— Ibn Mufliḥ rapporte : « Plusieurs savants transmettent deux versions concernant l’impureté de la paroi intérieure d’un four (tannûr) qui a été chauffé avec un combustible impur. D’après la version la plus répandue, on doit la laver ; Ibn Abî Ḥarb, lui, rapporte qu’il n’y a là aucun mal. Sur la base de ces deux positions, on déduit la question de la fabrication de savon, ou assimilé, à partir d’une huile impure, ainsi que celle de la terre d’une colline souillée par les excréments d’un âne : si aucune transformation (istiḥâla) ne s’est produite, une petite quantité en est excusée, selon une version rapportée par notre Shaykh. Al-Azjî précise que, si le four s’en trouve contaminé, il se purifie par simple essuyage avec un matériau sec ; mais si l’on essuie avec quelque chose d’humide, le lavage devient obligatoire. Les shaféites tiennent le même propos. Le Qâḍî interprète de la sorte la parole d’Aḥmad : « Le four sera rallumé une seconde fois. » Notre Shaykh ajoute que la version est explicite quant à la purification par transformation et que l’explication du Qâḍî implique que l’essuyage suffit dès lors qu’il ne subsiste plus trace d’impureté, à l’image de l’avis des ḥanafites pour une surface lisse. » [al-Furūʿ, 1/241-242 (1/325-326)] (1)
98 – Indétermination de l’emplacement de l’impureté
— Ibn Mufliḥ dit : « Si l’impureté est dissimulée, on lave jusqu’à être certain qu’elle a disparu ; c’est le texte explicite. D’après une autre version, la simple présomption suffit pour le madhy, et, selon notre Shaykh, cela vaut également pour les autres cas. Il n’est pas obligatoire de purifier, par simple aspersion, ce dont on doute de l’impureté. » [al-Furūʿ, 1/245 (1/330)] (2)
99 – Purification de la plante du pied, du khuff ou de la sandale par frottement et grattage
100 – Purification de la traîne du vêtement féminin souillée, en la faisant passer sur un sol pur
— Ibn Mufliḥ rapporte : « D’après lui, elle se purifie de cette manière (« kh »)… On a dit aussi : cela suffit si le sol est sec, non s’il est humide ; et l’on a dit : il en va de même pour le pied. Notre Shaykh l’a mentionné et adopté. »
(1) al-Fatāwā (vol. 21 : p. 70–72, 481–482, 610–611) ; al-Ikhtiyārāt d’al-Baʿlī (p. 39–41).
(2) Voir al-Fatāwā (vol. 21 : p. 78–79) ; al-Ikhtiyārāt d’al-Baʿlī (p. 41).
- وقال ابن مفلح: (أطلق جماعة روايتين في نجاسة وجه تنُّور سُجِرَ بنجاسة، ونقل الأكثر: يغسل، ونقل ابن أبي حرب: لا بأس، وعليهما يخرّج عمل زيت نجس صابونا ونحوه، وتراب جبل بروث حمار، فإن لم يستحل عفي عن يسيره في رواية، ذكره شيخنا، وذكر الأزجي: إن تنجس التنور بذلك، طهر بمسحه بيابس، فإن مسح برطب تعيّن الغسل، وكذا قال الشافعية، وحمل القاضي قول أحمد: «يُسْجَرُ التنُّور مرة أخرى» على ذلك، وذكر شيخنا: أن الرواية صريحة في التطهير بالاستحالة، وأن هذا من القاضي يقتضي أن يكتفى بالمسح إذا لم يبق للنجاسة أثر، كقول الحنفية في الجسم الصقيل) [الفروع: ١/ ٢٤١ ــ ٢٤٢ (١/ ٣٢٥ ــ ٣٢٦)] (١).
٩٨ - خفاء موضع النجاسة:
- قال ابن مفلح: (وإن خفيت نجاسة غسل حتى يتيقَّن غسلها، نص عليه «و» وعنه: يكفي الظن في مَذْي، وعند شيخنا: وفي غيره، ولا يلزم تطهير ما شكّ في نجاسته بالنضح «م») [الفروع: ١/ ٢٤٥ (١/ ٣٣٠)] (٢).
٩٩ - طهارة أسفل الرِّجْل أو الخف أو النعل بالدلك والحك:
١٠٠ - وطهارة ذيل المرأة المتنجس بمروره على طاهر:
- قال ابن مفلح: (وعنه: وتطهر به «خ» ... وقيل: يجزئ من اليابسة لا الرطبة، وقيل: وكذا الرِّجْل، ذكره شيخنا واختاره.
(١) «الفتاوى «(٢١/ ٧٠ - ٧٢، ٤٨١ - ٤٨٢، ٦١٠ - ٦١١)، «الاختيارات» للبعلي (٣٩ ــ ٤١).
(٢) انظر: «الفتاوى» (٢١/ ٧٨ - ٧٩)، «الاختيارات» للبعلي (٤١).