déterminé, si bien qu’il est possible que les héritiers n’aient été que deux (1).
Il ajoute, à propos du jugement prononcé lorsque la partie assignée refuse de prêter serment : « Ce verset concerne le témoignage des *ahl al-dhimma* (dhimmis) à propos d’un legs effectué en voyage ; ils ont alors déposé contre le défunt et prêté serment parce qu’ils étaient non-musulmans protégés. Or, si l’on découvre ensuite, entre les mains de l’exécuteur testamentaire, un bien du défunt que ces témoins n’avaient pas mentionné, les héritiers peuvent jurer qu’aucun legs ne le visait, puisqu’ils contestent la prétention de l’exécuteur selon laquelle l’objet lui aurait été légué. Ainsi, la parole du Très-Haut : « afin que des serments reviennent après leurs serments » (al-Mâʾida, 108) signifie : les serments des héritiers portant sur ce qui est apparu comme n’ayant pas été légué, après les serments des témoins affirmant qu’il l’avait bien été.
Shaykh Taqî ad-Dîn objecte : « Comment peut-on parler de “serments des témoins attestant qu’il avait été légué” alors qu’il vient d’être dit que les témoins ne l’avaient pas mentionné ? Il veut sans doute dire : après les serments des témoins relatifs à ce qu’ils ont, eux, attesté comme ayant été légué. Mais cette interprétation est faible ; car, dans cette perspective, le renvoi du serment viserait les légataires (2), qu’on inviterait à jurer pour que les serments reviennent après les leurs. À moins qu’on ne dise : cela vise à contraindre les témoins à déclarer tout ce que l’exécuteur a reçu et à ne rien passer sous silence, de peur que les serments ne soient renvoyés ; toutefois, témoigner de la prise de possession par l’exécuteur n’est pas un témoignage portant sur le défunt, et la question de savoir si son statut juridique est identique a été éclaircie (3) ailleurs.
Et il — c’est-à-dire le Qâḍî — conclut : « Selon ceux qui estiment que, lorsque le défendeur refuse de jurer, le serment est renvoyé au demandeur, le verset signifie qu’il institue le principe du renvoi des serments quand leurs serments font défaut. »
(1) Dans la première édition : « ithnān », la leçon retenue est celle de la deuxième édition.
(2) Dans la note marginale de Nukat : « kadhā bil-aṣl » (ainsi dans l’original).
(3) Dans l’édition 2 : « kabīnthahu ».
معين، فيحتمل أن يكون الورثة اثنين (١).
وقال في مسألة القضاء بالنكول: هذه الآية وردت في شهادة أهل الذمة في الوصية في السفر إذا شهدوا على الميت، وحلف الشهود إذا كانوا من أهل الذمة، ثم ظهر في يد الوصي شيء من مال الميت، لم يشهد به الشهود، فإن للورثة أن يحلفوا أنه لم يوص به، لأنهم منكرون لدعوى الوصي أنه موصًى له، فيكون قوله تعالى: ﴿أَنْ تُرَدَّ أَيْمَانٌ بَعْدَ أَيْمَانِهِمْ﴾ [المائدة: ١٠٨] يعني: أيمان الورثة فيما ظهر أنه لم يكن موصًى به بعد أيمان الشهود أنه كان موصى به.
قال الشيخ تقي الدين: كيف بعد أيمان الشهود: أنه كان موصى به، وقد قال: لم يشهد به الشهود؟ ! لكن كأنه قصد بعد أيمان الشهود فيما شهدوا أنه موصى به، وهذا المعنى ضعيف؛ لأن رد اليمين بهذا الاعتبار لأوصيتم (٢) على به حتى يحلفوا أن ترد أيمان بعد أيمانهم، اللهم إلا أن يقال: هذا يحملهم على أن يشهدوا بجميع ما قبضه الوصي، ولا يكتموا الشهادة ببعض ما قبضه، لئلا ترد، لكن الشهادة عليه بالقبض ليست شهادة على الميت، وهل حكمها حكمها؟ قد بينته (٣) في غير هذا الموضع.
وقال ــ يعني: القاضي ــ: من يقول برد اليمين على المدعي إذا نكل المطلوب يقول: معنى الآية: أقر برد أيمان عند عدم أيمانهم.
(١) في ط ١: (اثنان) , والمثبت من ط ٢.
(٢) في حاشية «النكت»: (كذا بالأصل).
(٣) في ط ٢: (كبينته).