est plus ramené à la moitié du témoignage d’un homme. Ce pour quoi leur témoignage est admis isolément se réduit aux choses qu’elles perçoivent directement : qu’elles les voient de leurs yeux, les touchent de leurs mains ou les entendent de leurs oreilles, sans qu’aucun raisonnement soit requis, comme l’accouchement, le premier cri de l’enfant, l’allaitement, les menstrues ou les défauts dissimulés sous les vêtements. De tels faits, usuellement, ne s’oublient pas et leur connaissance n’exige pas l’exercice de l’intellect, contrairement à la signification des paroles qu’elles entendent – tels l’aveu d’une dette ou autres –, réalités intelligibles dont, en général, la mémoire peut s’émousser avec le temps. ⦗At-Turuq al-ḥukmiyyah, 116⦘
– Ibn Mufliḥ a dit : (Sa parole (1) : « Et pour ce que les hommes ne peuvent observer – les défauts féminins cachés sous les vêtements, la virginité, la défloration, l’accouchement, les règles, la lactation et semblables –, on admet le témoignage d’une seule femme. »
Il faut qu’il s’agisse d’un usage établi ou, à tout le moins, de ce qui se produit habituellement, ainsi que l’ont affirmé Shaykh Taqî al-Dîn et d’autres ; c’est l’avis correct et l’opinion explicitement rapportée dans l’école. Le Qâḍî a indiqué que c’est la version la plus solide des deux et qu’Imâm Aḥmad l’a clairement énoncée dans la transmission collective…
Sa parole : « Et, selon un autre avis rapporté de lui, il faut deux femmes. »…
Shaykh Taqî al-Dîn précise qu’il ressort des propos d’Aḥmad que l’acceptation d’une seule femme n’est permise que lorsqu’il n’en existe pas d’autre ; et sa déclaration, dans la version d’Abû Ṭâlib, selon laquelle on reçoit le témoignage de la sage-femme au sujet du premier cri du nouveau-né par nécessité, le confirme.
Le Qâḍî a par ailleurs mentionné, à propos de la recevabilité d’un seul témoin, qu’il est permis de retenir le témoignage d’un médecin en chirurgie – et, plus généralement, chaque fois que la contrainte l’impose –, de même que celui de la sage-femme lorsqu’il n’y a qu’un seul médecin disponible, ou celui d’un unique vétérinaire.)