Il a dit : « Nombreux sont ceux qui, tout en affichant une pratique religieuse, n’apportent aucun soutien à la personne qu’ils ont lésée et ne s’acquittent pas des droits qu’ils lui doivent. Au contraire, si quelqu’un le dénigre, ils ne l’approuvent pas, mais ils ne rappellent pas non plus ses qualités ; de même, si quelqu’un le loue, ils gardent le silence. Celui-là est fautif pour avoir délaissé un devoir prescrit (1), sans pour autant être un agresseur. Quant à celui qui transgresse par la parole ou par l’acte, il mérite d’être châtié. Celui, en revanche, qui fait preuve de taqwâ (crainte révérencielle) et de patience, Allah le fait profiter de sa taqwâ, comme Il l’a fait pour Zaynab bint Jahsh — paix sur elle. » [al-Furūʿ 6/584 (11/362-363)] (2).
1519 – Témoignage et aveu du mineur
Ibn Mufliḥ écrit : « Shaykh Taqî ad-Dîn a dit : Le qâḍî a mentionné qu’il est unanimement admis que l’aveu (iqrâr) du mineur n’est pas recevable.
Il a ajouté : Voilà qui me paraît étonnant ; ils se sont justifiés en arguant que l’aveu du mineur ne porte que sur des biens, soit à sa charge, soit à celle d’autrui.
Il a poursuivi : Ils rapportent encore qu’il n’y a divergence que sur le témoignage relatif aux blessures impliquant le qiṣâṣ, tandis que le témoignage concernant des biens n’est pas accepté.
Shaykh Taqî ad-Dîn déclare : Cela aussi est surprenant, car il n’existe pas de qiṣâṣ entre enfants ; leur témoignage ne concerne donc que ce qui entraîne une responsabilité pécuniaire. Je pense qu’ils ont simplement écarté la question de l’aveu, car la ʿâqila n’assume pas une reconnaissance de dette, contrairement à ce qui est visé par le témoignage, et l’on n’accepte pas davantage leur parole lorsque l’un d’eux endommage les vêtements d’un autre.
Le témoignage des enfants contre leur maître est-il recevable ? Ibn al-Qaṣṣâr a signalé à ce sujet une divergence d’opinion parmi ses condisciples. Fin de sa citation. » [al-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar : 2/285-286].
(1) Dans l’édition 2 : « al-Umur » (Les Affaires), lecture confirmée par l’édition 1.
(2) Al-Fatawa, t. 10, p. 123.
قال: وكثير ممن عنده دين لا يعين من ظلمه، ولا يقوم بما يجب من حقه، بل إذا ذمه أحد لم يوافقه، ولا يذكر محامده، وكذا لو مدحه أحد لسكت، وهذا مذنب في ترك المأمور (١) لا معتد، وأما من اعتدى بقول أو فعل فذاك يعاقب، ومن اتقى وصبر نفعه الله بتقواه، كما جرى لزينب بنت جحش (عليه السلام)) [الفروع ٦/ ٥٨٤ (١١/ ٣٦٢ - ٣٦٣)] (٢).
١٥١٩ - شهادة وإقرار الصبي:
- قال ابن مفلح: (قال الشيخ تقي الدين: وذكر القاضي أنه لا يقبل إقراره وفاقا.
قال: وهذا عندي عجيب، واعتذروا عنه بأن إقراره لا يكون إلا بالمال، إما عليه، وإما على غيره.
قال: وذكر عنهم أن الخلاف في الشهادة على الجراح الموجب للقصاص، فأما الشهادة بالمال فلا تقبل.
قال الشيخ تقي الدين: وهذا أيضا عجيب، فإن الصبيان لا قود بينهم، وإنما الشهادة بما يوجب المال، وما أظن إلا أنهم أسقطوا الإقرار، لأن العاقلة لا تحمل الاعتراف بخلاف المشهود به، ولا تقبل في إتلاف بعضهم ثياب بعض.
وهل تقبل شهادة الصبيان على المعلم؟ ذكر ابن القصار فيه خلافا بين أصحابه. انتهى كلامه) [النكت على المحرر: ٢/ ٢٨٥ - ٢٨٦].
(١) في ط ٢: (الأمور)، والمثبت من ط ١.
(٢) «الفتاوى» (١٠/ ١٢٣).