il existe à ce propos deux versions. Si, dans ce cas, nous acceptons son aveu, c’est que l’esclavage relève d’un droit humain ; l’objet même de l’aveu est donc un droit appartenant à autrui. Il en va autrement des menstrues ou de la puberté, qui ne sont que des causes faisant naître, pour l’intéressé, des droits et des obligations.
On pourrait encore objecter, à propos de la rajʿa (1) : son affirmation n’est pas recevable parce qu’elle annule un droit attaché à un être humain, à la différence de la conversion à l’islam ou de l’acquisition du statut de dhimmi.
La réponse est que l’annulation de l’islam et de l’inviolabilité qu’il confère est une atteinte bien plus grave.
Le même raisonnement s’applique à la personne d’origine inconnue que le juge déclare musulmane, tel l’enfant trouvé : ainsi, le trouvé (2) qui revendique la mécréance après avoir atteint la puberté… Fin de la citation. ⦗an-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar : 2/369⦘
1556 – L’aveu en faveur d’un héritier
– Ibn Mufliḥ rapporte : « Shaykh Taqî ad-Dîn — au sujet de l’aveu consenti à l’héritier — a évoqué plusieurs hypothèses :
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Assimiler l’aveu fait à l’héritier à un témoignage ; il serait alors écarté à l’égard de toute personne pour laquelle son témoignage serait irrecevable, comme le père, à la différence de ceux pour qui il serait recevable. Partant, doit-on exiger que le bénéficiaire de l’aveu prête serment avec le déclarant, à l’instar du témoin ? Faut-il tenir compte de la probité (ʿadâla) du déclarant ? Trois options se dessinent.
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On peut également soutenir qu’il convient, de manière générale, de distinguer entre la personne intègre (ʿadl) et l’individu dépravé (fâjir) ; en effet, celui qui est intègre possède, dans sa religion, de quoi l’empêcher de mentir et l’inciter à acquitter sa conscience, contrairement au pervers. Dans ce cas précis, le bénéficiaire de l’aveu n’a prêté serment qu’en sa compagnie…"