l’avis qui, par ailleurs, transparaît aussi des propos d’autres auteurs. Il a encore ajouté, pour l’ensemble de ces mandats, que la charge ne prend pas fin du seul fait de la destitution ou du décès de celui qui l’a confiée, tant qu’une autre personne n’a pas été installée à sa place ⦗Al-Furūʿ 6/436-437 (11/123-124)⦘(1). 1422 – Lorsque les deux parties au litige désignent comme arbitre une personne apte à juger ; 1423 – Lorsque l’une d’elles choisit son adversaire comme arbitre ; 1424 – Lorsqu’elles mandatent un mufti pour trancher une question relevant de l’ijtihâd : Ibn Mufliḥ déclare : « Si les deux parties désignent entre elles quelqu’un qui en a la capacité, son jugement est exécutoire ; il a alors le même statut qu’un cadi nommé par l’imam. D’après un autre avis rapporté de lui, ce jugement n’est pas valable dans les cas de qiṣāṣ (représailles), du ḥadd pour calomnie, du liʿān (imprécation mutuelle) et du mariage. La teneur apparente de ses propos laisse toutefois entendre que son jugement est recevable dans tout ce qui ne touche pas à la sphère sexuelle (*farj*), de même qu’il est permis, par nécessité, d’intervenir dans la succession d’un défunt pour ce qui n’a pas trait à cette sphère ; c’est ce qu’Ibn ʿAqîl mentionne dans « ʿUmdat al-Adilla ». Notre shaykh a, pour sa part, retenu la validité de ce jugement après la sentence d’un cadi – et non celle d’un imam – et que, si l’un des deux plaideurs choisit son adversaire(2) comme arbitre, ou si tous deux recourent à un mufti pour une question d’ijtihâd,
(1) Voir : Al-Ikhtiyārāt d’al-Baʿlī, p. 487. (2) Dans sa Ḥachiya ‘alā al-Furūʿ, Ibn Qundus rapporte la leçon d’Al-Ikhtiyārāt : «Si l’un des plaideurs juge en faveur de son adversaire, la sentence est valable, d’après l’affaire d’Ibn Masʿūd ; il en va de même s’ils soumettent un point d’ijtihād à un mufti. Reste à déterminer s’il faut désigner formellement les parties et exiger leur présence, ou si une description du litige suffit. L’hypothèse la plus plausible est qu’on n’exige pas cette désignation : dès lors qu’ils acceptent sa décision sur un cas décrit identiquement à leur différend, elle devient contraignante.» Ibn Qundus observe que l’auteur n’a pas repris l’expression «l’entrée en vigueur (nafûdh) de sa sentence suit celle d’un hakim (juge) et non d’un imam». Il commente plutôt : «Notre maître (al-Baʿlī) a choisi que l’entrée en vigueur dépend d’un hakim, non d’un imam.» Peut-être faut-il lire «l’entrée en vigueur en l’absence d’un hakim», mais les manuscrits conservent cette leçon, bien qu’elle n’apparaisse pas dans Al-Ikhtiyārāt. Si l’on retient «en l’absence d’un hakim», le sens est clair. Autrement, la formule initiale impliquerait que la sentence n’est exécutoire qu’après qu’un hakim l’ait déclarée valable — comme pour les décisions rendues en l’absence d’une partie, ou celles fondées sur témoignage et serment, selon al-Muḥarrar. L’interprétation première semble préférable et la formule paraît avoir été altérée. Dieu sait mieux.
ظاهر كلام غيره. وقال أيضا في الكل: لا ينعزل بانعزال المستنيب وموته حتى يقوم غيرُه مقامَه) [الفروع ٦/ ٤٣٦ - ٤٣٧ (١١/ ١٢٣ - ١٢٤)] (١). ١٤٢٢ - إذا حكَّم الخصمان بينهما من يصلح له: ١٤٢٣ - وإذا حكَّم أحدهما خصمه: ١٤٢٤ - وإذا حكَّما مفتيا في مسألة اجتهادية: - قال ابن مفلح: (وإن حكَّما بينهما من يصلح له نفذ حكمه وهو كحاكم الإمام، وعنه: لا ينفذ في قود وحد قذف ولعان ونكاح، وظاهر كلامه: ينفذ في غير فرج، كتصرفه ضرورة في تركة ميت في غير فرج، ذكره ابن عقيل في «عمد الأدلة»، واختار شيخنا نفوذ حكمه بعد حكم حاكم لا إمام، وأنه إن حكَّم أحدهما خصمه (٢)، أو حكَّما مفتيا في مسألة اجتهادية
(١) انظر: «الاختيارات» للبعلي (٤٨٧). (٢) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (قال في «الاختيارات»: وإذا حكم أحد الخصمين لخصمه جاز، لقصة ابن مسعود، وكذا إن حكّما مفتيا في مسألة اجتهادية، وهل يفتقر ذلك إلى تعيين الخصمين وحضورهما، أو يكفي وصف القضية له؟ الأشبه: أنه لا يفتقر، بل إذا تراضيا بقوله في قضية موصوفة مطابقة لقضيتهم فقد لزم. ولم يذكر ما ذكره المصنف من قوله: «نفوذ حكمه بعد حكم حاكم لا إمام»، قال المصنف: «واختار شيخنا نفوذ حكمه بعد حكم حاكم لا إمام» فلعله: «نفوذ حكمه لعدم حاكم» لكن الموجود في النسخ كما في الأصل، وقد تقدم أنه لم يذكر هذا في «الاختيارات»، فإن كان اللفظ: «نفوذ حكمه لعدم حاكم» فهو واضح، وإن كان ما في الأصل صحيحا، فالمعنى الظاهر منه: أنه لا ينفذ إلا بعد حكم حاكم يحكم بأنه نافذ، ويكون ذلك من باب ما إذا كان نفس الحكم مختلفا فيه، لا يلزم تنفيذه إلا أن يحكم به حاكم، كالحكم على الغائب، والحكم بالشاهد واليمين، على ما ذكره صاحب «المحرر»، والظاهر أن الأول أولى، وأن اللفظ حصل فيه تغيير، والله أعلم).