Section. Il est donc licite de frapper ce genre de prévenu, ainsi que le Prophète ﷺ l’ordonna à al-Zubayr de châtier le suspect qui avait soustrait ses biens jusqu’à ce qu’il les avouât, dans l’affaire d’Ibn Abî al-Ḥaqîq. Notre shaykh ajoute : les docteurs de la Loi ont divergé sur la question de savoir qui, du gouverneur ou du cadi, peut procéder à cette flagellation, ou s’il n’est pas permis de le faire du tout. Trois avis sont rapportés : 1) Le gouverneur comme le cadi peuvent le frapper. Tel est l’avis d’un groupe de disciples de Mâlik, d’Ahmad et d’autres. Parmi eux figure Ashhab b. ʿAbd al-ʿAzîz, cadi d’Égypte, qui déclare : on l’éprouve par la détention et le fouet, et on le cingle de la lanière, le corps découvert. 2) Seul le gouverneur le frappe, à l’exclusion du cadi. C’est l’opinion d’une partie des disciples d’al-Shâfiʿî et d’Ahmad, rapportée par les deux qâḍîs. La justification en est que les coups légitimés par la sharʿa sont ceux des ḥudûd (peines légales) et des taʿzîr (châtiments discrétionnaires), lesquels ne peuvent être appliqués qu’après établissement et vérification de leurs causes. 3) On le met en prison sans le frapper. C’est l’avis d’Aṣbagh et d’un grand nombre des trois écoles précitées, voire de la majorité ; toutefois, pour eux l’emprisonnement du suspect est plus sévère que celui d’un inconnu. Un autre groupe, parmi lesquels ʿUmar b. ʿAbd al-ʿAzîz, Muṭarrif et Ibn al-Mâjishûn, soutient qu’il reste incarcéré jusqu’à la mort. L’imâm Aḥmad a expressément statué qu’il en va de même pour l’innovateur qui persiste dans son innovation : il est emprisonné jusqu’à ce qu’il meure. Mâlik, en revanche, estime qu’on ne doit pas le retenir en prison jusqu’à son décès.
فصل ويسوغ ضرب هذا النوع من المتهمين، كما أمر النبي ﷺ الزبير بتعذيب المتهم، الذي غيب ماله حتى أقر به، في قصة ابن أبي الحقيق. قال شيخنا: واختلفوا فيه: هل الذي يضربه الوالي دون القاضي، أو كلاهما، أو لا يسوغ ضربه؟ على ثلاثة أقوال: أحدها: أنه يضربه الوالي والقاضي، وهذا قول طائفة من أصحاب مالك وأحمد وغيرهم، منهم: أشهب بن عبد العزيز، قاضي مصر، فإنه قال: يمتحن بالحبس والضرب، ويضرب بالسوط مجردا. والقول الثاني: أنه يضربه الوالي دون القاضي، وهذا قول بعض أصحاب الشافعي وأحمد، حكاه القاضيان. ووجه هذا: أن الضرب المشروع هو ضرب الحدود والتعزيرات، وذلك إنما يكون بعد ثبوت أسبابها، وتحققها. والقول الثالث: أنه يحبس ولا يضرب، وهذا قول أصبغ، وكثير من الطوائف الثلاثة، بل قول أكثرهم، لكن حبس المتهم عندهم أبلغ من حبس المجهول. ثم قالت طائفة، منهم عمر بن عبد العزيز، ومطرف وابن الماجشون: إنه يحبس حتى يموت. ونَصَّ عليه الإمام أحمد في المبتدع الذي لم ينته عن بدعته: أنه يحبس حتى يموت. وقال مالك: لا يحبس إلى الموت.