Il en découle donc que, pour les défauts cachés sous les vêtements, si l’on dispose de deux femmes, on retient leur témoignage ; à défaut, une seule suffit, comme c’est le cas pour le vétérinaire. Fin de citation.
Il a également rapporté que le Qâḍî avait posé cette condition pour ce cas – à l’exclusion de celui de la sage-femme –, et la raison en a déjà été exposée. ⦗an-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar, 2/327-329⦘
— Il a encore dit : « Shaykh Taqî al-Dîn rapporte que nos condisciples estiment plus prudent de retenir deux témoins féminins ; or, l’homme n’est pas plus sûr que la femme. Le Qâḍî a considéré cette opinion comme faisant l’unanimité. » Fin de citation. ⦗an-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar, 2/331⦘
— Il ajoute : « Le hadith d’Abû Masrûʿah, concernant la servante qui atteste l’allaitement, sert de preuve en faveur de l’acceptation du témoignage d’une seule femme, de celui d’une esclave, du principe selon lequel l’aveu d’un témoignage équivaut à un témoignage transmis, ainsi que de l’efficacité d’un témoignage d’allaitement formulé de manière générale, en interprétant l’énoncé absolu à la lumière de ce qui lui confère de la portée. » Fin de citation. ⦗an-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar, 2/331⦘
— Il déclare encore : « Al-Khallâl rapporte d’Imâm Aḥmad qu’on lui demanda : “Le témoignage d’une femme est-il recevable en matière de premier cri de l’enfant, de menstrues, de période d’attente (ʿidda), de fausse couche et dans le bain public ?” Il répondit : “Pour toute chose à laquelle seuls les femmes ont accès, le témoignage d’une femme unique est accepté, pourvu qu’elle soit digne de confiance.”
Imâm Aḥmad a par ailleurs, dans la version de Bakr ibn Muḥammad rapportée de son père, explicitement admis la déposition d’une femme sur ce qui se passe dans un bain réservé aux femmes où certaines présentent des blessures.
Ḥanbal rapporte encore ces paroles de son oncle : “Cela n’est recevable que pour ce que les hommes ne peuvent voir.”
Ibn ʿAqîl, quant à lui, justifie le refus de la déposition des garçons au sujet de blessures survenues dans le désert en disant : “Car si l’on admettait leur témoignage pour cause de nécessité, il faudrait alors admettre que les femmes témoignent les unes pour les autres au sujet de…”