1528 – Ce qui est recevable en matière de biens et de ce qui s’y rattache : – Ibn Mufliḥ écrit : « Le témoignage d’un seul homme accompagné du serment du demandeur (1) est admis lorsqu’il s’agit d’un bien ou de tout acte qui en poursuit l’obtention : vente, délai de paiement, faculté d’option (khiyâr), gage, désignation de la dot, somme d’argent non déterminée, testament au profit d’une personne précise, ou waqf institué en sa faveur. D’aucuns ont soutenu qu’il en acquiert alors la propriété, comme cela a été mentionné plus haut. Dans al-Khilâf et ailleurs, au sujet du remplacement d’une bint makhâḍ par un ibn lubûn, il précise que la condition portant sur l’absence de deux hommes n’a été posée que parce qu’il est répréhensible que des femmes siègent à l’audience alors qu’il y a déjà deux témoins masculins. Aḥmad a déclaré : le Prophète ﷺ a jugé par la combinaison d’un témoin unique et du serment. Certains ont même ajouté : deux femmes et un serment. Notre maître a dit : si l’on avançait qu’une seule femme et un serment suffisent, l’argument se tiendrait, car elles ne remplacent l’homme qu’au moment de porter la déposition, à l’instar du ḥadith relatif à la probité religieuse. » ⦗al-Furûʿ 6/589 (11/370)⦘. – Il ajoute encore : « Son affirmation (2) : “Deux femmes et un serment ne sauraient valoir un homme et un serment.” Al-Qâḍî l’a également tranché ainsi, sans considérer que cela sorte de l’école. Shaykh Taqî al-Dîn précise : Abû al-Khaṭṭâb, al-Sharîf et d’autres l’ont également affirmé dans les ouvrages de divergences, et Ibn Qudâma l’a défendu dans al-Mughnî et ailleurs, parce qu’il s’agirait alors d’additionner une preuve faible à…»
(1) Dans sa Hachiya ‘ala al-Furu, Ibn Qundus explique que « rajul » est la conjonction de « ma » dans l’expression « ma taqaddam » et qu’il faut faire témoigner le témoin avant de prêter serment. Ibn ‘Aqil, dans Umdat al-Adilla, précise qu’il est possible, selon l’une des hypothèses, d’entendre d’abord le serment avant l’audition du témoin. L’auteur aborde cette question à la fin du chapitre consacré au témoignage par témoignage, dans le cas où, après qu’un jugement a été fondé sur un témoin et sur un serment, le témoin se rétracte. Le sens de leurs écrits suggère que le témoignage et le serment restent recevables même dans le cadre d’une action dirigée contre l’absent, le mineur ou le fou, puisqu’ils n’excluent pas cette possibilité. L’indication s’en trouve dans le chapitre sur l’action contre l’absent, où il est dit qu’on ne doit pas invoquer, dans le serment, la véracité de la preuve, et dans al-Targhib (« pour sa perfection »), ce qui implique qu’il faut l’invoquer lorsqu’on produit un témoin et prête serment avec lui, confirmant ainsi l’acceptation conjointe du témoin et du serment. (2) C’est-à-dire l’auteur de al-Muharrar.
١٥٢٨ - ما يقبل في الأموال ونحوها: - قال ابن مفلح: (ويقبل في مال وما يقصد به، كبيع وأجله وخياره ورهن وتسمية مهر ورق مجهول ووصية لمعين ووقف عليه، وقيل: إن ملكه ما تقدم، قال في «الخلاف» وغيره في ابن لبون عن بنت مخاض: إنما شرط عدم الرجلين لأنه يكره حضور النساء مجلس الحكم مع وجود شاهدين من الرجال، ورجل ويمين المدعي (١)، قال أحمد: قضى بهما النبي ﷺ، وقيل: وامرأتان ويمين. وقال شيخنا: لو قيل: امرأة ويمين توجه، لأنهما إنما أقيما مقام رجل في التحمل، وكخبر الديانة) [الفروع ٦/ ٥٨٩ (١١/ ٣٧٠)]. - وقال أيضاً: (قوله (٢): ولا يقبل امرأتان ويمين مكان رجل ويمين. وكذا قطع به القاضي ولم يخرجه من المذهب. قال الشيخ تقي الدين: وقطع به أيضًا أبو الخطاب والشريف وغيرهما في كتب الخلاف، ونصره في «المغني» وغيره، لأنه انضم ضعيف إلى
(١) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: («رجلٌ» عطفٌ على «ما» في قوله «ما تقدم»، ويجب تقديم شهادة الشاهد على اليمين، وذكر ابن عقيل في «عمد الأدلة»: أنه يجوز سماع اليمين قبل الشاهد في أحد الاحتمالين، ذكر المصنف المسألة في آخر باب الشهادة على الشهادة، في مسألة: إذا حكم بشاهد ويمين، فرجع الشاهد، وظاهر كلامهم أنه يقبل الشاهد واليمين في مسألة الدعوى على الغائب والصبي والمجنون، لأنهم لم يستثنوا ذلك، وقد ذكر المصنف في مسألة الدعوى على الغائب ما يدل على ذلك، فإنه قال: ولا يتعرض في يمينه لصدق البينة، وفي «الترغيب»: لكمالها، فيجب تعرضه إذا أقام شاهدا، وحلف معه، فدل كلامه على قبول الشاهد واليمين). (٢) أي: صاحب «المحرر».