– Il a encore déclaré : (Ibn Abî Mûsâ a dit : « L’avis le plus manifeste d’Imâm Aḥmad est que le témoignage de celui qui boit du nabîdh par interprétation, sans être ivre, n’est pas recevable. » Al-Riʿâya précise : « car il devient alors fâsiq ; » telle est aussi l’opinion de Mâlik, et Shaykh Taqî al-Dîn l’a retenue. Ce dernier ajoute : « On repousse son témoignage, parce qu’il mérite d’être mis à l’écart et sanctionné, comme l’innovateur ; la raison en est que son acte requiert l’application du ḥadd, peine qui ne concerne que lui. ») ⦗al-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar 2/260⦘ (1).
1505 – Suivre les dispenses des savants :
– Ibn Mufliḥ dit : « Quiconque s’appuie sur les dispenses, selon le texte explicite (d’Aḥmad), est déclaré fâsiq, et Ibn ʿAbd al-Barr en rapporte le consensus. Notre shaykh ajoute : les savants l’ont réprouvé. » ⦗Al-Furūʿ 6/571 (11/344-345)⦘.
– Il dit encore : « Al-Qâḍî a écrit, au verso des cahiers de “al-ʿUdda” : J’ai extrait du “Majmûʿ” (2) d’Abû Ḥafṣ al-Barmakî – d’après la copie de son fils Abû Isḥâq – ces paroles : ʿAbd Allâh : J’ai entendu mon père dire : “Si un homme adoptait toutes les dispenses : l’opinion des gens de Kûfa sur le nabîdh, celle des gens de Médine à propos des biens indivis, et celle des gens de La Mecque concernant le mariage de jouissance (mutʿa), il serait fâsiq.”
Al-Qâḍî commente : Ceci se comprend de deux manières :
• Soit il appartient aux gens de l’ijtihâd et son effort personnel ne l’a pas conduit à ces dispenses ; il est alors fâsiq, parce qu’il a délaissé ce qu’il tient pour vrai et a suivi le faux ;
• soit il est un simple profane qui s’est avancé vers ces dispenses sans taqlîd ; lui aussi est fâsiq, car il a manqué à son obligation, le taqlîd.
Quant au profane qui adopte ces avis par taqlîd, il n’est pas déclaré fâsiq, car