Chapitre : Conditions requises pour qu’un témoignage soit recevable et motifs de son irrecevabilité 1493 – Celui qui persiste à abandonner la prière en congrégation n’est pas considéré comme intègre : – Ibn Mufliḥ rapporte : « De même, dans al-Fuṣūl, on lit : la fréquentation assidue de l’abandon de ces sunna régulières (1) n’est pas permise. Il s’appuie, pour étayer cela, sur la parole d’Aḥmad au sujet du witr : quiconque le délaisse est réputé se détourner de la sunna. Il ajoute, après avoir cité la parole d’Aḥmad concernant le witr : “Cela implique qu’il l’a jugé fāsiq (pécheur notoire).” Plusieurs autorités ont transmis que celui qui néglige le witr n’est pas adl (digne de confiance comme témoin). Notre shaykh a appliqué ce même jugement à la prière en congrégation, bien qu’elle ne soit qu’une sunna (2), car la personne qui la délaisse est qualifiée de « déficiente dans sa foi ». » ⦗al-Furūʿ 6/561 (11/332)⦘ – Il poursuit : « Shaykh Taqī al-Dīn a dit au sujet de ceux qui persistent à délaisser la prière en congrégation : leur témoignage est rejeté ; mieux, selon l’un des deux avis, on peut même les combattre. Cela vaut pour ceux qui ne jugent pas cette prière obligatoire. Quant à ceux qui la tiennent pour obligatoire, ils combattent celui qui l’abandonne et déclarent fāsiq ceux qui s’obstinent à la délaisser, une fois que la preuve autorisant le combat et la déclaration de leur perversité a été établie contre eux, tout comme on combat les rebelles (ahl al-baghy) après dissipation du doute et fin de l’injustice. » ⦗al-Nukat ʿalā l-Muḥarrar 2/260⦘ (3) 1494 – Rejet du témoignage pour un seul mensonge : – Ibn Mufliḥ écrit : « D’après lui [Imâm Aḥmad], le témoignage est rejeté pour un seul mensonge. C’est également l’opinion manifeste d’al-Mughnī, et c’est celle que notre shaykh a retenue. » ⦗al-Furūʿ 6/562 (11/333)⦘ (4) (1) Les prières surérogatoires établies qui accompagnent les cinq prières obligatoires. (2) Ici, la prière en congrégation est considérée, dans cette opinion, comme sunna et non comme obligation stricte. (3) Référence à Ibn Taymiyya (Taqī al-Dīn) dans al-Nukat ʿalā l-Muḥarrar. (4) « Notre shaykh » renvoie à Ibn Taymiyya.
(1) Le terme al-ratiba n’apparaît ni dans la 2ᵉ édition ni dans le manuscrit (p. 396). (2) Ibn Qundus écrit dans sa hachiya ‘ala al-furu’ : c’est-à-dire que notre maître parlait de celui qui abandonne la prière en congrégation en la considérant comme sunna. (3) Jâmi‘ al-masa’il (tome 4, p. 130) ; al-ikhtiyarat d’al-Ba‘li (p. 518). (4) al-ikhtiyarat d’al-Ba‘li (p. 517).
باب شروط من تقبل شهادته وما يمنع قبولها ١٤٩٣ - المصر على ترك الجماعة ليس بعدل: - قال ابن مفلح: (وكذا في «الفصول»: الإدمان على ترك هذه السنن الراتبة (١) غير جائز، واحتج بقول أحمد في الوتر، لأنه يعد راغبا عن السنة، وقال بعد قول أحمد في الوتر: وهذا يقتضي أنه حكم بفسقه، ونقل جماعة: من ترك الوتر ليس عدلا، وقاله شيخنا في الجماعة على أنها سنة (٢)، لأنه يسمى ناقص الإيمان) [الفروع ٦/ ٥٦١ (١١/ ٣٣٢)]. - وقال أيضاً: (وقال الشيخ تقي الدين ــ في المصرِّين على ترك الجماعة ــ: ترد شهادتهم، بل يقاتلون في أحد القولين، وهذا عند من لا يقول بوجوبها، فأما من قال بوجوبها: فإنه يقاتل تاركها، ويفسق المصرِّين على تركها، إذا قامت عليهم الحجة التي تبيح القتال والتفسيق، كما يقاتل أهل البغي بعد إزالة الشبهة ورفع المظلمة) [النكت على المحرر: ٢/ ٢٦٠] (٣). ١٤٩٤ - رد الشهادة بكذبة: - قال ابن مفلح: (وعنه: ترد بكذبة، وهو ظاهر «المغني»، واختاره شيخنا) [الفروع ٦/ ٥٦٢ (١١/ ٣٣٣)] (٤).
(١) (الراتبة) ليست في ط ٢ ولا في النسخة الخطية (ص ٣٩٦). (٢) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (أي: قال شيخنا فيمن ترك الجماعة على القول بأنها سنة). (٣) «جامع المسائل» (٤/ ١٣٠) , «الاختيارات» للبعلي (٥١٨). (٤) «الاختيارات» للبعلي (٥١٧).