Shaykh Taqî al-Dîn remarque : « Leur argument consistant à distinguer entre la mécréance (kufr) et la perversité (fisq) au motif que la mécréance s’assume comme religion implique qu’il faut y rattacher la perversité relevant d’une croyance, ou d’un acte fondé sur une croyance, tel que la consommation de nabîdh (boisson fermentée) selon l’avis qui l’autorise. » Fin de sa citation. [al-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar, 2/309-310]
1526 – Si, après la déposition, apparaît un empêchement à l’acceptation :
– Ibn Mufliḥ dit : (au sujet de sa parole (1) : « Et si un empêchement, dû à la perversité ou à un soupçon, survient, le jugement ne sera pas rendu sur la base de cette déposition. »)
Je n’ai relevé, comme déjà indiqué, aucune divergence à ce propos. Le Qâḍî rapporte un consensus en ce sens : lorsque les témoins apostasient, deviennent pervers ou se rétractent avant que le jugement ne soit prononcé, celui-ci n’est pas établi sur leur témoignage, car cela fait naître un soupçon quant au moment de la déposition.
Shaykh Taqî al-Dîn commente : « Inclure l’apostasie dans ce cas est problématique. »
Il ajoute : « On a motivé (la règle) par le fait que la perversité et l’apostasie sont des états que l’on peut dissimuler ; il en va donc de même pour leurs analogues qui les précèdent. » Fin de sa citation. [al-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar, 2/311]