— selon l’avis le plus correct rapporté de lui.
Ḥanbal rapporte encore de lui, à propos de l’enfant : lorsqu’il atteint la puberté, son témoignage est recevable ; de même, si l’on a témoigné alors qu’on était esclave, la déposition n’est pas admise, mais, sitôt affranchi, elle l’est pourvu que l’intéressé soit intègre.
Le Qâḍî invoque le même argument — tout en rappelant qu’imâm Aḥmad l’a formulé explicitement — en citant la version d’Abû Ṭâlib : « Si l’enfant a mémorisé la déposition puis, devenu majeur, témoigne, son témoignage est admis ; il en va de même pour l’esclave après son affranchissement, ainsi que pour le Juif et le Chrétien : s’ils embrassent l’islam et sont fiables, leur témoignage est accepté. »
Shaykh Taqî al-Dîn commente, dans la narration d’Abû Ṭâlib : « Il semble que cela vise le cas où la déposition n’avait pas encore été rejetée durant la période d’empêchement. » Fin de sa citation. [al-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar, 2/308]
Il dit encore : (1) « … comme lorsqu’elle a été rejetée pour cause de perversité. »
Il s’agit là d’un texte explicite d’imâm Aḥmad. Dans la version d’Aḥmad b. Saʿîd au sujet du témoignage du pervers, il déclare : « Si la déposition a été repoussée une première fois, puis que son auteur se repent et se corrige et la présente de nouveau, elle n’est pas recevable, car le jugement est déjà tranché. »
Je n’ai relevé de divergence que la phrase de l’auteur d’al-Riʿâya al-Kubrà : « Elle n’est pas acceptée selon l’opinion la plus juste », position qui est aussi celle des trois imâms. Quant à l’opinion favorable à l’acceptation, elle a été défendue par Abû Thawr, al-Muzanî et Dâwûd.
Ibn al-Mundhir ajoute : « Le raisonnement étaye cette règle pour tout autre (2) témoignage, comme dans les questions précédentes ; la preuve de l’exclusion et la distinction ont déjà été exposées. »
(1) C’est-à-dire l’auteur du al-Muḥarrar.
(2) Telle est la graphie dans le manuscrit original ; peut-être conviendrait-il de lire kaghayr, comme dans an-Nukat ʻala al-Furuʻ d’Ibn Qundus (vol. 11, p. 366).
في الأصح عنه».
نقل عنه حنبل في الصبي: إذا بلغ جازت شهادته، وكذلك إذا شهد وهو عبد لم تجز، فإذا أعتق جازت إذا كان عدلا.
واحتج القاضي أيضًا ــ مع أنه ذكر أن أحمد نص عليه ــ بقول الإمام أحمد في رواية أبي طالب في الصبي إذا حفظ الشهادة ثم كبر فشهد: جازت شهادته، وكذلك العبد إذا عتق، وكذلك اليهودي والنصراني إذا كان عدلا جازت شهادته إذا أسلم.
قال الشيخ تقي الدين في رواية أبي طالب: الظاهر أنها فيما إذا لم تُرَدّ في زمان المنع. انتهى كلامه) [النكت على المحرر: ٢/ ٣٠٨].
- وقال أيضا: (قوله (١): «كما لو ردت لفسق».
نص عليه، قال في رواية أحمد بن سعيد في شهادة الفاسق: إذا ردت مرة ثم تاب وأصلح فأقامها بعد ذلك: لم تجز، لأنه حكم قد مضى.
ولم أجد فيه خلافا إلا قوله في «الرعاية الكبرى»: لم تقبل على الأصح، وهو مذهب الأئمة الثلاثة، ورواية القبول قال بها أبو ثور والمزني وداود.
قال ابن المنذر: والنظر يدل على هذا لغير (٢) هذه الشهادة كالمسائل المتقدمة، وقد تقدم دليل المنع والفرق.
(١) أي: صاحب «المحرر».
(٢) كذا بالأصل، ولعلها: (كغير) كما في «النكت على الفروع» لابن قندس (١١/ ٣٦٦).