Dans Al-Muḥarrar, au sujet de la division par répartition spatiale lorsqu’elle ne cause aucun dommage, il est indiqué que, si les associés se partagent l’usage par tour de temps ou par emplacement, la division est valable et permise. Le même ouvrage opte pour son caractère obligatoire lorsque l’accord porte sur une durée déterminée ; d’autres soutiennent qu’elle est de toute façon contraignante dès qu’elle repose sur le critère du lieu. Si, par la suite, le bien fait l’objet d’un transfert — comme le transfert d’un waqf — se pose alors la question de savoir s’il est transmis déjà divisé ou non ; la question mérite examen. S’il s’agissait d’une division limitée dans le temps, elle demeure obligatoire pour les héritiers aussi bien que pour l’acheteur, ainsi que l’a précisé notre Shaykh. Il a encore ajouté : la division, en l’espèce, se rapproche du régime de la vente ; on pourrait donc dire que la substitution (*tabdîl*) est autorisée, comme pour le ḥabīs et le hady. Il a également déclaré que les auteurs ont nettement précisé qu’un waqf ne peut être divisé que s’il est affecté à deux bénéficiaires. En revanche, lorsqu’il est dédié à un seul bénéficiaire, son corps ne peut, par consensus, faire l’objet d’une division contraignante, en raison du droit attaché à la deuxième et à la troisième génération. En revanche, la *muhayâ’a* — c’est-à-dire la division des usufruits — est permise, sans qu’il y ait de différence entre l’échange des usufruits et le fait de se contenter d’une alternance sans échange (1).
(1) Dans sa Hachiya ‘ala al-Furū‘, Ibn Qandīs rapporte : « Cheikh Zayn al-Dīn Ibn Rajab examine, à la fin de ses Qawāʿid, la question de la division du waqf (bien inaliénable) dans la rubrique “bénéfice de la division” : s’agit-il d’une vente ou d’un ifrāz ? Dans son propos, il se démarque de l’auteur (al-muṣannif) et déclare : “Lorsque la totalité est constituée en waqf, peut-on la diviser ? Deux avis s’opposent : le premier assimile cette division à l’ifrāz du ṭaliq du waqf, opinion arrêtée dans al-Muḥarrar ; le second juge que la division n’est valide sous aucune de ces deux formes, position qu’il estime la plus correcte et qui se retrouve dans al-Targhīb. Quant aux partisans de la division, ils la restreignent au cas où le bien est affecté à deux fins et non à une seule, ce qu’ont clairement stipulé les uṣūlīs, avis rapporté par Cheikh Taqī al-Dīn.” Il en résulte, d’après le texte d’Ibn Rajab dans ses Qawāʿid, que la division n’est pas permise, tandis que, selon la transmission du muṣannif, elle n’est pas obligatoire. »
في «المحرر» في القسمة بالمكان ولا ضرر، وإن اقتسماها بزمن أو مكان صح جائزا، واختار في «المحرر»: لازما إن تعاقدا مدة معلومة، وقيل: لازما بالمكان مطلقا. فإن انتقلت كانتقال وقف فهل تنتقل مقسومة أو لا، فيه نظر، فإن كانت إلى مدة لزمت الورثة والمشتري، قال ذلك شيخنا. وقال أيضا: معنى القسمة هنا قريب من معنى البيع، فقد يقال: يجوز التبديل، كالحبيس والهدي. وقال أيضا: صرح الأصحاب بأن الوقف إنما يجوز قسمته إذا كان على جهتين، فأما الوقف على جهة واحدة فلا تقسم عينه قسمة لازمة اتفاقا، لتعلق حق الطبقة الثانية والثالثة، لكن تجوز المهايأة، وهي قسمة المنافع، ولا فرق في ذلك بين المناقلة بالمنافع وبين تركها على المهايأة بلا مناقلة (١).
(١) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (ذكر الشيخ زين الدين ابن رجب مسألة قسمة الوقف في آخر «قواعده» في فائدة القسمة، هل هي بيع أو إفراز؟ وفي كلامه مخالفة لكلام المصنف، قال: أما إذا كان الكل وقفا، فهل يجوز قسمته؟ فيه طريقان: أحدهما: أنه كإفراز الطلق من الوقف سواء، وهذا المجزوم به في «المحرر»، والثاني: لا تصح القسمة على الوجهين جميعا على الأصح، وهي طريقة «الترغيب»، وعلى القول بالجواز، فهو مختص بما إذا كان وقفا على جهتين، لا على جهة واحدة، صرح به الأصحاب، نقله الشيخ تقي الدين. فظاهر نقل الشيخ زين الدين في «القواعد»: عدم الجواز، وظاهر نقل المصنف: عدم اللزوم) ا. هـ.