il appartient au juge d’enregistrer la déposition et de la faire attester, tout comme il appartient aux témoins de la confirmer ; car nous sommes là devant une branche rattachée à une racine, et tout ce qui requiert un témoignage au sujet de la racine l’exige également pour la branche, dès lors que ce témoignage est recevable. Si l’on subordonnait l’assistance apportée au demandeur – par un témoignage, un enregistrement ou autre – à la condition préalable que son droit soit déjà établi, on tomberait dans un cercle vicieux. Il n’en va pas de même du jugement à proprement parler, qui consiste à ordonner la remise du bien revendiqué. Par la suite, s’il produit des témoins établissant qu’il en est le véritable ayant-droit, la chose lui est attribuée ; sinon, elle est considérée comme un bien sans propriétaire déterminé et affectée à l’intérêt général. ⦗al-Furūʿ 6/463-464 (11/167-170)⦘ (3).
1438 – Réponse du défendeur au créancier d’un dinar : « Il n’a pas droit à un grain »
Ibn Mufliḥ rapporte : « Si, face à celui qui réclame un dinar, le défendeur répond : “Il n’a pas sur moi même un grain”, Ibn ʿAqîl estime que ce n’est pas une réponse recevable, car on ne repousse une prétention que par une formule explicite, non par une expression équivoque. Ainsi, si le demandeur jurait : “Par Allah, je dis vrai dans ce que je lui réclame”, ou si le dénieur jurait : “Il ment dans ce qu’il prétend contre moi”, on n’en tiendrait pas compte. Selon notre maître, toutefois, l’expression englobe non seulement les grains mais, a fortiori, tout ce qui n’est pas compris littéralement dans le terme ḥabba, sauf à considérer qu’elle ne vaut que pour une acception coutumière déterminée. » ⦗al-Furūʿ
(1) Ibn Qandoush rapporte dans sa Hachiya sur al-Furu’ leur récit.
(2) Dans sa Hachiya sur al-Furu’, Ibn Qandoush le rapporte intégralement.
(3) al-Ikhtiyārāt d’al-Baʿli, pp. 490-493.
(4) Idem dans les 1re et 2e éditions et dans al-Inṣāf (t. 11, p. 242) : «limudda'i», sans doute la lecture exacte. Dieu seul sait.
صاحبهم (١)، ودعوى المسروق منه على بني الأبيرق (٢)، ثم المجهول قد يكون مطلقا وقد ينحصر في قوم، كقولها: نكحني أحدهما، وقوله: زوجتي إحداهما.
وقال فيمن ادعى على خصمه أن بيده عقارا استغله مدة معينة وعينه وأنه يستحقه فأنكر وأقام بينة باستيلائه لا باستحقاقه: لزم الحاكم إثباته والإشهاد به، كما يلزم البينة أن تشهد به، لأنه كفرع مع أصل، وما لزم أصلا الشهادة به لزم فرعه حيث يقبل، ولو لم يلزم إعانة مدع بشهادة وإثبات ونحوه إلا بعد ثبوت استحقاقه لزم الدور، بخلاف الحكم وهو الأمر بإعطائه ما ادعاه، ثم إن أقام بينة بأنه المستحق وإلا فهو كمال مجهول يصرف في المصالح) [الفروع ٦/ ٤٦٣ - ٤٦٤ (١١/ ١٦٧ - ١٧٠)] (٣).
١٤٣٨ - لو قال لمدعي دينارا: «لا يستحق علي حبة»:
- قال ابن مفلح: (ولو قال المدعي (٤) دينارا: لا يستحق علي حبة، فعند ابن عقيل: ليس بجواب، لأنه لا يكتفى في دفع الدعوى إلا بنص لا بظاهر، ولهذا لو حلف: والله إني لصادق فيما ادعيته عليه، أو حلف المنكر إنه لكاذب فيما ادعاه علي، لم يقبل، وعند شيخنا: يعم الحبات وما لم يندرج في لفظ حبة من باب الفحوى، إلا أن يقال: يعم حقيقة عرفية) [الفروع
(١) ذكر ابن قندس في «حاشيته على الفروع» خبرهم.
(٢) ذكر ابن قندس في «حاشيته على الفروع» خبره بطوله.
(٣) «الاختيارات» للبعلي (٤٩٠ - ٤٩٣).
(٤) كذا في ط ١ وط ٢، وفي «الإنصاف» (١١/ ٢٤٢): (لمدعي) ولعله الصواب، والله أعلم.