1426 – L’autorisation du juge :
– Ibn Muflih rapporte : « … Il a été rappelé plus haut (1) la parole de notre shaykh : “Le juge n’est pas celui qui prononce la dissolution ; il ne fait qu’autoriser ou juger à ce propos. Ainsi, chaque fois qu’il autorise ou statue pour quelqu’un quant au droit de conclure un contrat ou de le rompre, et que celui-ci conclut ou rompt effectivement, il n’a plus besoin ensuite d’un jugement confirmant la validité de l’acte, sans aucune controverse. Cependant, si c’est le juge lui-même qui conclut ou qui rompt, il s’agit de son propre acte ; or, cet acte vaut-il jugement ? À ce sujet, la divergence bien connue subsiste.” Telles sont ses paroles (2). ⦗Al-Furūʿ 6/454 (11/147)⦘ (3).
1427 – L’acte du juge fait office de jugement.
1428 – Lorsqu’un juge statue sur la validité de son propre acte :
– Ibn Muflih dit : « Son acte (4) tient lieu de jugement, comme lorsqu’il marie une orpheline (5), achète un bien absent, ou conclut un mariage sans tuteur. Le shaykh l’a mentionné à propos du mariage sans tuteur et dans d’autres cas, et notre shaykh a retenu cela comme l’opinion la plus solide des deux… Les maîtres de l’école ont également affirmé, à propos du partage des biens et de la femme répudiée dont le nombre de divorces a été oublié, que le tirage au sort opéré par le juge équivaut à son jugement et qu’il n’est pas susceptible d’annulation. Dans al-Taʿlîq et al-Muḥarrar il est dit : “Son acte est un jugement, qu’il ait été entériné par lui-même ou par un autre (6), tout comme sa fatwa.” Dès lors, lorsqu’il dit :»