« témoignage », n’ont aucun argument issu ni du Livre, ni de la Sunna, ni du consensus, ni d’une analogie valable.
Quant à l’imâm Aḥmad, trois versions de son avis sont rapportées à ce sujet : la première exige l’emploi même du mot « témoignage » ; la deuxième se contente d’une simple information — c’est l’opinion retenue par notre shaykh — ; la troisième distingue entre le témoignage portant sur des paroles et celui portant sur des actes. [Badāʾiʿ al-Fawāʾid 1/9]
– Il dit également : « ʿAlī b. al-Madīnī déclara : “J’affirme que les dix sont au Paradis, mais je ne témoigne pas de cela.” L’imâm Aḥmad répondit : “Du moment que tu dis : ‘Ils sont au Paradis’, tu as bel et bien témoigné.” Notre shaykh commente : “Ceci est une preuve explicite qu’Aḥmad ne considère pas l’emploi du terme ‘témoignage’ comme une condition. Tel est l’avis correct.” » [Badāʾiʿ al-Fawāʾid 4/855 (4/1370)]
– Il ajoute encore : « … L’anecdote fournit une autre preuve : il n’est pas requis, pour la validité d’une déposition, de prononcer la formule ‘j’atteste’. C’est, à la lumière de l’argumentation, la plus solide des versions rapportées de l’imâm Aḥmad, bien que l’opinion la plus répandue chez les Compagnons⦗1⦘ soit de subordonner la déposition à cette formule — position également adoptée par Mālik. Notre shaykh affirme : “Nous ne connaissons aucun Compagnon ni Tâbiʿî qui ait posé la condition d’utiliser le mot ‘témoignage’.” » [Zād al-Maʿād 3/492]
– Il déclare encore : « Notre shaykh dit : “L’exigence du terme ‘témoignage’ n’a aucun fondement ni dans le Livre d’Allah, ni dans la Sunna de Son Messager, ni dans la parole d’un Compagnon. Par ailleurs, l’usage linguistique du mot ‘témoignage’ ne dépend nullement de cette formalité. Et c’est Allah qui accorde la réussite.” » [Al-Ṭuruq al-Ḥukmiyya 158]
– Ibn Mufliḥ a dit : « Le témoignage n’est valide que s’il est énoncé avec sa formulation propre ; en conséquence, on ne statue pas sur la simple déclaration : … »