un autre, dans une question déterminée, deux avis existent. Le premier – conforme à l’opinion de Mâlik et d’al-Shâfiʿî – maintient cette interdiction, tandis que l’avis contraire est le plus réputé. Considérer cette adhésion (1) comme un devoir absolu impliquerait d’obéir, dans chacun de ses ordres et de ses interdictions, à quelqu’un d’autre que le Prophète ﷺ, et cela (2) contredit l’(3) unanimité, ainsi que l’a déclaré notre maître. Il ajouta : « Quant à en admettre la simple permission, la question reste sujette à réserve. » Il déclara encore : « Celui qui impose de suivre un imam déterminé doit être sommé de se rétracter ; s’il se repent, tant mieux, sinon il sera mis à mort. Quant à celui qui se contente de dire que cela “serait souhaitable”, il est ignorant et égaré. » Il poursuivit : « Quiconque suit un imam puis s’écarte de son avis dans certaines questions en raison de la force de la preuve ou parce que l’un des deux est plus savant et plus pieux, agit convenablement ; son intégrité n’en est nullement entachée, et cela, sans la moindre controverse. » Il dit encore : « Dans ce cas, la démarche est permise selon les imams de l’islam. » Et il ajouta : « Mieux encore : elle devient obligatoire, et Aḥmad l’a explicitement affirmé. » [al-Furūʿ 6/571-572 (11/345-346)] (4). 1508 – Le divertissement : – Ibn Mufliḥ rapporte : « Shaykh Taqî al-Dîn a commenté la parole du Prophète ﷺ : “Tout divertissement auquel l’homme se livre…” »
(1) Dans la 2ᵉ édition (et dans al-luzum), attesté par la 1ʳᵉ édition et le manuscrit (p. 397). (2) Dans la 1ʳᵉ édition : « et ceci », attesté par la 2ᵉ édition et le manuscrit (p. 397). (3) Dans sa Hashiya ’ala al-Furuʾ, Ibn Qundus écrit : « C’est-à-dire, affirmer qu’il est obligatoire de se conformer à une madhhab (école juridique) dont on accepte à la fois les rukhsa (concessions) et les azaʾim (exigences), et qu’il est interdit d’en changer pour quelque question que ce soit, implique une obéissance à une autorité autre que le Prophète ﷺ dans tous ses ordres et interdictions, ce qui contredit l’unanimité (ijma). Ce point de vue, nécessairement opposé à l’ijma, est l’une des deux positions possibles. » (4) « Jâmiʿ al-masâʾil », vol. 4, p. 319-320 ; « Mukhtasar al-fatâwa al-Misriyya », no 555 ; « al-Ikhtiyârât » d’al-Baʿlî, p. 482.
غيره في مسألة ففيها وجهان، وفاقا لمالك والشافعي وعدمه أشهر، وفي اللزوم (١) طاعة غير النبي ﷺ في كل أمره ونهيه، وهو (٢) خلاف الإجماع (٣)، قاله شيخنا. وقال: جوازه فيه ما فيه. قال: ومن أوجب تقليد إمام بعينه استتيب، فإن تاب وإلا قتل، وإن قال ينبغي كان جاهلا ضالا. قال: ومن كان متبعا لإمام فخالفه في بعض المسائل لقوة الدليل أو لكون أحدهما أعلم وأتقى فقد أحسن ولم يقدح في عدالته، بلا نزاع. وقال أيضا: في هذه الحال يجوز عند أئمة الإسلام. وقال أيضا: بل يجب، وأن أحمد نص عليه) [الفروع ٦/ ٥٧١ - ٥٧٢ (١١/ ٣٤٥ - ٣٤٦)] (٤). ١٥٠٨ - اللهو: - قال ابن مفلح: (قال الشيخ تقي الدين: قول النبي ﷺ: «كل لهو يلهو
(١) في ط ٢ (وفي لزوم)، والمثبت من ط ١ والنسخة الخطية (ص ٣٩٧). (٢) في ط ١: (وهذا)، والمثبت من ط ٢ والنسخة الخطية (ص ٣٩٧). (٣) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (أي: القول بأنه يلزم التمذهب بمذهب يأخذ برخصه وعزائمه، ويمنع من الانتقال إلى غيره في مسألة، فيه طاعة غير النبي ﷺ في كل أمره ونهيه، وهذا خلاف الإجماع، وهذا القول الذي يلزم منه خلاف الإجماع هو أحد الوجهين). (٤) «جامع المسائل» (٤/ ٣١٩ - ٣٢٠) , «مختصر الفتاوى المصرية» (٥٥٥)، «الاختيارات» للبعلي (٤٨٢).