tandis que, pour le mālikite, il ira jusqu’à écrire : « Il a été établi que… » (1) et l’on procède de la même manière, car, chez les mālikites, l’établissement du fait constitue un jugement. Dès lors, si le juge ḥanbalite considère cette constatation comme un jugement, il l’exécute ; sinon, la divergence ne porte plus que sur la proximité de la distance. L’obligation, pour le ḥanbalite, d’en assurer l’exécution dépend de la règle relative aux jugements objet de controverse. Le jugement mālikite, bien que rendu en pleine connaissance de la divergence des savants au sujet de la valeur probante de l’écriture, n’en demeure pas moins litigieux ; c’est pourquoi les ḥanafites ne l’exécutent qu’après qu’un autre juge l’aura confirmé. Le ḥanbalite, pour sa part, peut juger de la validité du waqf susmentionné lorsque la distance est grande ; si elle est réduite, l’affaire reste controversée (2). 1462 – Désignation du juge rédacteur – Ibn Mufliḥ dit : « Il est permis d’écrire à un juge déterminé ou à tout juge musulman susceptible de recevoir la lettre. Notre Shaykh ajoute : la désignation du juge rédacteur équivaut à celle des témoins originaux (3), et l’on peut même laisser le destinataire (4) libre de choisir. » [Al-Furūʿ 6/498-499 (11/228-229)] 1463 – Celui qui reconnaît son écriture doit s’y conformer 1464 – La lettre du juge en dehors de sa fonction ou après sa destitution – Ibn Mufliḥ rapporte : « Selon notre Shaykh, quiconque reconnaît son écriture — qu’il s’agisse d’un aveu, d’un acte constitutif, d’un contrat ou d’un témoignage — doit la faire valoir, comme on le ferait si l’auteur était décédé ; mais s’il est présent et conteste son contenu, cela équivaut à reconnaître la voix tout en en niant la teneur. »
(1) Dans la 1ʳᵉ édition : « ainsi » ; la même leçon est retenue dans la 2ᵉ édition et le manuscrit (p. 386). (2) Voir : al-Ikhtiyārāt d’al-Bā‘lī, p. 504. (3) Dans sa Hachiya ‘ala l-Furu‘, Ibn Qundus écrit, dans le chapitre « témoignage sur le témoignage » : « Il convient de préciser nommément les témoins. Comme le dit le juge : “Même si deux tâbi‘în (successeurs des Compagnons) déclarent : ‘Nous attestons pour deux ṣaḥāba’, cela n’est pas recevable tant qu’ils ne les ont pas nommément désignés.” » Sur cette base, il conclut que la nomination des témoins originaux est impérative. (4) Dans la 1ʳᵉ édition : « yujbir » ; la même leçon est retenue dans la 2ᵉ édition et le manuscrit (p. 386).
المالكي بل قال: ثبت كذا (١) فكذلك، لأن الثبوت عند المالكي حكم، ثم إن رأى الحنبلي الثبوت حكما نفذه وإلا فالخلاف في قرب المسافة، ولزوم الحنبلي تنفيذه ينبني على لزوم تنفيذ الحكم المختلف فيه، وحكم المالكي مع علمه باختلاف العلماء في الخط لا يمنع كونه مختلفا فيه، ولهذا لا ينفذه الحنفية حتى ينفذه حاكم، وللحنبلي الحكم بصحة الوقف المذكور مع بعد المسافة، ومع قربها الخلاف) [الفروع ٦/ ٤٩٨ - ٤٩٩ (١١/ ٢٢٨ - ٢٢٩)] (٢). ١٤٦٢ - تعيين القاضي الكاتبَ: - قال ابن مفلح: (وله الكتابة إلى قاض معين وإلى من يصل إليه من قضاة المسلمين، قال شيخنا: وتعيين القاضي الكاتب كشهود الأصل (٣)، وقد يخير (٤) المكتوب إليه) [الفروع ٦/ ٤٩٩ (١١/ ٢٢٩)]. ١٤٦٣ - من عرف خطه عمل به: ١٤٦٤ - وكتاب القاضي في غير عمله أو بعد عزله: - قال ابن مفلح: (وعند شيخنا: من عرف خطه بإقرار أو إنشاء أو عقد أو شهادة عمل به كميت، فإن حضر وأنكر مضمونه فكاعترافه بالصوت وإنكار مضمونه.
(١) في ط ١: (كذلك)، والمثبت من ط ٢ والنسخة الخطية (ص ٣٨٦). (٢) انظر: «الاختيارات» للبعلي (٥٠٤). (٣) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (قال في باب الشهادة على الشهادة: «ويعتبر تعيينهم لهم، قال القاضي: حتى لو قال تابعيان: أشهدنا صحابيين لم يجز حتى يعيناهما» فعلى هذا لا بد من تعيين شهود الأصل). (٤) في ط ١: (يجبر) والمثبت من ط ٢ والنسخة الخطية (ص ٣٨٦).