comme dans le cas où il a refusé de prêter serment, et qu’il reconnaît qu’elles en sont toutes deux propriétaires. Selon une autre opinion, celui des deux dont le nom sort au tirage au sort et qui prête serment obtient le bien. Notre Shaykh ajoute : on peut soutenir qu’un seul serment suffit (1). ⦗al-Furūʿ 6/519 (11/258)⦘ 1477 – Audition d’un témoignage portant sur le droit d’un être humain non désigné 1478 – Audition d’une plainte en l’absence de défendeur Ibn Mufliḥ déclare : « La constitution d’une plainte n’est pas valide, n’est pas reçue et l’on ne fait pas prêter serment lorsqu’il s’agit d’un droit d’Allah, tel qu’un acte cultuel, une peine légale, une aumône, une expiation ou un vœu. » Dans at-Taʿlîq il est dit : « Le témoignage des témoins tient lieu d’allégation ; on accepte la preuve de l’affranchissement même si l’esclave le nie », comme l’a rapporté al-Maymūnī et comme cela est mentionné dans al-Mūjaz et at-Tabsira. Ar-Riʿāya ajoute : « Une action de ḥisba (procédure pour défendre l’intérêt public) est recevable. » On demanda à Aḥmad : « Le témoignage relatif à la fornication requiert-il un plaignant ? » Il évoqua le récit d’Abû Bakra et répondit : « Il n’y avait pas de plaignant. » Il est donc permis de recevoir au préalable un témoignage à ce sujet (2), ainsi que pour un droit humain non désigné, par exemple un waqf au profit des pauvres, une mosquée ou un legs en leur faveur. Notre Shaykh ajoute : il en va de même pour la punition d’un menteur qui calomnie les gens ou tient des propos diffamatoires à leur encontre ; les paroles d’Aḥmad et des maîtres ont déjà été rapportées au chapitre du taʿzîr. Notre Shaykh dit encore, au sujet de la préservation d’un waqf ou assimilé, lorsqu’il s’agit d’établir la preuve contre un adversaire seulement présumé (3) : la plainte et le témoignage sont recevables sans défendeur présent ; cela peut relever de l’écrit du juge, et son utilité
(1) Dans sa Hachiya ’ala al-Furu’, Ibn Qundus indique que le muṣannif a mentionné que, s’il la revendiquait pour lui-même, il prêtait serment pour chacun d’eux, puis il rapporte le propos de notre cheikh. (2) Dans la même Hachiya, il explique : « C’est-à-dire qu’il est valide de prononcer, avant la formulation de la demande, la shahada bi-haqqi Allah ta‘ala. » (3) Il note également : « Ainsi dans les manuscrits, et il semble que “an” ait ici le sens de “‘ala”, comme lorsqu’on dit “râdiya Allah ‘anka”, signifiant alors “‘alayka”. »
مقر لهما، وقيل: من قرع منهما وحلف فله، وقال شيخنا: قد يقال: تجزئ يمين واحدة (١)) [الفروع ٦/ ٥١٩ (١١/ ٢٥٨)]. ١٤٧٧ - سماع الشهادة في حق الآدمي غير المعين: ١٤٧٨ - وسماع الدعوى مع عدم الخصم: - قال ابن مفلح: (ولا تصح الدعوى ولا تسمع ولا يستحلف في حق الله، كعبادة وحد وصدقة وكفارة ونذر، وفي «التعليق»: شهادة الشهود دعوى، وتقبل بينة عتق ولو أنكره العبد، ذكره الميموني، وذكره في «الموجز» و «التبصرة». وفي «الرعاية»: تصح دعوى حسبة، قيل لأحمد: في بينة الزنا تحتاج إلى مدع؟ فذكر خبر أبي بكرة، وقال: لم يكن مدع. وتصح قبلها الشهادة به (٢)، وبحق آدمي غير معين، كوقف على الفقراء أو مسجد أو وصية له، قال شيخنا: وعقوبة كذاب مفتر على الناس والمتكلم فيهم، وتقدم في التعزير كلام أحمد والأصحاب. قال شيخنا في حفظ وقف وغيره بالثبات عن خصم (٣) مقدر: تسمع الدعوى والشهادة فيه بلا خصم، وهذا قد يدخل في كتاب القاضي، وفائدته
(١) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (قد ذكر المصنف أنه إذا ادعاها لنفسه حلف لكل واحد يمينا، ثم ذكر عن شيخنا هذا). (٢) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (أي: يصح قبل الدعوى الشهادة بحق الله تعالى). (٣) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (كذا في النسخ، والظاهر أن «عن» بمعنى «على»، كقولهم: رضي الله عنك، بمعنى: عليك).