et si les causes de son droit sont multiples, deux avis se présentent (1). ⦗al-Furūʿ 6/514 (11/250)⦘ (2) 1472 – Recours du véritable ayant-droit, lorsqu’ils étaient deux copropriétaires – Ibn Mufliḥ déclare : « Lorsque l’un des deux associés a construit ou planté, puis qu’il apparaît que le fonds appartenait à un tiers qui exige l’arrachement, il se retourne contre son associé pour la moitié de la valeur, dans un partage imposé si l’on considère celui-ci comme une vente, tout comme dans un partage consenti ; sinon, il n’a aucun recours. Dans at-Tabsira, l’auteur affirme sans réserve qu’il peut se retourner, mais la question demeure discutable. Notre Shaykh précise : si l’on rejette ce recours parce que le partage n’est pas assimilé à une vente, l’intéressé ne peut prétendre ni au loyer, ni à la moitié de la valeur de l’enfant dans le cas de tromperie (ġurūr) lorsqu’ils ont partagé des servantes individuellement. Dès lors, celui dont la part n’a subi aucune revendication doit indemniser l’autre pour la jouissance qu’il lui a fait perdre pendant toute cette période. Plusieurs options sont envisageables : 1) assimiler totalement le partage à la vente ; 2) les distinguer en toute circonstance ; 3) ne rapprocher de la vente que les formes de partage qui, dans les faits, s’y apparentent (3). ⦗al-Furūʿ 6/515 (11/251-252)⦘ 1473 – Lorsque, après partage, le passage de l’eau se trouve dans la part de l’un des copropriétaires – Ibn Mufliḥ indique : « Si, après partage, le chemin d’accès tombe entièrement dans la part de l’un et que l’autre n’a plus d’issue, le partage est annulé, faute d’équité et d’utilité. » Notre Shaykh ajoute : « Il en est de même pour le canal d’irrigation. » ⦗al-Furūʿ 6/516 (11/253)⦘
(1) Dans Tashih al-Furuʾ, al-Mardawi écrit : « S’il existe plusieurs causes de son obtention, deux orientations sont possibles. » Il semble que ces propos prolongent ceux du cheikh Taqi al-Din, d’autant que l’auteur avait précédemment avancé le tirage au sort. De même, quelques lignes plus bas, il propose trois hypothèses : « 1° égalité entre répartition et vente ; 2° distinction pure et simple ; 3° rattachement à la vente de ce qui relevait de la répartition. » Or l’auteur a retenu un autre jugement. La seconde occurrence sera mentionnée au paragraphe suivant. (2) Al-Ikhtiyarat de al-Baʿli, p. 508. (3) Voir les remarques d’al-Mardawi dans la note précédente.
توجه وجهان (١)) [الفروع ٦/ ٥١٤ (١١/ ٢٥٠)] (٢). ١٤٧٢ - رجوع المستحق من الشريكين على شريكه: - قال ابن مفلح: (ومن كان بنى أو غرس فخرج مستحقا فقلع رجع على شريكه بنصف قيمته في قسمة إجبار إن قلنا: بيع، كقسمة تراض، وإلا فلا، وأطلق في «التبصرة» رجوعه، وفيه احتمال، قال شيخنا: إذا لم يرجع حيث لا يكون بيعا فلا يرجع بالأجرة ولا بنصف قيمة الولد في الغرور إذا اقتسما الجواري أعيانا، وعلى هذا، فالذي لم يستحق شيء من نصيبه يرجع الآخر عليه بما فوته من المنفعة هذه المدة. وهنا احتمالات: أحدها: التسوية بين القسمة والبيع، الثاني: الفرق مطلقا، الثالث: إلحاق ما كان من القسمة بيعا بالبيع (٣)) [الفروع ٦/ ٥١٥ (١١/ ٢٥١ - ٢٥٢)]. ١٤٧٣ - إذا اقتسما فحصل طريق الماء في حصة أحدهما: - قال ابن مفلح: (وإن اقتسما فحصل الطريق في حصة واحد ولا منفذ للآخر بطلت، لعدم التعديل والنفع، قال شيخنا: كذا طريق ماء) [الفروع ٦/ ٥١٦ (١١/ ٢٥٣)].
(١) قال المرداوي في «تصحيح الفروع»: (قوله: «فإن تعدد سبب استحقاقه توجه وجهان» انتهى، الظاهر أن هذا من تتمة كلام الشيخ تقي الدين، وأن المصنف قدم القرعة، وكذا قوله بعد ذلك بأسطر: «وهنا احتمالات: التسوية بين القسمة والبيع، والثاني: الفرق مطلقا، والثالث: إلحاق ما كان من القسمة بيعا بالبيع» وأن المصنف قدم حكما غير ذلك)، والموضع الثاني سيأتي في الفقرة التالية. (٢) «الاختيارات» للبعلي (٥٠٨). (٣) انظر كلام المرداوي في التعليق السابق.