1515 – Le témoignage du non-voyant : – Ibn Mufliḥ a dit : « Quant au témoignage portant sur des actes, il n’est pas recevable. Le Qâḍî rapporte cela comme l’avis unanimement admis et l’explique en soulignant que la connaissance des actes passe par la vue, chose dont le non-voyant est dépourvu. D’autres que le Qâḍî l’ont également mentionné. Shaykh Taqî al-Dîn ajoute : tout ce qui est connu par notoriété publique, telle qu’une naissance, peut faire l’objet d’un témoignage selon l’opinion d’al-Khirâqî. » Fin de sa citation. ⦗Al-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar, 2/289-290⦘. – Il dit encore : « Si le non-voyant déclare : “Je témoigne que Untel a un droit sur cette personne”, sans préciser son nom ni sa filiation, ou si un témoin voyant dépose contre un homme placé derrière un écran sans mentionner son nom ni sa filiation, le témoignage n’est pas valide. Le Qâḍî rapporte cela comme une position reconnue par tous, y compris par les contradicteurs, et distingue le cas en disant que la personne visée reste inconnue. Shaykh Taqî al-Dîn commente : selon l’analogie de l’école, dès lors qu’il entend la voix de la personne, le témoignage est valable lors de la déposition comme il l’est lors de la réception, car nous n’exigeons pas de voir la personne concernée au moment de la réception, fût-ce par un témoin voyant ; de la même façon, nous ne l’exigeons pas au moment de la déposition. C’est comparable à l’indication qu’un voyant fait à propos d’une personne présente après en avoir donné le nom et la filiation : selon l’opinion la plus solide, cette indication ne requiert pas la vue ; de même, lorsqu’il la désigne, la vision n’est pas requise. Il s’ensuit que le non-voyant peut témoigner contre celui dont il reconnaît la voix, même s’il ignore son nom et sa filiation, et il peut déposer dès qu’il entend cette voix. » ⦗Al-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar, 2/290-291⦘. – Il ajoute encore : « Le Qâḍî — dans le cadre de la même question — a déclaré : “De plus, la survenue de la cécité après la réception du témoignage n’a rendu impossible que la vision de la personne concernée et son indication… »
١٥١٥ - شهادة الأعمى: - قال ابن مفلح: (فأما الشهادة على الأفعال فلا تجوز. ذكره القاضي محل وفاق، واعتذر بأن الأفعال طريقها المشاهدة، وذلك لا يمكن حصوله من الأعمى، وكذلك ذكره غير القاضي. قال الشيخ تقي الدين: ما علمه بالاستفاضة كالولادة، شهد به على قول الخرقي. انتهى كلامه) [النكت على المحرر: ٢/ ٢٨٩ - ٢٩٠]. - وقال أيضا: (فإن قال الأعمى: أشهد أن لفلان على هذا شيئًا، ولم يذكر اسمه ونسبه، أو شهد البصير على رجل من وراء حائل، ولم يذكر اسمه ونسبه: لم يصح. ذكره القاضي محل وفاق أصلا للمخالف، وفرق بأن المشهود عليه مجهول. قال الشيخ تقي الدين: قياس المذهب أنه إذا سمع صوته صحت الشهادة عليه أداء، كما تصح الشهادة عليه تحملا، فإنا لا نشترط رؤية المشهود عليه حين التحمل ولو كان الشاهد بصيراً، فكذلك لا نشترطها عند الأداء، وهذا نظير إشارة البصير إلى الحاضر إذا سماه ونسبه، وهو لا يشترط في أصح الوجهين، فكذلك إذا أشار إليه لا تشترط رؤيته. قال: وعلى هذا فتجوز شهادة الأعمى على من عرف صوته، وإن لم يعرف اسمه ونسبه، ويؤديها عليه إذا سمع صوته) [النكت على المحرر: ٢/ ٢٩٠ - ٢٩١]. - وقال أيضا: (قال القاضي ــ ضمن المسألة ــ: وأيضاً فإن حدوث العمى بعد تحمل الشهادة لم يتعذر معه إلا معاينة المشهود عليه، والإشارة