Il a dit : Relèvent également de ce domaine : « Quiconque nous trompe n’est pas des nôtres » et « Quiconque brandit les armes contre nous n’est pas des nôtres ». ⦗Al-Furūʿ 6/564 (11/336)⦘ (1).
1501 – Parmi les kabîra (grands péchés)
– Ibn Mufliḥ rapporte : « Notre shaykh a dit : Celui qui atteste mensongèrement d’un aveu en connaissant la réalité, ou qui s’attarde à regarder à plusieurs reprises des étrangères sans qu’il y ait un besoin légitime selon la loi, porte atteinte à son intégrité morale (‘adâla).
Il a encore dit : Nul ne mettra en doute que prier alors qu’on est sans ablution, ou sans être tourné vers la qibla, ou en dehors du temps prescrit, ou sans récitation, constitue un kabîra. » ⦗Al-Furūʿ 6/565 (11/337)⦘ (2).
Voir également le numéro (1539).
1502 – Le récit de l’innovateur
– Ibn Mufliḥ écrit : « Plusieurs savants ont relaté, au sujet du récit de l’innovateur qui ne fait pas la propagande de sa nouveauté, diverses opinions (3). La troisième veut que, si son innovation n’entraîne qu’un fisq (perversité), son témoignage soit accepté ; mais, si elle conduit au kufr (mécréance), il soit rejeté. La question a déjà été abordée dans le chapitre consacré aux rebelles. Notre shaykh a choisi l’avis selon lequel on ne déclare personne débauché, et le Qâḍî l’a formulé de même dans son Commentaire de al-Kharqî, à propos du simple imitateur, comme dans Al-Furūʿ ; car distinguer entre ces deux cas ne vient pas des imams de l’Islam et n’est pas recevable, même s’il le proscrit… »
(1) Voir : al-Fatâwâ, vol. 7, p. 36 ; vol. 11, pp. 650-657.
(2) al-Ikhtiyârât d’al-Ba‘lî, pp. 517-518.
(3) Dans sa Hachiya sur al-Furû‘, Ibn Qundus distingue le « mubtadi‘ » (innovateur) du « da‘iya » (propagateur d’innovation) : le premier ne prêche pas sa propre bid‘a (innovation). Abû al-Khaṭṭâb admet son témoignage, al-Qâḍî et d’autres le refusent. Quant au da‘iya, sa transmission est rejetée par la majorité des savants, notamment chez les shâfi‘ites, bien que al-Qâḍî, Abû al-Khaṭṭâb et certains maîtres l’aient acceptée. Cette position, attribuée à al-Shâfi‘î, est reprise par l’auteur dans ses Uṣûl.
قال: ومن هذا الباب: «من غشنا فليس منا»، و «من حمل علينا السلاح فليس منا») [الفروع ٦/ ٥٦٤ (١١/ ٣٣٦)] (١).
١٥٠١ - من الكبائر:
- قال ابن مفلح: (قال شيخنا: من شهد على إقرار كذب مع علمه بالحال، أو تكرر نظره إلى الأجنبيات والقعود له بلا حاجة شرعية قدح في عدالته.
قال: ولا يستريب أحد فيمن صلى محدثا، أو لغير القبلة، أو بعد الوقت، أو بلا قراءة، أنه كبيرة) [الفروع ٦/ ٥٦٥ (١١/ ٣٣٧)] (٢).
وانظر: ما يأتي برقم (١٥٣٩).
١٥٠٢ - خبر المبتدع:
- قال ابن مفلح: (وذكر جماعة في خبر غير الداعية روايات (٣): الثالثة إن كانت مفسقة قبل، وإن كانت مكفرة رد، وسبقت المسألة في البغاة, واختار شيخنا: لا يفسق أحد، وقاله القاضي في «شرح الخرقي» في المقلد كالفروع؛ لأن التفرقة بينهما ليست من أئمة الإسلام، ولا تصح، وإن نهى
(١) انظر: «الفتاوى» (٧/ ٣٦؛ ١١/ ٦٥٠ - ٦٥٧).
(٢) «الاختيارات» للبعلي (٥١٧ - ٥١٨).
(٣) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (المبتدع غير الداعية، هو الذي لم يدع إلى بدعته، اختار أبو الخطاب القبول، واختار القاضي وغيره عدمه، وأما الداعية فلا تقبل روايته عند جمهور العلماء منهم الشافعية، وجزم به القاضي وأبو الخطاب وغيرهما، وقبله بعض أصحابنا وغيرهم، وحكي عن الشافعي، قال ذلك المصنف في «أصوله»).