car la pénibilité du voyage, même bref, dépasse généralement celle que doit supporter un malade résidant dans la même ville. Fin de citation. ⦗al-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar : 2/335⦘
1535 – Refus des témoins initiaux d’avaliser la déposition de substitution
Ibn Mufliḥ déclare : « Le fait que les témoins originels rejettent la déposition secondaire empêche celle-ci d’être recevable ; le qâḍî et d’autres l’ont rapporté comme un point de consensus. C’est aussi l’argument avancé par l’avis dissident dans la seconde version : en effet, si deux personnes témoignent de la déposition de deux autres, puis que les témoins initiaux disent : “Nous ne nous en souvenons pas, nous ne le gardons pas en mémoire”, le juge n’est pas autorisé à statuer sur la base de la déposition de substitution ; il en est de même pour toute information rapportée.
De même, si un homme prétend qu’un juge a déjà tranché en sa faveur contre un tiers, mais que le juge ne s’en souvient pas, et que le demandeur produit alors une preuve de cette sentence, le juge ne se fonde pas dessus ; il en va de même ici.
Le qâḍî répond : “Nous ne concédons pas cela s’agissant du juge ; au contraire, nous disons qu’il revient à son jugement. Quant aux témoins de substitution, nous n’avons pas entendu leur déposition ; or le témoignage possède un statut plus solennel et un cheminement plus rigoureux qu’une simple information.”
Le shaykh Taqî ad-Dîn commente : “Ce qui est dit au sujet des témoins s’applique, de façon pertinente, aux juges comme aux rapporteurs de hadith.” ⦗al-Nukat 2/336-337⦘
1536 – Lorsque le témoin originel dit au témoin de substitution : « Atteste que je témoigne »
Ibn Mufliḥ explique : « Sa parole (1) : “Il dit : ‘Fais-le témoin de ma déposition portant sur telle chose.’”
Dans al-Mughnî on lit : Si, toutefois, il dit : “Atteste que je témoigne contre un tel au sujet de telle chose”, l’avis le plus plausible est qu’il est permis de témoigner sur sa déposition ; c’est également la position d’Abû Yûsuf, car le sens implicite est : “Atteste au sujet de mon témoignage que je témoigne”, puisque, lorsqu’il dit “Atteste”, il lui ordonne de témoigner… »
(1) C’est-à-dire l’auteur d’al-Muharrir.
القصير أكثر من مشقة المريض المقيم في البلد. انتهى كلامه) [النكت على المحرر: ٢/ ٣٣٥].
١٥٣٥ - إنكار شهود الأصل لشهادة الفرع:
- قال ابن مفلح: (وإنكار شهود الأصل يمنع قبول شهادة الفرع، ذكره القاضي وغيره محل وفاق، وكذلك احتج المخالف في الرواية، لأنه لو شهد شاهدان على شهادة شاهدين، فقال شاهدا الأصل: لا نذكر ذلك ولا نحفظه لم يجز للحاكم أن يحكم بشهادتهما، كذلك الخبر، وكذلك الحاكم إذا ادعى رجل أنه قضى له بحق على فلان، ولم يذكر القاضي فأحضر المدعي بينة على حكمه لم يرجع إليها، كذلك ههنا.
قال القاضي: والجواب أنا لا نسلم هذا في القاضي، بل نقول: يرجع، وأما شهود الفرع فإننا لم نسمع شهادتهم، لأن الشهادة أغلظ حكما وأشق طريقًا من الخبر.
قال الشيخ تقي الدين: القول في الشهود، كالقول في الحكام والمحدثين متوجه) [النكت على المحرر: ٢/ ٣٣٦ - ٣٣٧].
١٥٣٦ - إذا قال شاهد الأصل لشاهد الفرع: اشهد على أني أشهد:
- قال ابن مفلح: (قوله (١): «فيقول: أشهده على شهادتي بكذا».
قال في «المغني»: فأما إن قال: اشهد أني أشهد على فلان بكذا، فالأشبه أنه يجوز أن يشهد على شهادته، وهو قول أبي يوسف، لأن معنى ذلك: اشهد على شهادتي أني أشهد، لأنه إذا قال: اشهد فقد أمره بالشهادة
(١) أي: صاحب «المحرر».