de la capacité ; or, avant l’acquisition de cette capacité, le principe est de la présumer absente, tandis qu’en l’espèce (1) son existence est tenue pour certaine.) [an-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar : 2/368] (2).
– Il ajoute encore : « Shaykh Taqî ad-Dîn a dit : On m’a questionné au sujet d’un cas où le père embrasse l’islam et où l’enfant prétend avoir atteint la puberté ; certains ont émis la fatwâ selon laquelle sa déclaration fait foi. J’ai répondu : lorsqu’il ne reconnaît sa puberté qu’au moment de sa conversion, on a déjà jugé de son islam avant qu’il n’admette avoir atteint la puberté, de la même manière qu’une femme peut prétendre que son délai de viduité est expiré après que son mari l’a reprise. Il en va de même chaque fois qu’une personne reconnaît sa puberté après qu’un droit est déjà établi à l’égard du mineur, comme l’islam ou l’acquisition du statut de dhimmi pour l’enfant à la suite de son père. Il en serait ainsi, même s’il revendiquait (3) la puberté après qu’un tuteur a disposé de ses biens alors qu’il était déjà jugé raisonnable (rashîd), ou après qu’un tuteur plus éloigné l’a marié.
On pourrait toutefois objecter : l’islam de l’enfant et son statut de dhimmi ne devraient être actés qu’après lui avoir demandé s’il est pubère ou non, contrairement aux actes du tuteur en sa faveur ou en faveur de sa pupille, car la tutelle était déjà établie et sa permanence est présumée ; ici, en revanche, le principe est l’absence d’islam et de dhimma pour l’enfant. De même, s’agissant de la *rajʿa* (révocation du divorce), on pourrait dire qu’elle ne devrait pas être valide tant que l’on n’a pas interrogé la femme. Bien qu’il existe deux avis sur la question de la *rajʿa*, selon l’opinion rapportée par al-Khiraqî, la parole doit être admise ici de façon absolue, comme dans la *rajʿa* ; c’est ce que j’ai exposé plus haut. Je ne vois aucune différence entre le fait que la femme soit digne de confiance concernant ses parties intimes lorsqu’elle affirme la fin de son délai de viduité ou lorsqu’elle affirme sa puberté. Il en est ainsi dans toute situation où l’on tient une personne pour digne de confiance lorsqu’elle avance une telle prétention après qu’un droit s’est attaché à l’affaire.
Un cas analogue est la divergence des deux transmissions au sujet de l’individu d’origine inconnue qui revendique sa condition d’esclave après avoir effectué un acte juridique,
(1) Dans al-Ikhtiyarat de al-Baali : (fa-al-ahliya).
(2) Dans al-Ikhtiyarat de al-Baali, p. 528.
(3) Dans la marge de an-Nuqat : en marge de l’original, dans Nukat Ibn Shaykh as-Salamiyya, on relève « aw law idda’a » (ou s’il prétendait).
الأهلية، والأصل عدمه قبل وقت الأهلية، والأهلية (١) هنا متيقن وجودها) [النكت على المحرر: ٢/ ٣٦٨] (٢).
- وقال أيضا: (قال الشيخ تقي الدين: سئلت عن مسألة، وهي: من أسلم أبوه فادعى أنه بالغ، فأفتى بعضهم بأن القول قوله في ذلك، وقلت: إذا لم يقر بالبلوغ إلى حين الإسلام فقد حكم بإسلامه قبل الإقرار بالبلوغ، بمنزلة ما إذا ادعت انقضاء العدة بعد أن ارتجعها، وهكذا يجيء في كل من أقر بالبلوغ بعد حق ثبت في حق الصبي، مثل الإسلام وثبوت الذمة للولد تبعا لأبيه، ولو ادعى (٣) البلوغ بعد تصرف الولي وكان رشيدا، أو بعد تزويج ولي أبعد منه.
إلا أن يقال: لا يحكم بإسلام الولد وذمته حتى يسأل: هل بلغ أو لم يبلغ؟ بخلاف تصرف الولي له أو لموليته فإن الولاية كانت ثابتة، والأصل بقاؤها، وهنا الأصل عدم إسلام الولد وذمته، فيقال في الرجعة كذلك: ينبغي أن لا تصح الرجعة حتى تسأل المرأة، ومع أن في مسألة الرجعة وجهين، على قول الخرقي ينبغي أن يكون القول قوله هنا مطلقا، كما في الرجعة، وما ذكرته على الوجه المقدم، ولم أجد فرقا بين كون المرأة مؤتمنة على فرجها في انقضاء العدة أو في بلوغها، وهكذا في كل موضع كان الإنسان مؤتمنا فيه إذا ادعى ذلك بعد تعلق الحق به.
ونظيره اختلاف الروايتين فيما إذا ادعى المجهول الرق بعد التصرف،
(١) في «الاختيارات» للبعلي: (فالأهلية).
(٢) «الاختيارات» للبعلي (٥٢٨).
(٣) في هامش النكت: (بهامش الأصل: في نكت ابن شيخ السلامية: «أو لو ادعى»).