notamment une dette à terme ; fin de sa citation.
Il a ajouté : Parmi les plaintes, il en est qui ne s’adressent à aucun défendeur actuellement identifié. Ainsi, un homme achète un bien et en prend possession ; il affirme ensuite l’avoir effectivement acheté et réceptionné, ou il soutient que l’immeuble qu’il occupe est un waqf consacré à telle œuvre, et ainsi de suite. Une telle allégation constitue une demande de *tathabbut* (constatation), non une requête en jugement.
Le requérant recherche soit la reconnaissance, soit la remise effective du droit ; or, la reconnaissance n’est désirée qu’en vue d’obtenir cette remise. S’il ne sollicite qu’une reconnaissance de la part d’une personne déterminée, sans autre exigence, il demande simplement au juge de constater le droit en entendant la déposition des témoins ou un éventuel aveu. Le domaine est alors très large : pour répondre à ce besoin, les gens ont inventé le « défendeur de complaisance » et la « plainte de complaisance », procédé nul et manipulation de la sharîʿa. La procédure ainsi détournée se limite à l’audition d’une plainte visant uniquement l’établissement du droit, non son exécution ; son utilité est de maintenir la preuve pour le cas où surgirait une contestation. C’est, en quelque sorte, une action dirigée contre un défendeur dont l’existence est seulement présumée ou purement fictive.
Une telle démarche peut être consignée dans le registre du juge et produit le même effet qu’un témoignage de second degré ; elle ressemble à la lettre qu’un juge adresse à un autre lorsque celle-ci ne contient qu’un simple constat : il n’y a alors qu’un demandeur et aucun défendeur présent. Ici même, il n’y a ni défendeur présent ni absent ; on redoute seulement qu’il apparaisse plus tard. Le demandeur prie donc le juge d’entendre la preuve ou l’aveu, tout comme le font les témoins substituts. Le juge peut alors déclarer : « Le fait est établi devant moi sans défendeur. » Rien-là d’inconcevable ; plusieurs juristes l’ont mentionné et certains magistrats l’ont effectivement pratiqué. Fin de sa citation. ⦗an-Nukat 2/233-235⦘
1479 – Du témoignage précédant la plainte lorsqu’il s’agit d’une personne déterminée
– Ibn Mufliḥ a dit : « On n’accepte pas un témoignage avant qu’une plainte n’ait été formulée (1), et avant celle-ci dans… »
(1) Dans sa Hashiya ‘alā al-Furū‘, Ibn Qundus précise qu’il s’agit d’une prétention dirigée contre un être humain déterminé, car c’est le contexte évoqué. En revanche, lorsqu’elle concerne Allah ta‘ālā ou un être humain non spécifié, il a indiqué dès le début du chapitre qu’aucune revendication n’est nécessaire et que le témoignage est recevable sans elle, etc.
بدين مؤجل، انتهى كلامه.
وقال أيضًا: ومن الدعاوى ما يكون على غير مدعى عليه موجود، مثل رجل ابتاع شيئًا وتسلمه، فيدعي أنه ابتاع وتسلم، أو يدعي أن المكان الذي بيده وقف على كذا ونحو ذلك، فهذا مضمونه دعوى تَثَبُّت، لا دعوى حكم.
فإن الطالب إما أن يطلب إقرارا أو إعطاء، وطلب الإقرار مقصوده هو الإعطاء، فإذا طلب إقرارا من معين لا طلب معه، فطلب من الحاكم تثبتا بأن يسمع الشهادة أو الإقرار، فهذا نوع واسع، لما احتاج إليه الناسُ أحدثوا الخصم المسخر، والدعوى المسخرة، وهو باطل وتلاعب بالشريعة، وهو موقوف على سماع الدعوى المقتضية للثبوت فقط لا الحكم، فائدته بقاء الحجة إن حدث منازع، وكأنه دعوى على خصم مظنون الوجود، أو خصم مقدر، وهذا قد يدخل في كتاب القاضي، وفائدته كفائدة الشهادة على الشهادة، وهو مثل كتاب القاضي إلى القاضي، إذا كان فيه ثبوت محض، فإنه هناك يكون مدع فقط من غير مدعى عليه حاضر، لكن هنا لا مدعى عليه حاضر ولا غائب، لكن المدعى عليه مخوف، فإنما المدعي يطلب من القاضي سماع البينة أو الإقرار، كما يسمع ذلك شهود الفرع، فيقول القاضي: ثبت ذلك عندي بلا مدعى عليه، وهذا ليس ببعيد، وقد ذكره قوم من الفقهاء، وفعله طائفة من القضاة. انتهى كلامه) [النكت على المحرر: ٢/ ٢٣٣ - ٢٣٥].
١٤٧٩ - الشهادة قبل الدعوى في حق الآدمي المعين:
- قال ابن مفلح: (ولا تقبل شهادة قبل الدعوى (١)، وقبلها في
(١) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (المراد: إذا كانت الدعوى في حق لآدمي معين، لأنه في سياق الكلام عليه، وأما إذا كان في حق الله تعالى، أو لآدمي غير معين، فقد قدم في أول الفصل أنه لا يحتاج فيه إلى دعوى، وأن الشهادة تصح قبلها ... الخ).