leur incombe aucune garantie aux témoins du prêt, car leur déposition n’avait pas pour objet d’établir que la dette fût immédiatement exigible. En revanche, s’ils avaient attesté que « Untel doit mille dirhams à Untel », que le juge avait statué sur la base de leur témoignage, puis que le condamné apporte la preuve qu’il avait déjà acquitté cette somme auparavant, les témoins qui avaient confirmé l’existence de la dette seraient alors tenus d’en répondre ; ce point est présenté comme faisant l’unanimité avec l’école ḥanafite. Shaykh Taqī ad-Dīn déclare : « Cela implique que l’erreur des témoins entraîne l’obligation de dédommager, au même titre que leur rétractation, même si cette erreur est mise au jour par une autre preuve. Il en est de même pour le faux témoin : son mensonge peut apparaître par son propre aveu ou par une clarification quelconque ; dans le cas présent, il s’agit de la découverte par production d’une preuve. » Il poursuit : « Ainsi, lorsqu’un témoignage est invalide, que son invalidité soit reconnue par la rétractation des témoins ou par un autre moyen, la garantie s’impose. De même, pour la *tazkiya* (attestation de probité), si l’on découvre que les témoins sont des pervers (*fâsiq*), ceux qui les ont recommandés en portent la responsabilité. Il en va de même pour la nomination aux charges publiques : si l’Imam souhaite désigner un juge ou un gouverneur qu’il ne connaît pas, interroge à son sujet, et que des personnes le recommandent en le décrivant comme apte, puis se rétractent ou si la fausseté de leur recommandation apparaît, ils doivent répondre des dommages causés par ce gouverneur ou ce juge. La même règle prévaut lorsqu’ils ont conseillé ou ordonné sa nomination, car celui qui ordonne tient la place de celui qui atteste sur attestation. Nul doute que la garantie s’applique à celui qui agit délibérément dans la désobéissance : par exemple, il connaît la trahison ou l’incapacité d’une personne mais affirme le contraire, ou il ordonne sa nomination ; de même, celui qui, ignorant réellement son état, le recommande ou le désigne, encourt la même responsabilité. Quant à celui qui estimait sa probité et s’est trompé, il est excusé, car la cause ici n’est pas illicite. Sur ce principe, celui qui fournit une *tazkiya* en faveur d’un agent – qu’il s’agisse d’un prêteur, d’un acheteur ou d’un mandataire – est soumis à la même règle : la *tazkiya* constitue toujours une catégorie unique. Quant au fait de donner un ordre ou un conseil, il est assimilé à la *tazkiya*, puisqu’il n’est, en définitive, qu’une information. » Fin de citation. [an-Nukat 2/352-353]
يضمن شهود القرض، لأنه لم يكن في شهادتهم إثبات المال في الحال، ولو كانوا شهدوا بأن لفلان عليه ألف درهم، فحكم الحاكم بشهادتهم، ثم أقام المقضي عليه البينة: أنه كان قضاه قبل ذلك ضمن الشهود الذين شهدوا بالمال. ذكره محل وفاق مع الحنفية. قال الشيخ تقي الدين: وهذا يقتضي أن خطأ الشهود موجب للضمان كرجوعهم، وإن ظهر ذلك ببينة، كما قيل في شاهد الزور: قد يظهر كذبه بإقرار، أو تبيين، لكن هنا قالوا: ببينة. قال الشيخ تقي الدين: وكذا يجب، فإن الشهادة إذا كانت باطلة، فسواء علم بطلانها برجوعهم أو بطريق آخر، وكذلك التزكية لو ظهر فسق الشهود ضمن المزكون، وكذلك يجب أن يكون في الولاية، لو أراد الإمام أن يولي قاضيًا أو واليًا لا يعرفه، فسأل عنه، فزكاه أقوام ووصفوه بما يصلح معه للولاية ثم رجعوا، أو ظهر بطلان تزكيتهم، فينبغي أن يضمنوا ما أفسده الوالي والقاضي، وكذلك لو أشاروا عليه، أو أمروه بولايته، فإن الآمر بالأمر بمنزلة الشهادة بالشهادة، لكن الذي لا ريب في ضمانه: من تعمد المعصية، مثل أن يعلم منه الخيانة أو العجز، ويخبر عنه بخلاف ذلك، أو يأمر بولايته، أو يكون لا يعلم بحاله ويزكيه، أو يشير به، فأما إذا اعتقد صلاحه وأخطأ، فهذا معذور، والسبب هنا ليس محرما، وعلى هذا فالمزكي للعامل من المقرض والمشتري والوكيل كذلك، فالتزكية أبدًا جنس واحد، وأما الأمر: فهو نظير التزكية التي هي خبر. انتهى كلامه) [النكت على المحرر: ٢/ ٣٥٢ - ٣٥٣].