Chapitre de la division
1466 – Toute division qui exige la remise d’une contrepartie est assimilée à une vente :
– Ibn Mufliḥ déclare : « Il est interdit de partager des biens qui ne peuvent être divisés qu’au prix d’un dommage ou moyennant une compensation, sauf si les associés y consentent, tels qu’un hammam, de petites maisons, ou un terrain dont une portion comporte un puits, une construction ou l’équivalent, biens dont les parts ne peuvent être rendues équivalentes ni en nature ni en valeur.
Cette forme de division relève du régime de la vente ; on y applique donc ce qui est permis dans la vente, à l’usage exclusif du propriétaire ou de son tuteur… Dans al-Taʿlîq, al-Mub’hij et al-Kâfî on lit : “La vente ne vise que les cas où il y a remise de contrepartie”, et tel est également l’avis retenu par notre Shaykh. » ⦗Al-Furūʿ 6/505 (11/237)⦘ (1).
1467 – Obliger un co-associé à louer un bien qui ne peut être partagé qu’au prix d’un dommage :
– Ibn Mufliḥ dit : « Si l’un des associés invite son partenaire à vendre un tel bien, on l’y contraint ; s’il refuse, le bien est vendu pour le compte des deux et le prix est partagé. C’est ce qu’ont rapporté al-Maymūnî et Hanbal, de même que le Qâḍî et ses élèves, ainsi que les auteurs de al-Irshâd, al-Fusûl, al-Ifṣâḥ, al-Targîb et d’autres ouvrages.
Les propos du Shaykh et d’al-Muḥarrar, toutefois, impliquent qu’aucune contrainte n’est possible ; il en va de même pour la location, fût-ce d’un waqf, comme l’a précisé notre Shaykh. » ⦗Al-Furūʿ 6/505 (11/237-238)⦘ (2).
1468 – Division d’un waqf :
– Ibn Mufliḥ affirme : « On ne contraint pas à la division des usufruits (3) ; selon un autre avis rapporté de lui : bien au contraire, on le peut, et c’est l’opinion… »
(1) Voir al-Ikhtiyarat de al-Baʿli, p. 505.
(2) Dans al-Ikhtiyarat de al-Baʿli (p. 506), il est dit : « Et si l’un des deux associés exige l’ishāra (demande de partage), il contraint l’autre à s’y conformer. Cette opinion est rapportée par al-Ashhab, et ce, même en matière de waqf. »
(3) Ibn Qundus, dans sa Hāshiya sur al-Furū‘, explique : « L’exemple est le suivant : une maison dont ils tirent profit – par exemple une maison affectée en waqf pour deux personnes ou louée pour deux – et qu’on souhaite partager. On peut répartir le bénéfice :
• selon le temps : l’un bénéficie pendant une période, puis l’autre pour la même durée ;
• selon l’espace : chacun se voit attribuer dans la maison un lieu dont il jouit sans empiéter sur celui de l’autre. »
باب القسمة
١٤٦٦ - ما كان من القسمة فيه رد عوض فهو بيع:
- قال ابن مفلح: (يحرم قسمة الأملاك التي لا تقسم إلا بضرر أو رد عوض إلا بتراضي الشركاء، كحمَّام ودور صغار وأرض ببعضها بئر أو بناء ونحوه لا يتعدل بأجزاء ولا قيمة.
وهذه القسمة في حكم البيع، يجوز فيها ما يجوز فيه خاصة لمالك وولي ... وفي «التعليق» و «المبهج» و «الكافي»: البيع ما فيه رد فقط، واختاره شيخنا) [الفروع ٦/ ٥٠٥ (١١/ ٢٣٧)] (١).
١٤٦٧ - إجبار الشريك على الإجارة فيما لا ينقسم إلا بضرر:
- قال ابن مفلح: (ومن دعا شريكه إلى البيع فيها أجبر، فإن أبى بيع عليهما وقسم الثمن، نقله الميموني وحنبل، وذكره القاضي وأصحابه، وذكره صاحب «الإرشاد» و «الفصول» و «الإفصاح» و «الترغيب» وغيرها، وكلام الشيخ و «المحرر» يقتضي المنع، وكذا الإجارة، ولو في وقف، ذكره شيخنا) [الفروع ٦/ ٥٠٥ (١١/ ٢٣٧ - ٢٣٨)] (٢).
١٤٦٨ - قسمة الوقف:
- قال ابن مفلح: (ولا إجبار في قسمة المنافع (٣)، وعنه: بلى، واختاره
(١) انظر: «الاختيارات» للبعلي (٥٠٥).
(٢) «الاختيارات» للبعلي (٥٠٦) , قال: (ولو طلب أحد الشريكين الإشارة أجبر الآخر عليها, ذكره الأصحاب ولو في الوقف).
(٣) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (صورة ذلك: دار لها منفعتها، مثل دار وقف عليهما أو مستأجرة لهما، وأراد قسمة منفعتها، فقسمتها بزمن: أن ينتفع أحدهما مدة، ثم ينتفع الآخر بعده مدة، وقسمتها بالمكان: أن يجعل لكل منهما من الدار مكان ينتفع به دون صاحبه).