celui-ci y a droit, ou, si l’on se place maintenant dans le cadre d’un waqf assorti d’une clause générale et englobante. Faut-il considérer que le jugement rendu pour une première génération vaut automatiquement pour la deuxième, alors que la condition demeure unique ? Il a balancé entre deux positions (1). Par ailleurs, si une partie fait apparaître un motif qui, s’il avait été connu, aurait empêché le premier jugement de lui être appliqué, la partie venue ensuite peut-elle l’invoquer pour sa propre défense ? S’agit-il, dans ce cas, d’une annulation du premier arrêt – semblable à une sentence limitée dans le temps – ou d’une simple résiliation (2) ? ⦗al-Furūʿ 6/487 (11/207-208)⦘ 1454 – Lorsque la sentence lui accorde ce qu’il tenait pour illicite avant d’être jugé : 1455 – Et le statut de ce qu’il a perçu par interprétation ou par ignorance : Ibn Mufliḥ rapporte : « Notre shaykh dit : la sentence rend-elle licite pour lui ce qu’il considérait auparavant comme interdit ? Deux avis existent. De même pour ce qu’il a déjà perçu, ou toute autre chose, sur la base d’un raisonnement personnel (taʾwîl) ou par ignorance. Si par la suite l’auteur de cette interprétation se rétracte et en vient à juger la chose interdite, deux avis se rencontrent encore, cette fois fondés sur la question de la validité de la règle avant la réception effective de l’injonction. Il précise : l’opinion la plus solide est que l’effet de la sentence demeure, à l’image du combat­tant ennemi (ḥarbī) après sa conversion à l’islam, et a fortiori encore. Il place dans la même catégorie le cas d’une personne qui, estimant qu’une substance était pure, la met dans un liquide appartenant à autrui – point qui appelle toutefois réflexion. » ⦗al-Furūʿ 6/491 (11/213)⦘ (3)
(1) Dans sa Hachiyatuhu ’ala al-Furu’, Ibn Qundus écrit : «c’est-à-dire que notre cheikh a examiné cette question sous deux aspects.» (2) Dans l’édition 1 : «Est-ce un naskh ?» ; et, d’après l’édition 2, Ibn Qundus précise dans sa Hachiyatuhu ’ala al-Furu’ : «Ainsi dans la plupart des manuscrits, et dans quelques-uns : “Est-ce une annulation du premier, comme un jugement adapté à un objectif, ou s’agit-il d’un naskh ? Deux avis s’opposent.”» (3) Jami‘ al-Masa’il, vol. 5, p. 385.
هذا يستحق هذا أو الآن من وقف بشرط شامل يعم، وهل حكمه لطبقة حكم للثانية والشرط واحد؟ ردد النظر على وجهين (١)، ثم من أبدى ما يجوز أن يمنع الأول من الحكم عليه لو علمه فلثانٍ الدفع به، وهل هو نقض للأول كحكم مغيا بغاية أو هو فسخ (٢)؟) [الفروع ٦/ ٤٨٧ (١١/ ٢٠٧ - ٢٠٨)]. ١٤٥٤ - إذا حكم له بما اعتقد تحريمه قبل الحكم: ١٤٥٥ - وحكم ما أخذه بتأويل أو مع جهله: - قال ابن مفلح: (وقال شيخنا: هل يباح له بالحكم ما اعتقد تحريمه قبل الحكم؟ فيه روايتان، وفي حل ما أخذه وغيره بتأويل أو مع جهله، وإن رجع المتأول فاعتقد التحريم روايتان، بناء على ثبوت الحكم قبل بلوغ الخطاب، قال: أصحهما حكمه كالحربي بعد إسلامه، وأولى، وجعل من ذلك وضع طاهر في اعتقاده في مائع لغيره، وفيه نظر) [الفروع ٦/ ٤٩١ (١١/ ٢١٣)] (٣).
(١) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (أي: ردد شيخنا النظر في هذه المسألة على وجهين). (٢) في ط ١: (هل هو نسخ)، والمثبت من ط ٢، قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (كذا في غالب النسخ، وفي بعض النسخ: «هل هو نقض للأول، كحكم مغيا بغاية، أو هو نسخ، فيه وجهان). وقال المرداوي في «تصحيح الفروع»: (هذا من تتمة كلام الشيخ تقي الدين، والمصنف قدم حكما، وهو قوله قبل ذلك: «ويصح تبعا»، وقد اختار الشيخ تقي الدين في «الفتاوى المصرية» أن حكمه لطبقة ليس حكما لطبقة أخرى). (٣) «جامع المسائل» (٥/ ٣٨٥).