car les personnes présentes, auprès desquelles on perçoit les sommes et contre lesquelles on plaide, ne sont pas les adversaires de l’auteur du testament ; elles ne le sont qu’au sujet de l’objet du mandat, tandis que le mandant pour le compte duquel ces fonds sont recouvrés est absent. Or, la wakâla (mandat) n’est pas un jugement rendu contre lui, mais à la fois en sa faveur et à son encontre ; il ne s’agit donc pas ici d’un jugement contre un absent, mais d’un jugement qui le concerne à la fois pour et contre lui. Fin de citation. ⦗An-Nukat 2/239⦘
– Il dit encore : « Shaykh Taqî ad-Dîn ajoute, dans une autre annotation relative aux actions en justice : Lorsque les disciples d’Abû Ḥanîfa ont refusé d’entendre un témoignage en l’absence du défendeur, ils ont alors institué la désignation d’un “adversaire procédural” qui, toutefois, ne dispense pas de la présence effective du défendeur. Ils y parviennent en faisant établir un mandat par le débiteur, en joignant à cela une waṣiyya (disposition testamentaire) en sa faveur, ainsi que par les actes accomplis par l’agent et le cadi, car ils exigent que la séance du jugement se tienne devant le juge en présence de cet adversaire. Quant à la mise en œuvre concrète de leur dispositif, ils rédigent une procuration que celui qui reconnaît la dette établit au profit du débiteur ; il arrive qu’ils confient la procuration à ce dernier et à son fils, ou à lui et à un tiers, et qu’ils fassent la waṣiyya en faveur de ces deux mandataires par précaution, de sorte que, si l’un d’eux vient à mourir avant que le recouvrement ne soit confirmé, l’autre demeure habilité. Enfin, lorsque celui qui reconnaît la dette fait attester contre lui-même, dans l’acte d’aveu, c’est considéré comme une pure légèreté (1). » ⦗An-Nukat 2/240-241⦘
1480 – Allégation d’istilâd (2)
– Ibn Mufliḥ rapporte : « Le Qâḍî explique l’istilâd comme le cas où un homme prétend qu’une esclave a enfanté de lui, tandis qu’elle le nie. » Notre shaykh dit : « Au contraire, c’est elle qui en fait la revendication. » (3) ⦗Furūʿ 6/529 (11/273)⦘
(1) En note marginale de al-Nukat : « Tel quel dans l’original ».
(2) Dans Tashīḥ al-Furū‘ (« Rectification des branches »), al-Mardâwī écrit : « L’apparence de cette expression est d’ouvrir la divergence quant à l’interprétation de l’istilâd ; al-Qâḍī soutient que c’est le demandeur masculin (al-mudda‘ī) qui détient le statut de seigneur (sayyid), tandis que l’imâm Taqī al-Dīn l’attribue à la demanderesse (al-mudda‘iya), position qu’il considère comme la plus juste. »
(3) al-Ikhtiyārāt d’al-Ba‘lī, p. 492.
لأن الحاضرين الذين تقبض الأموال منهم وتخاصمهم ليسوا خصومًا لذلك في وصيته، وإنما هم خصوم في الموكل به، والموكل الذي يستوفي هذا على ماله غائب، والوكالة ليست قضاء عليه، بل قضاء له وعليه، فهذه المسألة ليست قضاء على الغائب، بل قضاء عليه وله. انتهى كلامه) [النكت على المحرر: ٢/ ٢٣٩].
- وقال أيضا: (وقال الشيخ تقي الدين أيضًا في تعليق آخر الدعاوى، قال: لما امتنع أصحاب أبي حنيفة من سماع البينة من غير المدعى عليه= رتبوا نصب خصم لا يستغنى به عن حضور المدعى عليه، من توكيل المدين والوصية إليه، وما يصنعه الوكيل والحاكم، لاشتراطهم مجلس الحكم مع الحاكم إياه، فأما وصف ما رتبوه فإنهم كتبوا توكيل المقر للمدين، وربما جعلوا التوكيل له ولابنه، أو له ولآخر معه، والوصية إليهما استظهارًا، ليكون إن مات أحدهما قبل أن يثبت الكسب يكون الآخر باقيًا، وإذا أشهد المقر على نفسه في كتاب الإقرار سفهًا (١)) [النكت على المحرر: ٢/ ٢٤٠ - ٢٤١].
١٤٨٠ - دعوى الاستيلاد:
- قال ابن مفلح: (وفسر القاضي الاستيلاد بأن يدعي استيلاد أمة فتنكره. وقال شيخنا: بل هي المدعية (٢)) [فروع ٦/ ٥٢٩ (١١/ ٢٧٣)] (٣).
(١) في حاشية «النكت»: (كذا بالأصل).
(٢) قال المرداوي في «تصحيح الفروع»: (ظاهر هذه العبارة إطلاق الخلاف في تفسير الاستيلاد، فالقاضي يقول: إن المدعي هو السيد، والشيخ تقي الدين يقول: هي المدعية، وهو الصواب).
(٣) «الاختيارات» للبعلي (٤٩٢).