1456 – Les affaires religieuses et les actes cultuels communs aux musulmans ne relèvent, par consensus, que du jugement d’Allah et de Son Messager :
Ibn Mufliḥ rapporte : « Notre shaykh a dit : “Les affaires de la religion et les actes d’adoration partagés entre les musulmans ne sont tranchés que par Allah, exalté soit-Il, et par Son Messager, d’un commun accord des savants. D’autres l’ont également affirmé. Il en découle que l’établissement du motif d’un jugement – comme la vision du croissant lunaire ou le déclin du soleil – n’est pas, en soi, un jugement. Par conséquent, celui qui ne considère pas ce motif comme valable n’est tenu par aucune obligation.” » ⦗al-Furūʿ 6/492 (11/215)⦘ (1)
1457 – Lorsqu’on lui soumet un contrat qu’il juge seul invalide, alors que les deux parties reconnaissent qu’un juge compétent l’a déclaré valable, et qu’il statue en faveur de cette validité :
Ibn Mufliḥ écrit : « Si deux plaideurs présentent à un juge un contrat qu’il considère invalide, tout en admettant qu’un magistrat dont la sentence fait autorité l’a jugé valide, il lui est loisible soit de les y astreindre, soit d’en prononcer la nullité, et de juger selon son école. Notre shaykh a ajouté : l’analogie propre au madhhab voudrait que cette reconnaissance équivaille à un témoignage ; il a ensuite précisé qu’elle a effectivement valeur de témoignage si les litigants désignent expressément ce juge. » ⦗al-Furūʿ 6/494 (11/218)⦘ (3)
1458 – Le jugement fondé sur un témoin et sur le serment :
Ibn al-Qayyim rapporte : « Shaykh al-Islâm Ibn Taymiyya a dit : “Le Coran ne mentionne ni les deux témoins, ni l’homme et les deux femmes, parmi les voies de jugement auxquelles le cadi se réfère,”