la possession effective. Fin de citation.) [Turuq al-ḥukmiyya, 210-212].
– Ibn Muflih rapporte : « Notre shaykh a dit : lorsque seul le demandeur détient la connaissance effective de la chose qu’il revendique, on lui renvoie le serment ; s’il refuse de jurer, il n’obtient rien. Il en va ainsi, par exemple, d’une créance réclamée aux héritiers d’un défunt et grevant sa succession. En revanche, si c’est le défendeur – et non le demandeur – qui possède la connaissance de l’objet litigieux, comme lorsque les héritiers ou l’exécuteur testamentaire réclament une dette du défunt et que le débiteur nie, le demandeur n’est pas tenu de prêter serment, car le Prophète – paix et bénédictions d’Allah sur lui – a dit : « Ne contraignez pas les gens à prêter serment au sujet de ce qu’ils ne savent pas. »
Il ajoute : si le demandeur prétend savoir et que le dénieur prétend également savoir, deux opinions – c’est-à-dire les deux versions rapportées – s’affrontent alors : s’il jure, le jugement lui est accordé ; s’il se dérobe, les deux parties sont déboutées. » [al-Furûʿ 6/477 (11/193-194)].
– Il déclare encore : « Shaykh Taqî ad-Dîn a expliqué que, méditant le verset (1), il m’est apparu que, lorsque les héritiers du Sahmî revendiquèrent une coupe argentée ornée d’incrustations et que les deux exécuteurs, témoins de la succession, nièrent l’existence d’une telle coupe, l’apparition ultérieure de l’objet litigieux et la déclaration de son acheteur affirmant l’avoir acquise des deux exécuteurs constituèrent un luth renforçant la prétention des demandeurs. Ainsi, si les deux premiers héritiers jurent que la coupe appartenait réellement à leur défunt, ils disent vrai ; ce luth dans les biens est analogue au luth… »
(1) Il renvoie au verset suivant :
« Ô vous qui avez cru ! Lorsque l’heure de rédiger un testament approche pour l’un de vous, que deux témoins justes parmi vous, ou à défaut deux autres extérieurs à votre cercle, soient appelés ; et si vous voyagez en terre étrangère et qu’un malheur vous atteint, que vous les fassiez prêter serment, après la prière, par Allah, si vous avez un doute : “Nous n’accepterons aucun prix, même pour un proche, et nous ne dissimulerons pas le témoignage d’Allah ; nous serions alors des pervers.” » (106)
« Si l’on découvre qu’ils ont commis une injustice, que deux autres prennent leur place, choisis parmi ceux que les premiers avaient priorité ; et qu’eux aussi prêtent serment par Allah : “Notre témoignage est plus digne de confiance que le leur, et nous n’avons pas transgressé ; nous serons donc parmi les équitables.” » (107)
« Voilà la meilleure attitude : qu’ils rendent un témoignage sincère ou qu’ils craignent que leurs serments ne soient rejetés. Craignez Allah et écoutez ! Allah ne guide pas les gens pervers. » (108)
اليد الحسية. انتهى) [الطرق الحكمية ٢١٠ - ٢١٢].
- وقال ابن مفلح: (وقال شيخنا: مع علم مدع وحده بالمدعى به لهم ردها، وإذا لم يحلف لم يأخذ، كالدعوى على ورثة ميت حقا عليه يتعلق بتركته، وإن كان المدعى عليه هو العالم بالمدعى به دون المدعي، مثل أن يدعي الورثة أو الوصي على غريم الميت فينكر، فلا يحلف المدعي، لأن النبي ﷺ قال: «لا تضطروا الناس في أيمانهم إلى ما لا يعلمون».
قال: وأما إن كان المدعي يدعي العلم والمنكر يدعي العلم فهنا يتوجه القولان ــ يعني الروايتين ــ فإن حلف حكم له، وإن نكل صرفهما) [الفروع ٦/ ٤٧٧ (١١/ ١٩٣ - ١٩٤)].
- وقال أيضا: (قال الشيخ تقي الدين: سنح لي في الآية (١) أن ورثة السهمي لما ادعوا الجام المفضض والمخوَّص، فأنكر الوصيان الشاهدان أنه كان هناك جام، فلما ظهر الجام المدَّعَى، وذكر مشتريه أنه كان اشتراه من الوصيين، صار هذا لوثا يقوي دعوى المدعيين، فإذا حلف الأوْليان: أن الجام كان لصاحبهم صدقا في ذلك، وهذا لوث في الأموال، نظير اللوث
(١) يشير إلى قوله تعالى: ﴿يَاأَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا شَهَادَةُ بَيْنِكُمْ إِذَا حَضَرَ أَحَدَكُمُ الْمَوْتُ حِينَ الْوَصِيَّةِ اثْنَانِ ذَوَا عَدْلٍ مِنْكُمْ أَوْ آخَرَانِ مِنْ غَيْرِكُمْ إِنْ أَنْتُمْ ضَرَبْتُمْ فِي الْأَرْضِ فَأَصَابَتْكُمْ مُصِيبَةُ الْمَوْتِ تَحْبِسُونَهُمَا مِنْ بَعْدِ الصَّلَاةِ فَيُقْسِمَانِ بِاللَّهِ إِنِ ارْتَبْتُمْ لَا نَشْتَرِي بِهِ ثَمَنًا وَلَوْ كَانَ ذَا قُرْبَى وَلَا نَكْتُمُ شَهَادَةَ اللَّهِ إِنَّا إِذًا لَمِنَ الْآثِمِينَ (١٠٦) فَإِنْ عُثِرَ عَلَى أَنَّهُمَا اسْتَحَقَّا إِثْمًا فَآخَرَانِ يَقُومَانِ مَقَامَهُمَا مِنَ الَّذِينَ اسْتَحَقَّ عَلَيْهِمُ الْأَوْلَيَانِ فَيُقْسِمَانِ بِاللَّهِ لَشَهَادَتُنَا أَحَقُّ مِنْ شَهَادَتِهِمَا وَمَا اعْتَدَيْنَا إِنَّا إِذًا لَمِنَ الظَّالِمِينَ (١٠٧) ذَلِكَ أَدْنَى أَنْ يَأْتُوا بِالشَّهَادَةِ عَلَى وَجْهِهَا أَوْ يَخَافُوا أَنْ تُرَدَّ أَيْمَانٌ بَعْدَ أَيْمَانِهِمْ وَاتَّقُوا اللَّهَ وَاسْمَعُوا وَاللَّهُ لَا يَهْدِي الْقَوْمَ الْفَاسِقِينَ (١٠٨)﴾.