on les boycotte et l’on n’admet pas leur témoignage. Si l’on appliquait le même principe à la fonction d’imâm, l’argument serait également recevable, comme on le fait déjà dans la science du hadith. La distinction entre la contrainte et le libre choix, entre la capacité et l’impuissance, constitue en effet un principe majeur. [al-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar, 2/303-304] (1). 1524 – Le témoignage de l’esclave Ibn Mufliḥ rapporte : « … D’après Ahmad : il s’arrêta (refusa de trancher) sur cette question. Abû al-Ḥârith lui demanda : “Le témoignage de l’esclave ?” Il répondit : “Les savants sont partagés à ce sujet”, puis refusa de se prononcer. Il déclara encore : “Je préfère m’en préserver”, et s’abstint d’émettre un avis, ajoutant : “Il en va de même pour le *mukâtab* (esclave sous contrat d’affranchissement) et le *mudabbar* (esclave promis à être affranchi à la mort du maître).” Selon une cinquième version attribuée à Ahmad : son témoignage n’est jamais recevable. Dans la narration d’Abû Ṭâlib, il affirme : “L’esclave, en tout état de cause, est déficient, il n’est pas l’égal de l’homme libre ; on n’accepte donc pas son témoignage ni en matière de divorce ni pour les sentences.” Tel est également l’avis d’Abû Ḥanîfa, Mâlik et al-Shâfiʿî, car le témoignage repose sur la dignité et la complétude. Shaykh Taqî al-Dîn signale qu’on peut tirer d’imâm Ahmad une opinion similaire, et l’on y reviendra dans la question suivante. [al-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar, 2/307-308] 1525 – Celui dont le témoignage a été rejeté par le juge puis présenté de nouveau après disparition de l’empêchement Ibn Mufliḥ dit : « Sa parole (2) : “Celui qui témoigne devant le juge et dont la déposition est refusée en raison de sa mécréance, de son statut d’esclave, de son jeune âge, de sa folie, de son mutisme, puis qui la renouvelle après la disparition de l’empêchement, son témoignage est accepté” »
(1) Voir : al-Fatawa, vol. 10, p. 376-377 ; vol. 13, p. 125. (2) C’est-à-dire l’auteur du Muḥarrar.
يهجرون لم تقبل شهادتهم، ولو قيل في الإمامة أيضًا مثل ذلك لتوجه، كما في علم الحديث، والفرق بين الاضطرار والاختيار، وبين القدرة والعجز أصل عظيم) [النكت على المحرر: ٢/ ٣٠٣ - ٣٠٤] (١). ١٥٢٤ - شهادة العبد: - قال ابن مفلح: ( ... وعن أحمد: التوقف في هذه المسألة، قال أبو الحارث: قلت للإمام أحمد: شهادة العبد؟ قال: قد اختلف الناس في ذلك، وأبى أن يجيب فيها. وقال أيضًا: أحب العافية من ذلك، وأبى أن يجيب، قال: وكذلك المكاتب والمدبر. وعن أحمد رواية خامسة: لا تقبل بحال، قال في رواية أبي طالب: العبد في جميع أمره ناقص ليس مثل الحر، ولا تقبل له شهادة في الطلاق والأحكام، وبه قال أبو حنيفة ومالك والشافعي، لأنها مبنية على المروءة والكمال. قال الشيخ تقي الدين: قد يؤخذ عن الإمام أحمد رواية كذلك، وسيأتي في المسألة بعدها) [النكت على المحرر: ٢/ ٣٠٧ - ٣٠٨]. ١٥٢٥ - من ردت شهادته عند الحاكم ثم أعادها بعد زوال المانع: - قال ابن مفلح: (قوله (٢): «ومن شهد عند الحاكم فردت شهادته لكفره أو رقه أو صغره أو جنونه أو خرسه، ثم أعادها بعد زوال المانع قبلت
(١) انظر: «الفتاوى» (١٠/ ٣٧٦ - ٣٧٧؛ ١٣/ ١٢٥). (٢) أي: صاحب «المحرر»