmissions divergent toutefois sur le montant de la dot. Abû al-Hârith rapporte que l’on retient le *mahr al-mithl*, parce qu’il s’agit d’une contre-partie consentie durant la maladie mortelle, assimilable au prix d’une vente ; on ne l’impute donc pas au tiers, puisqu’il ne s’agit pas d’un legs à un héritier.
Abû Ṭâlib, pour sa part, estime que la somme doit provenir du tiers, car tout excédent au-delà du *mahr al-mithl* représente une faveur sans contre-partie ; or une telle faveur est, dans ce domaine, limitée au tiers, et il en va de même ici.
Shaykh Taqî ad-Dîn a ainsi retranscrit les propos du Qâḍî puis a ajouté : « D’après la version rapportée par Abû Ṭâlib, lorsqu’on ignore le *mahr al-mithl*, la somme reconnue est imputée au tiers : nous sommes certains que l’épouse a droit à une dot, et nous ne pouvons donc annuler l’aveu ; mais nous ne savons pas que la totalité lui soit due. Il en est comme d’un legs qu’il aurait la faculté de faire, puisqu’il n’existe aucun autre moyen de le déterminer. Ce legs est alors limité au tiers, parce qu’on ne le tient pas pour véridique lorsqu’il favorise un héritier. » Fin de citation. ⦗an-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar : 2/372-373⦘
لأنه إقرار بما تحقق سببه ولم يعلم البراءة منه، أشبه ما لو اشترى عبدا من وارثه فأقر للبائع بثمن مثله.
وقيل: لا يصح، ذكره في «الرعاية»، ثم ذكر ما في «المحرر» قولا، فيكون وجه عدم الصحة أنه أقر لوارث، وهو قول الشعبي وصاحب «المحرر» تبع القاضي، وهو معنى كلامه في «المستوعب».
قال القاضي: وأما إذا أقر لزوجته بالصداق فنقل أبو طالب عنه: إذا أقر عند موته أن لامرأته عليه صداق ألف درهم، تقيم البينة أن لها صداق ألف درهم، لا يجوز إقراره لها، لعل صداقها أقل، فإن لم يكن لها بينة فصداق نسائها إذا كان ذلك يعرف، فإن لم يعرف ذلك يكون ذلك من ثلثه.
قال: فقد نص على أنه لا يقبل إقراره بالصداق على الإطلاق، وإنما يقبل ما صادف مهر المثل، لأن ثبوته بالعقد لا بإقراره، فإن تعذر مهر المثل اعتبر من ثلثه، واختلفت الرواية في قدر الصداق، فنقل أبو الحارث: مهر المثل، لأنها معاوضة في مرض الموت، أشبه ثمن المبيع، ولا يعتبر من الثلث، لأنها وصية لوارث.
ونقل أبو طالب: من الثلث، لأن الزيادة على مهر المثل محاباة لا يقابلها عوض، فهي كالمحاباة، والمحاباة هناك من الثلث فكذلك هنا.
هكذا نقل الشيخ تقي الدين كلام القاضي، ثم قال من عنده: كلامه في رواية أبي طالب يقتضي أنه إذا لم يعرف مهر المثل اعتبر ما أقر به من الثلث، لأنا قد تيقنا أن لها صداقا فلم نبطل الإقرار، ولم نعلم أن هذا كله واجب، فكأنه ملك أن يوصي به، لأنه لا طريق إلى معرفته من غيره، ووصيته من الثلث لأنه غير مصدق للوارث. انتهى كلامه) [النكت على المحرر: ٢/ ٣٧٢ - ٣٧٣].