bien que l’imam Aḥmad ait interdit de recevoir leurs récits par mesure de ḥajr (boycottage) – motif, d’ailleurs, variable. C’est ainsi qu’al-Khallâl s’abstint de rapporter d’un certain nombre de personnes sur la défense de al-Marwazî, puis transmit finalement d’eux après sa mort. Il ajouta : al-Qâḍî range l’appel à la bidʿa (innovation) dans une catégorie qui n’entre pas dans la notion générale d’ʿadāla (probité), et il considère l’innovation entraînant le fisq (perversité) comme telle. ⦗Al-Furūʿ 6/567 (11/339-340)⦘ (1).
1503 – Celui qui commet une question subsidiaire objet de divergence :
– Ibn Mufliḥ rapporte : « Celui qui tombe dans un point secondaire faisant l’objet d’une divergence tout en croyant qu’il est interdit, son témoignage est rejeté ; tel est le texte explicite (d’Aḥmad). D’aucuns disent : non, il est traité comme celui qui agit par interprétation valable. Il est précisé dans al-Irshâd : sauf s’il tient pour licite le ribâ al-faḍl (usure d’échange) ou s’il adopte l’opinion de “l’eau pour l’eau” (n’exiger le grand bain qu’en cas d’éjaculation), car ces deux choses sont désormais prohibées. Notre shaykh les a comptées parmi les cas allant à l’encontre du texte, semblables à ceux qui rendent caduque la sentence d’un juge. Il a encore dit : Les savants ont divergé pour savoir si les juristes entrent dans la catégorie des Ahl al-Ahwâʾ (gens des passions) ; al-Qâḍî et d’autres les y ont inclus, tandis qu’Ibn ʿAqîl et d’autres les en ont exclus. » ⦗Al-Furūʿ 6/569-570 (11/343)⦘ (2).
1504 – Le buveur de nabîdh :
– Ibn Mufliḥ dit : « D’après une autre version (rapportée d’Aḥmad), celui qui, par interprétation, boit du nabîdh sans être ivre est déclaré fâsiq ; c’est l’avis retenu dans al-Irshâd et al-Mub-hij, comme pour l’application du ḥadd, car cette position renvoie à ce sur quoi il y a consensus et à la sunna largement connue. Ibn al-Zâghûnî l’a motivée en disant que la question concerne le juge, non l’auteur de l’acte, comme pour les autres sentences. Dans al-Wâḍiḥ, deux versions sont rapportées à ce sujet ; on y assimile le cas à celui d’un dhimmî qui boit du vin, et c’est aussi l’opinion apparente de al-Mujaz. Les propos de notre shaykh, cependant, sont divergents. » ⦗Al-Furūʿ 6/570 (11/343)⦘
(1) al-Musawwadah, vol. 1, p. 526.
(2) al-Fatawa, vol. 18, p. 333.
الإمام أحمد عن الأخذ عنهم لعلة الهجر، وهي تختلف، ولهذا لم يرو الخلال عن قوم لنهي المروذي، ثم روى عنهم بعد موته.
قال: وجعل القاضي الدعاء إلى البدعة قسما غير داخل في مطلق العدالة، والبدعة المفسقة) [الفروع ٦/ ٥٦٧ (١١/ ٣٣٩ - ٣٤٠)] (١).
١٥٠٣ - من أتى فرعا مختلفا فيه:
- قال ابن مفلح: (ومن أتى فرعا مختلفا فيه يعتقد تحريمه ردت شهادته، نص عليه، وقيل: لا، كمتأول، وفيه في «الإرشاد»: إلا أن يجيز ربا الفضل، أو يرى الماء من الماء، لتحريمهما الآن، وذكرهما شيخنا مما خالف النص من جنس ما ينقض فيه حكم الحاكم.
وقال: اختلف الناس في دخول الفقهاء في أهل الأهواء، فأدخلهم القاضي وغيره، وأخرجهم ابن عقيل وغيره) [الفروع ٦/ ٥٦٩ - ٥٧٠ (١١/ ٣٤٣)] (٢).
١٥٠٤ - شارب النبيذ:
- قال ابن مفلح: (وعنه: يفسق متأول، لم يسكر من نبيذ، اختاره في «الإرشاد» و «المبهج»، كحده، لأنه يدعو إلى المجمع عليه والسنة المستفيضة، وعلله ابن الزاغوني بأنه إلى الحاكم لا إلى فاعله، كبقية الأحكام، وفيه في «الواضح» روايتان، كذمي شرب خمرا، وهو ظاهر «الموجز»، واختلف كلام شيخنا) [الفروع ٦/ ٥٧٠ (١١/ ٣٤٣)].
(١) «المسودة» (١/ ٥٢٦).
(٢) «الفتاوى» (١٨/ ٣٣٣).