Le deuxième élément est constitué par les *bayyinât* (preuves testimoniales). Si une *bayyina* établit que l’auteur de l’aveu a agi sous la contrainte, l’aveu du contraint est également invalide, même s’il se peut qu’il soit conforme à la réalité : il s’agit alors d’un *iqrâr talji’a* (aveu de complaisance), c’est-à-dire d’un arrangement par lequel l’aveutant et son bénéficiaire conviennent d’un aveu purement formel, la chose reconnue demeurant en fait à l’aveutant ; un tel aveu est nul. Ainsi, si des témoins attestent que les deux parties s’étaient entendues avant l’aveu, celui-ci est annulé.
Lorsque l’aveu revêt en réalité la forme d’un acte constitutif, par exemple l’aveu d’un malade en faveur de la personne à laquelle il veut faire une libéralité — don ou remise de dette —, on transforme alors cette intention en aveu afin qu’elle prenne effet.
Il dit : si la *bayyina* atteste qu’ils se sont entendus avant l’aveu, comme lorsque le témoin rapporte qu’on a dit au malade : « Donne à Untel mille dirhams, ou lègue-les-lui », et qu’on lui a répondu : « Fais plutôt un aveu » ; ou si le malade a demandé : « Comment puis-je faire pour donner à Untel mille dirhams pris sur le capital ? », et qu’on lui a conseillé : « Reconnais-les-lui » ; ou encore si deux personnes se sont accordées là-dessus puis ont incité le malade à le faire, il faut se conformer à cette preuve.
De même, s’il déclare : « Il n’a rien chez moi », ou : « Personne n’a rien chez moi, mais je vais faire un aveu », ou : « Je lui reconnais mille », ou : « Soyez témoins que je lui dois mille », ou, par la suite : « Il a chez moi mille », on constate qu’à l’aveu a précédé une parole qui l’annule ou le contredit.
Si des témoins établissent que l’objet de l’aveu n’appartenait pas au bénéficiaire mais demeurait la propriété de l’aveutant jusqu’au moment de l’aveu — s’il s’agit d’un bien corporel —, ou que son patrimoine était déjà libéré de cette dette — s’il s’agit d’une créance —, doit-on recevoir cette preuve alors qu’elle est de nature négative ? Il convient de dire : si la négation porte sur un fait que l’on peut cerner antérieurement, elle est recevable ; autrement, elle ne l’est pas. Et doit-on demander au bénéficiaire : « D’où te vient ce droit ? » — Oui.
Il ajoute : de même, lorsqu’il existe un soupçon, on demandera des précisions tant au demandeur qu’au défendeur. [Al-Nukat ‘alâ al-Muḥarrar, 2/360-362]
1550 – De ceux qui ont la capacité de faire un aveu
Ibn Mufliḥ a dit : « Celui qui possède un bien est habilité à en reconnaître la propriété par un aveu, et celui qui n’en possède pas ne le peut pas. Ceci… »
وأما الثاني: فالبينات، فإذا قامت البينة بأنه كان مكرها على إقراره، فإقرار المكره لا يصح أيضًا، وإن أمكن أن يكون مطابقا، كان إقرار تلجئة، وهو أن يتفق المقر والمقر له على الإقرار ظاهرا، مثل بقاء المقر به للمقر فهو باطل، فإذا شهدت بينة بأنهما اتفقا قبل الإقرار كان ذلك مبطلا لهذا الإقرار، وإذا كان الإقرار إنشاء في الباطن مثل إقرار المريض لمن يقصد التبرع له، إما بعطية وإما بإبراء فيجعل الإنشاء إقرارا لينفذ.
قال: فإذا قامت البينة بأنهما اتفقا قبل الإقرار على ذلك مثل أن يشهد الشاهد أنه قيل للمريض: أعط فلانا ألف درهم، أو أوص له بها، فقيل له: بل اجعل ذلك إقرارا، أو أنه قال المريض: كيف أصنع حتى أعطي فلانا ألفا من أصل المال؟ فقيل له: أقر له بها، أو: أن اثنين تراضيا على ذلك ثم أمرا به المريض، فإنه يجب العمل بهذه البينة، أو يقول: ما له عندي شيء، أو: ما لأحد عندي شيء لكن أنا مقر، أو: أقر له بألف، أو: اشهدوا عليَّ أن له عندي ألفا، أو يقول بعد ذلك: له عندي ألف، فيكون قد تقدم الإقرار ما يبطله وما ينافيه، وإن شهدت بينة بأن هذا المقر به لم يكن ملكا للمقر له، بل كان ملكا للمقر إلى حين الإقرار إن كان عينا، أو كانت ذمته بريئة منه إن كان دينا، فهل تقبل هذه البينة فإنها تضمنت نفيا؟ فينبغي أن يقال: إن كان نفيا يحاط به قبل ذلك، وإلا لم يقبل، وهل يستفصل المقر له: من أين لك هذا الملك؟ نعم.
قال: وكذلك يستفصل المدعي عند التهمة والمدعى عليه) [النكت على المحرر: ٢/ ٣٦٠ - ٣٦٢].
١٥٥٠ - من يملك الإقرار:
- قال ابن مفلح: (من ملك شيئا ملك الإقرار به، ومن لا فلا، وهذا