par leurs amis proches ». Il parvint à ʿUmar (qu’Allah l’agrée) qu’un individu recevait chez lui de jeunes garçons ; il interdit donc qu’on s’asseye en sa compagnie.
Il ajouta : « Il est indispensable d’exposer l’innovation de l’innovateur et de mettre les gens en garde contre elle, car cela relève de l’ordre du bien et de la réprobation du mal. » ⦗al-Furūʿ 6/472-473 (11/185-186)⦘ (1).
1444 – Faire prêter serment au défendeur
Ibn Mufliḥ a dit : « Lorsque le demandeur déclare : “Je ne dispose d’aucune bayyina (preuve recevable)”, le juge doit l’informer qu’il a le droit d’exiger le serment de son adversaire ; il peut même l’y contraindre alors qu’il sait pertinemment que ce dernier est capable (2) de s’acquitter de son dû. Tel est l’avis explicite. Ibn Hânî rapporte : “S’il est établi que le défendeur possède des biens sans pour autant s’acquitter de ce qu’il doit, j’espère qu’il ne commet pas de péché.” Mais, selon le récit d’Abû Ṭâlib, cette démarche est déconseillée ; c’est l’opinion de notre shaykh, qui la cite dans les Ḥawâshî Taʿlîq al-Qâḍî (3). Cela indique
(1) al-Fatawa (vol. 35, pp. 413-414).
(2) Dans l’édition 2 : « wa qudratuhu », alors que cette mention figure déjà dans l’édition 1.
(3) Dans sa Hachiya sur al-Furu‘, Ibn Qundus commente : « La version d’Ibn Hani prouve l’interdiction d’imposer le serment au coupable : en déclarant “si l’on sait qu’il possède des biens… j’espère qu’il n’encourt pas de péché”, il signifie qu’en l’absence de péché il n’existe pas d’interdiction pour la personne sommée de jurer. Toutefois, on peut considérer comme déconseillé de la faire prêter serment, puisqu’on la rendrait coupable d’un faux serment en Allah, ce qui interdit de contraindre l’innocent plutôt que le coupable. Dans les Hawashi Ta‘liq al-Qadi, une autre opinion affirme au contraire qu’il n’y a pas de déconseil, car le recours au serment est un droit légitime du demandeur, et il n’est pas blâmable de revendiquer son droit. Le texte de l’auteur comporte deux versions : l’une, sans blâme, se fonde sur sa mention “wa lahu tahlifuhu… nussa ‘alayhi” sans référence à la déconseil ; la version d’Ibn Hani ne signale pas non plus de blâme. L’autre version juge la contrainte déconseillée, affirmant que “zahir riwayat Abi Talib : yakrahu”, l’argument – Allah sait mieux – étant que l’on devient responsable d’un faux serment en Allah. Quant à l’idée d’interdire le serment à l’innocent, son sens littéral est que, si la personne n’a pas de biens pour s’acquitter, elle n’encourt pas de péché (l’insolvable étant protégé de toute demande, comme indiqué au début du traité sur la faillite). Or, si l’insolvable encourt le péché en prêtant serment, l’innocent, n’ayant rien à payer, mérite d’autant plus cette interdiction. Et Allah sait mieux.
بأخدانهم. وبلغ عمر (رضي الله عنه) أن رجلا يجتمع إليه الأحداث فنهى عن مجالسته.
وقال: ولا بد من بيان بدعة المبتدع والتحذير منها لأنه من الأمر بالمعروف والنهي عن المنكر) [الفروع ٦/ ٤٧٢ - ٤٧٣ (١١/ ١٨٥ - ١٨٦)] (١).
١٤٤٤ - تحليف المدعى عليه:
- قال ابن مفلح: (وإذا قال المدعي: ما لي بينة أعلمه الحاكم بأن له اليمين على خصمه، وله تحليفه مع علمه قدرته (٢) على حقه، نص عليه، نقل ابن هانئ: إن علم عنده مالا لا يؤدي إليه حقه أرجو أن لا يأثم، وظاهر رواية أبي طالب: يكره، قاله شيخنا، ونقله من «حواشي تعليق القاضي» (٣)، وهذا يدل
(١) «الفتاوى» (٣٥/ ٤١٣ - ٤١٤).
(٢) في ط ٢: (وقدرته)، والمثبت من ط ١.
(٣) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (لأن رواية ابن هانئ تدل على ذلك، لأن قوله: «إن علم أن عنده مالا .. أرجو أن لا يأثم» يدل على تحريم تحليف الظالم، لقوله: «لا يأثم» فعدم الإثم دليل على عدم التحريم في حق المستحلف، لكن هل يكره تحليفه لكونه يحلف بالله تعالى، فالمستحلف له يكون سببا للحلف بالله تعالى كاذبا، وهذا يدل على تحريم تحليف البريء دون الظالم، وفي «حواشي تعليق القاضي»: أو لا يكره، لأن اليمين حق للمدعي شرعا، فلا يكره طلب حقه، ظاهر كلام المصنف أن فيه روايتين، المقدم عدم الكراهة لقوله: «وله تحليفه ... نص عليه» ولم يذكر كراهة، ورواية ابن هانئ لم يذكر فيها كراهة، والرواية الأخرى: يكره، لقوله: «وظاهر رواية أبي طالب: يكره، ووجهه - والله أعلم - كون يكون سببا للحلف بالله تعالى كاذبا، وأما دلالته على تحريم تحليف البريء، فإن ظاهره: إذا لم يكن له مال يؤدي منه أنه لا يأثم، لأن المعسر يحرم مطالبته، كما هو مذكور في أول باب التفليس، وإذا كان المعسر يأثم بتحليفه فالبريء الذي ليس عليه شيء أولى بالتحريم، والله أعلم).