des blessures subies dans les hammams ; or, nul homme ne pénètre jamais dans un bain réservé aux femmes, tandis qu’il se peut que le désert ne soit pas entièrement dépourvu d’hommes. Si donc l’on admettait ici le témoignage par nécessité, il faudrait aussi admettre le témoignage des femmes concernant les blessures qu’elles s’infligent mutuellement dans les hammams. Les mâlikites, ainsi qu’un des avis rapportés d’Ahmad, soutiennent que la gravité des blessures justifie que l’on accepte, en ce cas, le témoignage des garçons, tout comme la nécessité a conduit à retenir, seules, les femmes pour attester d’un accouchement, puisqu’elles y sont les seules présentes. Ils ajoutent : c’est pourquoi l’Imâm Ahmad, dans la version de Bakr ibn Muḥammad rapportée de son père, a déclaré qu’une femme peut témoigner de ce dont les hommes sont absents, telle la constatation du premier cri (*istihlâl*) du nouveau-né, ou encore à propos des blessures survenant entre femmes dans un hammam. Le Qâḍî écrit dans « al-Taʿlîq », à propos du témoignage des garçons : « En réalité, il n’est pas d’usage que des garçons restent seuls sur les champs de tir ; il y a forcément un homme pour les instruire ou les surveiller. Il n’existe donc aucune nécessité qui impose de recevoir leur témoignage isolé. » Nous disons encore : lorsqu’une personne possède une caractéristique qui rend son témoignage irrecevable, il n’est pas permis de l’accueillir, fût-elle la seule à pouvoir témoigner. Ne vois-tu pas que les femmes se retrouvent entre elles lors des pèlerinages ou dans les hammams ; il peut arriver que l’une lèse l’autre, pourtant le témoignage isolé de l’une contre l’autre n’est pas admis ? De même, on n’accepte pas que des bandits de grand chemin ou des codétenus témoignent les uns contre les autres, même s’il n’existe aucun autre témoin. Shaykh Taqî al-Dîn remarque : « Le cas invoqué fonde sa preuve sur une situation au sujet de laquelle l’Imâm Ahmad s’est prononcé en sens contraire, mais il est rangé sous la même catégorie analogique. D’après l’énoncé autorisé ici, tout rassemblement exclusivement féminin…»
الجراح في الحمَّامات، بل حمَّام النساء لا يدخله رجل قط، والصحراء قد لا تخلو من رجل. فلو جاز هنا لعذر لجاز في شهادة النساء في تجارحهن في الحمَّامات. وقالت المالكية، وإحدى الروايات عن أحمد: إن الجراحة تدعو إلى قبول شهادتهم في هذا الموضع كما دعت الحاجة إلى قبول شهادة النساء منفردات في الولادة، لأنهن يخلون بها. قالوا: ولهذا قال الإمام أحمد في رواية بكر بن محمد عن أبيه في المرأة تشهد على ما لا يحضره الرجال من إثبات إهلال الصبي، وفي الحمَّام يدخله النساء فيكون بينهن الجراحات. قال القاضي في «التعليق» ضمن مسألة شهادة الصبيان: الجواب: أنه ليس العادة أن الصبيان يخلون في الأهداف أن يكون معهم رجل، بل لا بد أن يكون معهم من يعلمهم أو ينظر إليهم، فلا حاجة تدعو إلى قبول شهادتهم على الانفراد. ثم نقول: إذا كان الشخص على صفة لا تقبل شهادته لم يجز قبولها وإن لم يكن هناك غيره، ألا ترى أن النساء يخلو بعضهن ببعض في المواسم والحمَّامات، وربما يجني بعضهن على بعض ولا تقبل شهادة بعضهن على بعض على الانفراد، وكذلك قطاع الطريق والمحبسون بها لا تقبل شهادة بعضهم على بعض، وإن لم يكن معهم غيرهم. قال الشيخ تقي الدين: الصورة التي استشهد بها قد نص الإمام أحمد على خلاف ما قاله، لكنه ملحق، وعلى المنصوص هنا أن كل مجمع للنساء