et il ressort que l’avis que notre Shaykh rapporte des maîtres constitue bien une opinion recevable ; la lettre même de leurs propos n’établit aucune distinction, et cette position apparaît comme la plus solide ⦗al-Furūʿ 6/508 (11/241-242)⦘ (1). 1469 – Division prononcée par le juge en l’absence de l’un des deux associés – Ibn Mufliḥ a dit : « Tout bien dont le partage n’occasionne ni dommage ni compensation – tel un village, un verger, une grande maison, une vaste étendue de terre, ou encore des denrées mesurées ou pesées d’un même genre, comme le sirop de dattes, le vinaigre, l’huile ou le lait – : si l’un des associés en réclame la division, on contraint l’autre, ou son tuteur, à l’accepter. Si ce tuteur est absent, le juge peut-il effectuer la division à sa place ? Deux avis sont relatés dans at-Tarġīb. Certains soutiennent qu’il faut, au préalable, prouver devant le juge la propriété des deux parties par un témoignage ; d’autres ne l’ont pas exigé. Cet avis est toutefois affirmé dans ar-Rawḍah et retenu par notre Shaykh, par analogie avec la vente d’un bien mis en gage ou [du bien d’]un *jān* (coupable). Il estime en effet que les paroles de l’imām Aḥmad (qu’Allah lui fasse miséricorde) relatives à la vente d’un bien indivisible et au partage de son prix s’appliquent de façon générale : que la propriété soit déjà prouvée ou non, comme pour tous les biens que l’on met en vente. De même, si une femme se présente en affirmant qu’elle n’a aucun tuteur matrimonial, le juge peut-il la marier sans preuve ? (2) Ḥarb rapporte le cas d’un homme qui produit un témoignage établissant qu’il détient une part dans un bien-fonds se trouvant entre les mains de certaines personnes, lesquelles prennent la fuite ; le juge partage alors le bien entre eux et lui remet son droit. Notre Shaykh en déduit que, même lorsque la propriété de l’absent n’est pas établie, cela prouve que l’opération demeure licite.
(1) Voir : al-Fatawa, vol. 31, p. 196-197. (2) Ibn Qundus, dans sa Hachiya sur al-Furūʿ, précise : « Il me semble que cette question est analogue à celle où un homme a prononcé trois fois le divorce à l’encontre de son ex-épouse ; on rapporte alors qu’elle s’est remariée, qu’il l’a ensuite divorcée ou qu’il soit décédé, puis que son ʿidda (période d’attente) vis-à-vis de ce second époux est achevée – ce qui est possible. Il lui est alors licite de l’épouser de nouveau, pourvu qu’il l’estime sincère et pieuse. Il en découle que celle qui affirme ne pas avoir de walī (tuteur) bénéficie, selon toute vraisemblance, de la présomption de crédibilité quant à sa piété et sa probité, comme cela a été établi dans le cas de la divorcée. »
والظاهر أن ما ذكر شيخنا عن الأصحاب وجه، وظاهر كلامهم لا فرق، وهو أظهر) [الفروع ٦/ ٥٠٨ (١١/ ٢٤١ - ٢٤٢)] (١). ١٤٦٩ - قسمة الحاكم عند غياب أحد الشريكين: - قال ابن مفلح: (وما لا ضرر فيه ولا رد عوض كقرية وبستان ودار كبيرة وأرض واسعة ومكيل وموزون من جنس، كدبس وخل ودهن ولبن إذا طلبها شريكه أجبر هو أو وليه، ومع غيبة ولي هل يقسم حاكم عليه؟ فيه وجهان في «الترغيب»، قال جماعة: إن ثبت ملكهما عنده ببينة، ولم يذكره آخرون، وجزم به في «الروضة»، واختاره شيخنا كبيع مرهون وجان، وأن كلام الإمام أحمد (رحمه الله) في بيع ما لا ينقسم وقسم ثمنه عام فيما ثبت أنه ملكهما وما لم يثبت، كجميع الأموال التي تباع، وأن مثل ذلك لو جاءته امرأة فزعمت أنها خلية لا ولي لها، هل يزوجها بلا بينة (٢)؟ ونقل حرب فيمن أقام بينة بسهم من ضيعة بيد قوم فهربوا منه، يقسم عليهم ويدفع إليه حقه، قال شيخنا: وإن لم يثبت ملك الغائب فدل أنه يجوز
(١) انظر: «الفتاوى» (٣١/ ١٩٦ - ١٩٧). (٢) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (الذي يظهر لي أنها كمسألة ما إذا غاب عن مطلقته ثلاثا، فذكرت أنها تزوجت من أصابها ثم طلقها، أو مات عنها، وانقضت عدتها منه، وكان ذلك ممكنا، فله أن ينكحها إذا كان يعرف منها الصدق والصلاح، فالذي يظهر أن التي تدعي أنه لا ولي لها إن غلب على الظن صدقها لدينها وصلاحها قبل، كما قيل في المطلقة).