— lequel avait manifesté son repentir ; alors il dit : « Qu’il se repente dans l’intimité qui le lie à Allah, et qu’il se tienne à l’écart des partisans de sa doctrine jusqu’à ce que les gens sachent qu’il est repentant. » Il poursuivit : l’apparence de ces paroles montre qu’il n’a pas fait de cette mise à l’écart une condition de validité du repentir ; il l’a seulement requise pour qu’elle serve d’indice de son repentir auprès de ceux qui le connaissent, sans poser d’exigence supplémentaire. Tel est également le choix retenu dans « al-Mughnî ». Il y est dit : « L’avis correct est que le repentir d’une innovation est comparable aux autres repentirs, sauf si ce repentir résulte d’un acte qui ressemble à la contrainte, comme celui de Ṣubaygh ; dans ce cas on exige un délai permettant de vérifier que son repentir procède d’une sincérité véritable et non d’une contrainte. » Le shaykh Taqî al-Dîn déclara : « Quiconque médite la parole d’Aḥmad constatera qu’en tout endroit il ne considère que le repentir lui-même ; cependant, nous ne pouvons pas connaître la véracité de son repentir par sa seule affirmation : “Je me suis repenti.” Il faut nécessairement qu’il renonce effectivement à ce péché et que ses signes persistent une année, afin que cela constitue pour nous une preuve de la sincérité de son repentir entre lui et Allah. Il doit, en outre, se tenir à l’écart des gens de sa doctrine jusqu’à ce que les gens sachent qu’il est repentant. Ainsi, son repentir auprès d’Allah est valable d’emblée, tandis qu’aux yeux des hommes il doit abandonner les lieux du péché, c’est-à-dire s’éloigner des auteurs de ce péché. » Quant à l’affirmation du Qâḍî : « On n’a prescrit cela que pour que ce soit un indice de son repentir auprès de ceux qui le connaissent », elle est faible ; car le fait de se tenir à l’écart des partisans de la doctrine innovée est en soi obligatoire. Il l’a prescrit parce que leur fréquentation prouve qu’il persiste à suivre ce dont il prétend s’être repenti, et parce qu’il a dit : « jusqu’à ce que les gens sachent cela de lui », ce qui suppose aussi bien la connaissance de ceux qui savent qu’il s’est repenti que de ceux qui l’ignorent. N’observes-tu pas que la question porte sur un homme qui a manifesté son repentir ? La véritable repentance est donc publique. Il a d’ailleurs ajouté : « Parmi les signes de son repentir, il y a qu’il soutienne désormais ceux qu’il combattait auparavant à cause de l’innovation, et qu’il combatte ceux qu’il soutenait pour elle », puis il conclut : « Voilà un repentir valide. » Tu comprends dès lors qu’il faut impérativement un signe qui atteste pour nous de la validité
أظهر التوبة ــ فقال: يتوب فيما بينه وبين الله، ويجانب أهل مقالته حتى يعرف الناس أنه تائب. قال: وظاهر هذا أنه لم يجعل مجانبته شرطا في صحة توبته، وإنما جعلها ليكون ذلك دلالة على توبته عند من عرف ذلك منه، ولم يشترط معنى زائدا على ذلك. وهذا اختياره في «المغني»، قال: والصحيح أن التوبة من البدعة كغيرها، إلا أن تكون التوبة بفعل يشبه الإكراه كتوبة صبيغ، فتعتبر له مدة تظهر أن توبته عن إخلاص لا عن إكراه. وقال الشيخ تقي الدين: من تأمل كلام أحمد وجده إنما يعتبر في جميع المواضع التوبة، لكن نحن لا نعلم صدقه في توبته بمجرد قوله: قد تبت، فلا بد من انكفافه عن ذلك الذنب، وعلاماته سنة، ليكون هذا دليلا لنا على صدق توبته فيما بينه وبين الله، ويجانب أهل مقالته، حتى يعرف الناس أنه تائب، فجعل التوبة فيما بينه وبين الله صحيحة في الحال، وأما عند الناس فيترك مواضع الذنب، وهو مجانبة أصحاب الذنب. وقول القاضي: «إنما أمر بذلك ليكون دليلا على توبته عند من عرف ذلك منه» ضعيف، لأن المجانبة لأهل المقالة المبتدعة واجبة، وإنما أمر به لأن ملازمته دليل على القيام بموجب التوبة، ولأنه قال: حتى يعرف الناس منه ذلك، وهذا يقتضي معرفة من عرف أنه قد تاب، ومن لم يعرف أنه تاب، ألا ترى أن المسألة: أنه أظهر التوبة، فحقيقة التوبة عن إظهار، وكذلك قوله: «من علامة توبته موالاة من عاداه على البدعة، ومعاداة من والاه عليها»، وقال: «فهذه توبة صحيحة»، فعلمت أنه لا بد من علامة تدلنا على صحة