une autre ; on ne saurait donc statuer sur une telle base, pas plus que lorsque quatre femmes témoignent ou que le demandeur prête deux serments. Ce point fait l’objet d’un accord unanime, partagé par Mâlik et d’autres, comme l’ont rapporté al-Qâḍî et d’autres encore dans al-Mughnî.
Son propos (1) : « On a dit : c’est recevable » (2).
En effet, deux femmes, dans les questions pécuniaires, tiennent lieu d’un homme, et tel est l’avis de Mâlik.
Shaykh Taqî al-Dîn ajoute : « C’est ce qu’induisent les paroles d’Aḥmad. »
Autrement dit – ainsi que l’a rapporté Ibn Ṣadqa – on interrogea Aḥmad au sujet d’un homme qui lègue divers biens à ses proches et affranchit (des esclaves), alors que seules des femmes sont présentes : leur témoignage est-il valable ? Il répondit : « Oui, leur témoignage est valable en matière de droits. »
Ibn Ḥazm rapporte encore qu’ils ont divergé quant à la recevabilité du témoignage d’une seule femme, qu’il soit accompagné du serment du demandeur ou non ⦗al-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar 2/316-317⦘.
— Il a dit également : (son propos (3) : « La procuration portant sur un bien et le mandat testamentaire afférent »).
En cela, il a suivi al-Qâḍî et d’autres. Al-Qâḍî explique : « Même s’il ne s’agit pas, à proprement parler, d’un bien, cela implique la gestion d’un bien ; l’argument a déjà été exposé. »
Al-Barzâṭî rapporte encore de lui, au sujet d’un homme qui mandate un représentant et fait attester l’acte par un homme et deux femmes : si la procuration vise la réclamation d’une dette, elle est valable ; autrement, elle ne l’est pas.
(1) C’est-à-dire : l’auteur d’al-Muḥarrar.
(2) C’est-à-dire : deux femmes et un serment à la place d’un homme et d’un serment.
(3) C’est-à-dire : l’auteur d’al-Muḥarrar ; et voici l’intégralité de son propos : « Voit-on l’homme, les deux femmes, le témoin et le serment recevables pour la manumission, pour la représentation en matière financière et pour le legs en sa faveur ? »
ضعيف فلا يحكم به، كما لو شهد أربع نسوة، أو حلف المدعي يمينين، فإنه محل وفاق مع مالك وغيره، ذكره القاضي وغيره في «المغني» بالإجماع.
قوله (١): «وقيل: يقبل» (٢).
لأن المرأتين في المال مقام رجل، وهو مذهب مالك.
قال الشيخ تقي الدين: هذا يقتضيه كلام أحمد.
يعني: ما نقله ابن صدقة: سئل أحمد عن الرجل يوصي بأشياء لأقاربه ويعتق، ولا يحضر إلا النساء: هل تجوز شهادتهن؟ قال: نعم تجوز شهادتهن في الحقوق.
وذكر ابن حزم: أنهم اختلفوا في شهادة امرأة مع يمين الطالب ودون يمينه) [النكت على المحرر: ٢/ ٣١٦ - ٣١٧].
- وقال أيضا: (قوله (٣): «والوكالة في المال والإيصاء إليه».
تبع فيه القاضي وغيره، قال القاضي: لأنها إن لم تكن مالا، فإنها تتضمن التصرف في المال، والدليل كما تقدم.
وقد نقل عنه البرزاطي في الرجل يوكل وكيلا ويشهد على نفسه رجلا وامرأتين: إن كانت الوكالة بمطالبة بدين فأما غير ذلك فلا.
(١) أي: صاحب «المحرر».
(٢) أي: امرأتان ويمين مكان رجل ويمين.
(٣) أي: صاحب «المحرر»، وتمام كلامه: (وهل يقبل الرجل والمرأتان والشاهد واليمين في العتق والوكالة في المال والإيصاء إليه؟ ).