Il ressort du récit qu’al-Athram rapporte de l’imâm Aḥmad qu’un garçon de quatorze ans, employé chez un homme, vit son maître constater la disparition d’un objet. Le garçon avoua alors l’avoir pris, puis se rétracta. L’imâm Aḥmad déclara : « Son aveu ne lui est pas imputable tant qu’il n’a pas atteint l’une (1) des trois limites légales suivantes : la pousse du poil pubien, la pollution nocturne, ou l’âge de quinze (2) ans révolus. » Al-Qâḍî écrit dans at-Taʿlîq : « Cette prise de position s’entend du cas où l’enfant n’a pas reçu l’autorisation de commercer. » Shaykh Taqî ad-Dîn commente : « D’après les paroles de l’imâm Aḥmad, dès qu’il remplit l’une de ces conditions, son aveu dans ce type d’affaire est recevable même s’il n’est pas encore *rashîd* (pleinement judicieux) ; c’est également l’opinion explicite de l’aïeul. On pourrait toutefois répliquer que l’aveu est admis pour les peines légales (*ḥudûd*), non pour les questions pécuniaires ; on lui couperait alors la main sans lui imposer d’indemnisation, à l’instar de l’esclave. » Fin de citation. [an-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar : 2/367] 1554 – L’aveu formulé par le père au nom de son fils autorisé à commercer Ibn Mufliḥ rapporte : « Si le père formule un aveu engageant son fils auquel il a donné l’autorisation de commercer, cet aveu n’a pas d’effet. Al-Qâḍî signale que ce point fait l’unanimité lorsqu’il expose l’argument de l’opposant et il le concède, expliquant que l’autorisation paternelle ne confère pas au fils le pouvoir de confesser une dette ; elle ne fait que lever l’incapacité pour le commerce, de sorte qu’il peut reconnaître des obligations pour son propre compte. » Shaykh Taqî ad-Dîn ajoute : « Cette analyse se rapproche de l’avis d’Abû Ḥanîfa ; quant à notre école, la faculté d’avouer dérive de l’autorisation même, la preuve en est qu’elle se limite à la somme pour laquelle la permission a été donnée, tandis que selon Abû Ḥanîfa elle n’est pas limitée. Par ailleurs, si le père déclare avoir versé en aumône une partie des biens de son fils, son aveu est reçu, car le père possède un droit de disposition. » [an-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar : 2/367]
(1) Ajout de la 2ᵉ édition. (2) Idem.
وظاهر ما رواه الأثرم عن الإمام أحمد في ابن أربع عشرة سنة كان أجيرا مع رجل فقد أستاذه شيئا، فأقر الغلام أنه أخذه ثم أنكره، فقال: لا يجب عليه إقراره حتى يأتي [أحد] (١) الحدود: الإنبات، أو الاحتلام، أو خمسة عشر (٢) سنة. وقال القاضي في «التعليق»: وهذا محمول على أنه غير مأذون له في التجارة. وقال الشيخ تقي الدين: ظاهر كلام الإمام أحمد أنه إذا أتى عليه الحدود صح إقراره بمثل هذا وإن لم يكن رشيدا، وهو ظاهر كلام الجد. لكن قد يقال: يقبل في الحدود لا في الأموال، فتقطع يده ولا يغرم، كالعبد. انتهى كلامه) [النكت على المحرر: ٢/ ٣٦٧]. ١٥٥٤ - إقرار الأب على ابنه المأذون له: - قال ابن مفلح: (لو أقر الأب على ابنه المأذون له لم ينفذ، وذكره القاضي محل وفاق في حجة المخالف وسلمه، واعتذر بأنه لا يملك بإذنه الإقرار، وإنما يرتفع عنه الحجر بإذنه في التجارة فيجوز إقراره لنفسه. قال الشيخ تقي الدين: هذا يشبه مذهب أبي حنيفة، وأما على أصلنا فإنما استفاد الإقرار بإذنه بدليل أنه يتقدر في قدر ما أذن فيه، وعلى أصل أبي حنيفة لا يتقدر، ولو أقر الأب بصدقة في مال ابنه فإنه يقبل، لأن الأب يملك التصرف) [النكت على المحرر: ٢/ ٣٦٧].
(١) إضافة من ط ٢. (٢) كذا.