– Il ajoute encore : « Par la suite, le Qâḍî est revenu sur la question en adoptant un avis contraire et il a déclaré : “Son témoignage est recevable dès qu’il se repent, car nous avons déjà statué sur la validité intérieure de son repentir ; en conséquence, nous n’exigeons pas, pour admettre son témoignage, qu’il répare ses actes, tout comme dans le cas du repentir de l’apostat.” Shaykh Taqî al-Dîn, commentant la parole : « Le témoignage du qâdhif est accepté lorsqu’il se repent », précise : Cela vise un repentir authentique dont la validité est avérée, et l’on ne peut le constater qu’au bout d’une année. La rectitude des actes évoquée dans le Coran n’a pour but que de confirmer la validité du repentir ; or, la levée de la peine n’implique pas forcément l’acceptation du témoignage, car la peine tombe déjà par la présence de témoins ou par le simple fait d’entrer dans les premières voies du bien. Dès lors, il n’existe aucune différence entre le repentir de l’apostat et tout autre repentir. Quant à cette affirmation du Qâḍî : « J’ai statué sur la validité intérieure du repentir », elle prête à discussion, et les textes d’Aḥmad la contredisent. S’il veut dire qu’il a, lui, porté ce jugement, cela peut être exact ; mais, pour ce qui nous concerne, nous n’avons pas reconnu sa validité intérieure. Le Qâḍî poursuit : Le qadhf se présente sous deux formes : la calomnie exprimée par l’injure – telles les paroles : zanayta (tu as forniqué) ou anta zân (tu es un fornicateur) – et la calomnie sous forme de témoignage récusé. Or, lorsqu’il s’agit d’un témoignage récusé, son témoignage est accepté par le seul repentir, ainsi que l’indique le ḥadith de ʿUmar ; il en va de même quand la calomnie se présente sous forme d’injure. Il ajoute : De même que son khabar est admis sur la base de son seul repentir, sans qu’on exige une réforme concrète de ses actes, il en est ainsi pour la recevabilité de son témoignage. Pour étayer son propos, il se réfère au verset d’al-Furqân et à celui d’al-Baqara, mais l’un comme l’autre prêtent à discussion, affirme Shaykh Taqî al-Dîn. » (al-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar 2/256 (3/96))
- وقال أيضا: (ثم إن القاضي ذكر بعد ذلك المسألة بخلاف ذلك، وقال: إن شهادته تقبل بمجرد التوبة، لأنا قد حكمنا بصحة التوبة في الباطن فلم نعتبر في قبول الشهادة إصلاح العمل كالتوبة عن الردة. وقال الشيخ تقي الدين ــ عند قوله: «إن القاذف تقبل شهادته إذا تاب» ــ: معناه: التوبة الصحيحة التي يعلم صحتها، وذلك لا يكون إلا بعد سنة، وصلاح العمل المذكور في القرآن إنما هو لتصحيح التوبة، وسقوط العقوبة لا يستلزم قبول الشهادة، فإن العقوبة تسقط بالشهادات، وبالدخول في أوائل الخير، وعلى هذا فلا فرق بين التوبة من الردة وغيرها. وقوله ــ يعني القاضي ــ: «قد حكمت بصحة التوبة في الباطن» فيه نظر، ونصوص أحمد تخالف ذلك، فإنه إن أراد أنه هو الذي حكم بذلك فقد يصدق، وأما نحن فلم نحكم بصحتها في الباطن. قال القاضي: ولأن القذف على ضربين: قذف بلفظ الشتم ــ كقوله: زنيت وأنت زان ــ، وقذف بلفظ الشهادة المردودة، ثم إذا كان بلفظ الشهادة المردودة قبلت شهادته بمجرد التوبة، كما دل عليه حديث عمر، فكذلك إذا كان بلفظ الشتم. قال: ولأنه يقبل خبره بمجرد التوبة، ولا يعتبر فيه صلاح العمل، كذلك في باب الشهادة. واستشهد بآية الفرقان والبقرة، وفي كلاهما نظر، قاله الشيخ تقي الدين) [النكت على المحرر: ٢/ ٢٥٦ (٣/ ٩٦)].