se rendre à une partie de son champ, ou encore la sortie du Prophète — paix et bénédictions sur lui — jusqu’à Qubâ : cela n’est pas qualifié de voyage, même si la distance équivaut à un barîd. C’est pourquoi il n’emportait ni provisions ni équipement particulier pour ce déplacement, d’autant que la durée en était brève. Ainsi, c’est la courte distance parcourue sur une longue période qui est considérée comme voyage, non la longue distance accomplie en un temps réduit.
De même, il n’existe pas de seuil minimal pour le dirham ou le dînâr ; qu’il s’agisse de quatre ou de huit dâniqs, qu’ils soient d’or pur ou allié, voire d’un simple « dirham noir », on en tient compte dans les chapitres relatifs à la zakât, au vol, etc. Il n’y a pas non plus de report de paiement pour la diya — tel est, dit-on, le texte explicite d’Aḥmad (1). Le khulʿ est, de façon absolue, une dissolution du lien matrimonial, et l’expiation est requise pour tous les serments des musulmans ; à ce sujet, il a énoncé une règle bien connue (2).
Il a encore dit, dans sa « Règle sur les dispositions juridiques fixées de façon absolue par le texte, et celles fixées selon l’intérêt » (3) : « Le versement échelonné de la diya à la charge de la ʿâqila entre également dans ce principe ; en effet, le Prophète ﷺ l’a différée, et ʿUmar l’a différée. Le gouvernant adoptera donc l’une ou l’autre option selon ce qu’il juge approprié ; imposer impérativement l’une d’elles n’est pas justifié. »
Il a, à propos de l’évaluation des diyât et de leurs catégories, des propos allant dans le même sens : le jugement du Prophète ﷺ dans une affaire déterminée est parfois généralisable à toutes les situations analogues, et parfois il reste conditionné par des éléments qui relèvent des gouvernants et de l’ijtihâd — ainsi, pour le butin personnel (salb), doit-on le considérer comme une règle absolue ou comme spécifique à cette expédition, n’étant dû qu’en vertu de sa condition particulière ? [Al-Furûʿ, 1/267-268 (1/366-367)] (4).
(1) Cheikh al-Islam – tel qu’il apparaît dans al-Fatâwa (t. 19, p. 256) : « Il est correct d’anticiper ou de différer son accomplissement selon la situation et l’intérêt : si les personnes concernées sont à l’aise et qu’aucun préjudice ne résulte de l’avance, on l’applique ; si cela comporte une difficulté, on le reporte. Et telle est la position attestée chez Ahmad : le report n’est pas obligatoire. » Fin de citation. Ibn Muflih rapportera une position similaire dans le paragraphe suivant.
(2) Elle est imprimée dans Majmû‘ al-Fatâwa (t. 19, pp. 235-259), et Ibn Muflih en a abrégé les principales questions qu’elle contient.
(3) Je n’en ai pas trouvé la trace.
(4) Les questions relatives au hayḍ (menstruations) se trouvent chez al-Burhān dans al-Ikhtiyārāt (pp. 43-44) et chez al-Ba‘li (p. 45). Les autres questions seront traitées en leur lieu, si Dieu le veut.
عليه السلام إلى قباء لا يسمى سفرا ولو كان بريدا، ولهذا لا يتزوّد ولا يتأهّب له أهبته، هذا مع قصر المدة، فالمسافة القريبة في المدة الطويلة سفر، لا البعيدة في المدة القليلة، ولا حد للدرهم والدينار، فلو كان أربعة دوانق أو ثمانية خالصا أو مغشوشا لا درهما أسود عُمل به في الزكاة والسرقة وغيرهما، ولا تأجيل في الدية وأنه نص أحمد فيها (١)، والخلع فسخ مطلقا، والكفارة في كل أيمان المسلمين، وله في ذلك قاعدة معروفة (٢).
وقال في «قاعدة في الأحكام الشرعية التي تعينت بالنص مطلقا، والتي تعينت بحسب المصلحة» (٣): وينبغي أن يقال تأجيل الدية على العاقلة من هذا فإن النبي ﷺ يؤجلها، وعمر أجلها، فأيهما رأى الإمام فعل، وإلا فإيجاب أحدهما لا يسوغ.
وله في تقدير الديات وأنواعها كلام يناسب هذا: فإن حكمه (عليه السلام) في القضية المعينة تارة يكون عاما في أمثالها، وتارة يكون مقيدا بقيد يتعلق بالأئمة والاجتهاد، كحكمه في السلب هل هو مطلق أم معين في تلك الغزاة استُحق بشَرْطه؟ ) [الفروع: ١/ ٢٦٧ ــ ٢٦٨ (١/ ٣٦٦ ــ ٣٦٧)] (٤).
(١) نص شيخ الإسلام ــ كما في «الفتاوى» (١٩/ ٢٥٦) ــ: (والصحيح أن تعجيلها وتأجيلها بحسب الحال والمصلحة، فإن كانوا مياسير ولا ضرر عليهم في التعجيل أخذت حالة، وإن كان في ذلك مشقة جعلت مؤجلة، وهذا هو المنصوص عن أحمد: أن التأجيل ليس بواجب) ا. هـ، وسينقل عنه ابن مفلح نحو هذا في الفقرة التالية.
(٢) وهي مطبوعة ضمن «مجموع الفتاوى» (١٩/ ٢٣٥ - ٢٥٩)، وقد اختصر ابن مفلح أهم المسائل التي تضمنتها.
(٣) لم أقف عليها.
(٤) المسائل المتعلقة بالحيض عند البرهان في «الاختيارات» (٤٣، ٤٤)، والبعلي (٤٥)، والمسائل الأخرى تأتي في مواضعها إن شاء الله تعالى.