Section Le second type d’actions intentées est celui des « actions de suspicion » : il s’agit des poursuites relatives à une infraction ou à un acte illicite, tels que l’accusation d’homicide, de brigandage, de vol, de qadhf (accusation infondée d’adultère) ou d’agression. Dans ce genre d’affaires, la situation de l’accusé se répartit en trois catégories : soit il est innocent et étranger à la suspicion, soit il est un débauché coutumier de ce type de méfaits, soit encore son état est inconnu, le gouverneur et le juge ne disposant d’aucune information à son sujet. S’il est reconnu innocent, il est unanimement interdit de le punir. Les juristes ont toutefois divergé sur la sanction réservée à celui qui l’a accusé : deux avis sont rapportés, le plus solide affirmant qu’il doit être châtié, afin de prémunir l’honneur des innocents contre les méfaits des gens pervers et violents. Mâlik et Ashhab — qu’Allah leur fasse miséricorde — ont déclaré : « Aucun châtiment ne frappe le plaignant, à moins qu’il n’ait cherché à nuire, à dénigrer ou à insulter le défendeur ; dans ce cas, on le corrige. » Asbagh, pour sa part, estime qu’il est sanctionné qu’il ait ou non voulu nuire. Doit-on imposer un serment dans ces situations ? Si la plainte concerne un ḥadd (peine légale relevant du droit d’Allah), aucun serment n’est requis. Lorsqu’elle touche un droit humain, deux opinions existent, liées à la recevabilité de l’action : si la plainte est admise, l’accusé prête serment ; sinon, aucun serment ne lui est demandé. L’avis le plus juste est que, dans ce contexte, la plainte n’est pas recevable et que l’accusé n’a pas à jurer, afin que les individus vils et malveillants ne se croient pas autorisés à porter atteinte aux gens de mérite et de dignité — comme il a déjà été indiqué, les musulmans tiennent un tel comportement pour répréhensible.
فصل القسم الثاني من الدعاوى: دعاوى التهم: وهي دعوى الجناية والأفعال المحرمة، كدعوى القتل، وقطع الطريق، والسرقة، والقذف، والعدوان. فهذا ينقسم المدعى عليه فيه إلى ثلاثة أقسام، فإن المتهم إما أن يكون بريئا ليس من أهل تلك التهمة، أو فاجرا من أهلها، أو مجهول الحال لا يعرف الوالي والحاكم حاله. فإن كان بريئا لم تجز عقوبته اتفاقا, واختلفوا في عقوبة المتهم له على قولين، أصحهما أنه يعاقب، صيانة لتسلط أهل الشر والعدوان على أعراض البرآء. قال مالك وأشهب رحمهما الله: لا أدب على المدعي إلا أن يقصد أذية المدعى عليه وعيبه وشتمه، فيؤدب، وقال أصبغ: يؤدب قصد أذيته أو لم يقصد. وهل يحلف في هذه الصور؟ فإن كان المدعى حدا لله لم يحلف عليه، وإن كان حقا لآدمي ففيه قولان مبنيان على سماع الدعوى، فإن سمعت الدعوى حلف له، وإلا لم يحلف. والصحيح أنه لا تسمع الدعوى في هذه الصورة، ولا يحلف المتهم؛ لئلا يتطرق الأراذل والأشرار إلى الاستهانة بأولي الفضل والأخطار، كما تقدم من أن المسلمين يرون ذلك قبيحا.